Sécurité
Contexte
Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. La criminalité peut entraîner des pertes de vies humaines et de biens, mais aussi des souffrances physiques, un stress post-traumatique et des états d’anxiété. Il semble que le sentiment de vulnérabilité que suscite un crime ou délit soit l’impact majeur que celui-ci exerce sur le bien-être des personnes.
Taux d’agression
Selon des statistiques récentes, 4.0% des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression ou de vol avec violence au cours des 12 derniers mois dans les pays de l’OCDE. Cependant, on observe des différences notables d’un pays à l’autre. Les taux constatés au Canada, au Japon, en Pologne, aux États-Unis et au Royaume-Uni, sont inférieurs à 2 %, mais ils atteignent plus de 8 % au Chili et 13 % au Mexique. Si, avec 3 %, le taux d’agression dans la Fédération de Russie n’atteint pas la moyenne de l’OCDE, 8 % des personnes interrogées au Brésil déclarent avoir été victimes d’agression ou de vol avec violence au cours des 12 derniers mois. Les taux d’agressions dans les pays de l’OCDE sont légèrement plus élevés pour les hommes, 4.4 % d’hommes déclarant avoir été victimes d’agression ou de vol avec violence, contre 3.6 % de femmes.
Taux d’homicides
Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) ne représente que la forme la plus extrême des atteintes à la personne et ne renseigne donc pas sur les conditions de sécurité plus habituelles. Il représente cependant un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides moyen dans la zone OCDE est de 2.2 pour 100 000 habitants. Les taux d’homicides chez les hommes sont généralement plus élevés que chez les femmes et se situent respectivement à 3.5 et 1.0 pour 100 000 habitants.
Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment de sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. Près de 67 % des personnes interrogées dans la zone OCDE déclarent se sentir en sécurité la nuit dans les rues.
Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité. Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables.
Le statut social a également une incidence sur les taux de victimisation et le sentiment de sécurité. Les personnes à plus haut niveau de revenu et d’éducation disent plus souvent se sentir en sécurité et sont moins exposées à la criminalité. Cette différence peut s’expliquer par le fait qu’elles peuvent s’équiper de meilleurs dispositifs de sécurité et sont moins au contact d’activités criminelles, de bandes de jeunes ou de trafiquants de drogues, par exemple.
Note : les données relatives à l’indicateur « atteintes à la personne » sont empruntées à l’enquête Gallup World Poll.
Classement
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Indicateurs
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