Le saviez-vous?

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Comment va la vie?

La Grèce obtient dans l’ensemble d’assez bons résultats sur les indicateurs du bien-être et se rapproche de la moyenne sur de nombreux critères de l’Indicateur du vivre mieux.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. En Grèce, le revenu moyen est de 22 134 USD par an, soit un peu moins que la moyenne de 22 387 USD dans les pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ cinq fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis.

En termes d’emploi, près de 60 % des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau moins élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 71 % des hommes ont un emploi rémunéré, contre 48 % des femmes. Les actifs en Grèce travaillent 2 109 heures par an, autrement dit plus que dans la plupart des pays de l’OCDE où la moyenne est de 1 749 heures. Environ 6 % des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux moins élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE, avec 9 % d’hommes travaillant de très longues heures contre 4 % pour les femmes.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. En Grèce, 61 % des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit moins que la moyenne de l’OCDE de 74%. Ce constat est un peu plus vrai pour les femmes, 63% d’entre elles décrochant un tel diplôme, contre 60 % des hommes. Pour ce qui est de la qualité de son system éducatif, le score moyen en Grèce aux derniers tests de PISA pour la compréhension de l’écrit, les mathématiques et les sciences, est de 473, score inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 14 points en moyenne, plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance en Grèce est de presque 81 ans, soit un an de plus que la moyenne de l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 83 années contre 78 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 32 microgrammes par mètre cube, un niveau supérieur à ceux enregistrés dans la plupart des pays de l’OCDE (22 microgrammes). La Grèce fait également face à certaines difficultés dans sa gestion de la qualité de l’eau, seuls 61 % de ses habitants se disant satisfaits de la qualité de leur eau.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance et le degré de participation des citoyens sont peu développés en Grèce. Dans l’ensemble, 85 % des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 91 % en moyenne dans l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, s’est élevé à 71 % lors des dernières élections, soit un taux moins élevé que la moyenne de l’OCDE.

En général, les habitants de la Grèce sont moins satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. En Grèce, 71 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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Grèce dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. En Grèce, les ménages consacrent en moyenne 28 % de leur revenu net disponible au logement, l’un des taux les plus élevés de la zone OCDE, où la moyenne est de 22 %.

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. En Grèce, 88 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE. Ce niveau de satisfaction subjective reflète les performances mitigées de la Grèce au regard des indicateurs objectifs sur le logement.

 

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. En Grèce, le logement moyen comprend 1.2 pièces par personne, contre 1.6 pièces par personne en moyenne dans la zone OCDE. S’agissant des équipements de base, on estime que 98.6 % des logements grecs disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, ce qui est supérieur à la moyenne de la zone OCDE, qui s’établit à 97.8 %.

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. En Grèce, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 22 134 USD par an, légèrement moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 22 387 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. En Grèce, le patrimoine moyen des ménages est estimé à 17 638 USD, moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 36 238 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

 

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. En Grèce, le revenu des 20 % de ménages les plus aisés est de 43 145 USD par an, alors que les 20% les plus modestes vivent avec 8 969 USD par an.

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. En Grèce, près de 60% de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est inférieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE. En règle générale, les taux d’emploi des mieux lotis dans la société sont supérieurs à ceux des moins bien lotis : 82 % des 20 % de personnes les plus aisées occupent un emploi rémunéré en Grèce, contre 52 % pour les 20 % les plus modestes. Cette différence de 30%, inférieure à la moyenne de 35 % de l’OCDE, donne à penser que le marché du travail en Grèce est relativement ouvert.

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 48 % à occuper un emploi en Grèce. Ce chiffre est inférieur à la moyenne de 59 % de l’OCDE et est largement inférieur au taux d’emploi masculin, de 71 %. Cet écart de 23 % entre les genres est plus élevé que la moyenne de l’OCDE de 13% et indique que la Grèce pourrait améliorer encore les possibilités d’emploi des femmes.

Les jeunes grecs de 15 à 24 ans font également face à certaines difficultés, avec un taux de chômage de 32,9%, contre 16.7 % pour la moyenne de l’OCDE.

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 5,6 % en Grèce, un chiffre bien supérieur à la moyenne de 3,0 % de l’OCDE. Il n’existe guère de différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée à travers l’OCDE. En Grèce, en revanche, la différence est importante avec un taux de chômage de longue durée chez les hommes de 3,8 %, contre 8,1% pour les femmes.

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 28 200 USD par an en Grèce, contre 34 033USD en moyenne dans l’OCDE. Pour autant, tout le monde ne gagne pas cette somme. Si les 20 % les plus aisés gagnent 54 904 USD par an, les 20 % les plus modestes vivent avec 14 179 USD par an.

 

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Créer des emplois pour la jeunesse

Les jeunes Grecs ont été frappés particulièrement durement par la crise économique mondiale ; en effet, ils sont l’une des catégories les plus défavorisées sur le marché du travail, le taux de chômage atteignant 32.9 % chez les 15-24 ans en 2010, alors que la moyenne de l’OCDE est de 16.7 %.

Permettre aux jeunes d’accéder à l’emploi plus aisément est un défi urgent pour les pays de l’OCDE. Pour la Grèce, l’Organisation préconise fortement de faciliter l’entrée des jeunes sur le marché du travail en abaissant leur coût pour les employeurs. Des lois récentes permettent de moduler le niveau des salaires pour les jeunes de façon à augmenter fortement le nombre d’emplois qui leur sont proposés, ce qui est un pas dans la bonne direction. En outre, la Grèce a instauré un contrat d’apprentissage d’un an rémunéré à 70 % du salaire minimum pour les 15-18 ans. En vertu d’une loi de 2011, les jeunes peuvent, pour acquérir une expérience, être embauchés dans le cadre de contrats à durée déterminée d’une durée maximale de 24 mois avec une rémunération inférieure de 20 % au salaire minimum.

Ces programmes devraient accroître les créations d’emplois.

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. En Grèce, près de 34 % des personnes interrogées déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, ce qui est inférieur à la moyenne de la zone OCDE qui est de 47 %. Ce faible score semble indiquer un risque d’isolation sociale plus élevé en Grèce.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. En Grèce, 85 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, alors que la moyenne s’établit à 91 % dans les pays de l’OCDE. Il y a une certaine différence entre les hommes et les femmes, puisque le pourcentage s’établit à 82 % au sein de la population masculine et à 88 % au sein de la population féminine. Il existe également un lien en Grèce entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction et le revenu. Environ 82 % des 20 % de la population qui occupent le bas de l’échelle déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre plus de 89 % des 20 % de la population qui occupent le haut de l’échelle.

 

Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. Les individus socialement isolés ont du mal à s’insérer en tant qu’acteurs de la société et à combler leurs aspirations personnelles. Près de 4 % des personnes interrogées en Grèce signalent ne fréquenter que « rarement » ou « jamais » des amis, des collègues ou d’autres personnes en société, un pourcentage inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 7 %.

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, les hommes diplômés de l’enseignement supérieur ont 18 % plus de chances de trouver un emploi et les femmes, 32 %. Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.

En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

En Grèce, 61% des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau inférieur à la moyenne de 74 % de l’OCDE. A travers l’OCDE, légèrement plus d’hommes âgés de 25 à 64 ans ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, par rapport aux femmes de la même tranche d’âge. En Grèce, cependant, 63% des femmes ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, contre 60% des hommes. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir de la Grèce), 75% des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre inférieur à la moyenne de 81 % de l’OCDE mais en progrès.

Les grecs peuvent espérer accomplir 18 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE de 17 années. Ce nombre d’années d’études escomptées pourrait influencer le futur niveau d’éducation des 25-34 ans.

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

Le score moyen en Grèce pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 473, score inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 14 points en moyenne, plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. En Grèce, 96 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, légèrement moins que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 99 points. Ceci semble indiquer que le système scolaire grec prodigue un enseignement de bonne qualité, indépendamment du milieu dont sont issus ses élèves.

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. Un environnement sain est source de satisfaction, il améliore le bien-être mental, et permet à chacun de se remettre du stress de la vie quotidienne et de réaliser une activité physique. L’accès aux espaces verts, par exemple, est un aspect essentiel de la qualité de la vie. En Grèce, 29 % des habitants estiment que leur accès aux espaces verts est insuffisant, proportion largement supérieure à la moyenne européenne de 12 % .

La pollution atmosphérique extérieure constitue un problème environnemental important qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial à l’horizon 2050.

En ville, où cette pollution est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, elle est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections respiratoires ponctuelles et maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. En Grèce, la concentration en PM10 de 32 microgrammes par mètre cube est largement supérieure aux 22 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE.

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. En Grèce, 61% de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau. À en juger par ce chiffre, inférieure à la moyenne de 85 % pour l’ensemble de l’OCDE, la Grèce se heurte à certaines difficultés dans l’acheminement d’une eau de qualité jusqu’à ses citoyens.

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. 44 % des personnes en Grèce déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, ce qui est moins élevé que la moyenne OCDE, de 56 %.

Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation en Grèce était de 71 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est légèrement plus élevé que la moyenne OCDE, de 73 %.

 

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. En 2010, l’espérance de vie à la naissance s’établissait à 81 ans en Grèce, soit près d’1 année de plus que la moyenne OCDE de 80 ans. L’espérance de vie des femmes est de 83 ans, contre 78 ans pour les hommes. Cet écart de 5 années entre les genres est proche de la différence moyenne de 6 années de l’ensemble de l’OCDE.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs tels que le niveau de vie, le mode de vie, l’éducation et les facteurs environnementaux jouent un rôle. En Grèce, les dépenses de santé totales représentent 9.6 % du PIB, soit un taux équivalent à la moyenne des pays de l’OCDE. En termes de dépenses de santé unitaires, la Grèce dépense environ 2687 USD par personne, contre une moyenne OCDE de 3060 USD. Les dépenses de santé ont augmenté de 6.9% par an en moyenne entre 2000 et 2008 en Grèce, une augmentation plus rapide que la hausse moyenne de 4.2% des pays de l’OCDE.

Partout à travers l’OCDE, la consommation de tabac et la prise de poids excessive restent des facteurs de risque importants pour de nombreuses maladies chroniques. À 39.7% de fumeurs, la Grèce a le taux de tabagisme le plus élevé parmi les pays de l’OCDE, où la moyenne est de 23.3%. Le surpoids et l’obésité représentent un facteur de risque important pour de nombreuses maladies chroniques. Le taux d’obésité en Grèce est de 18%, soit un taux plus élevé que la moyenne de l’OCDE, qui s’établit à 17%. La prévalence croissante de l’obésité laisse présager une augmentation des problèmes de santé de type diabète, maladies cardiovasculaires et asthme et une hausse des dépenses de santé.

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », 76 % des grecs répondent “oui”, contre un pourcentage moyen de 70 % dans l’ensemble de l’OCDE. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 72 % à le faire, contre 67 % des femmes. En Grèce, 78% des hommes ont répondu positivement contre 74% des femmes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste. En 2010, environ 69% des 20 % les moins aisés se déclaraient en « bonne » ou en « très bonne » santé, contre 87% des 20 % les plus aisés.

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les grecs l’évaluent à 5.4, ce qui est inférieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est également vrai pour la Grèce, où la note est de 5.3 pour les hommes, ce qui n’est que légèrement inférieur à la note de 5.4 donnée par les femmes. En revanche, le statut social influe fortement sur le bien-être subjectif. Alors que les 20 % des grecs qui occupent le bas de l’échelle ont un niveau de satisfaction de 4.9, ce score atteint 6.2 pour les 20 % qui occupent le haut de l’échelle .

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi défini comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. En Grèce, 71 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce taux est inférieur à la moyenne de l’OCDE, de 80%.


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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. En Grèce, 3.7 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux inférieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. L’écart entre hommes et femmes est inférieur à 1 %.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides en Grèce est de 1.1 pour 100 000 habitants, soit légèrement plus bas que le taux moyen de l’OCDE, de 2.1. Le taux d’homicides est de 1.8 pour les hommes, contre 0.4 pour les femmes.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. Près de 51 % des personnes interrogées en Grèce déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre inférieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes . Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables .

Le statut social a également une incidence sur les taux de victimisation et le sentiment de sécurité. Les personnes à plus haut niveau de revenu et d’éducation disent plus souvent se sentir en sécurité et sont moins exposées à la criminalité. Cette différence peut s’expliquer par le fait qu’elles peuvent s’équiper de meilleurs dispositifs de sécurité et sont moins au contact d’activités criminelles, de bandes de jeunes ou de trafiquants de drogues, par exemple. Cependant, le taux d’agression en Grèce pour les 20 % les plus aisés est supérieur de 0.6 % à celui des 20 % les plus modestes.

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays.

Un aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les grecs travaillent 2109 heures par an, soit beaucoup plus que la durée de travail moyenne dans l’OCDE de 1 749 heures et l’un des niveaux les plus élevés à travers l’OCDE. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. En Grèce, environ 5% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux moins élevé que celui de 9 % observé dans l’OCDE. Globalement, les hommes consacrent plus de temps à un travail rémunéré : en Grèce, le pourcentage de salariés travaillant de très longues heures est de 6% chez les hommes, contre 4% chez les femmes.

 

Plus une personne travaille, moins elle consacre de temps à d’autres activités, qu’il s’agisse de loisirs ou de temps pour soi. La quantité et la qualité du temps consacré aux loisirs constituent des facteurs importants du bien-être général d’un individu et peuvent apporter des avantages supplémentaires en termes de santé physique et mentale. Une personne moyenne en Grèce consacre environ 66% de sa journée (15.9 heures) à des activités personnelles (manger, dormir, etc.) et aux loisirs (voir des amis ou de la famille, hobbies, jeux, ordinateur, télévision, etc.) – ce qui est plus élevé que la moyenne OCDE.

Les données sur le temps consacré aux loisirs et à soi in Grèce s’appuient sur des estimations de l’OCDE. Ces valeurs seront mises à jour dès que des informations officielles seront disponibles.

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