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Comment va la vie?

La Suisse obtient d’excellents résultats sur les indicateurs du bien-être et figure d’ailleurs parmi les pays les plus performants sur de nombreux critères de l‘Indicateur Vivre mieux.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. En Suisse, le revenu moyen est de 27 756 USD par an, soit plus que la moyenne de 22 387 USD dans les pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ cinq fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis.

En termes d’emploi, 79% des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau plus élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 85% des hommes ont un emploi rémunéré, contre 72% des femmes. Seulement 6% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux moins élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. En Suisse, 87% des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit plus que la moyenne de l’OCDE de 74%. Ce constat est un peu plus vrai pour les hommes, 90% d’entre eux décrochant un tel diplôme, contre 83% de femmes. Cet écart est plus marqué que l’écart moyen de l’OCDE, et donne à penser que l’on pourrait renforcer la participation des femmes à l’enseignement supérieur. La Suisse fait partie des pays les plus performants en ce qui concerne la qualité du système éducatif. Le score moyen pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 517, score supérieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 4 points en moyenne, moins que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance en Suisse est de presque 83 ans, soit trois ans de plus que la moyenne de l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 85 années contre 80 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 22 microgrammes par mètre cube, un niveau équivalent à la moyenne des pays de l’OCDE. La Suisse est également performante dans sa gestion de la qualité de l’eau, 97% de ses habitants se disant satisfaits de la qualité de leur eau.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance est élevé et le degré de participation des citoyens modéré. Dans l’ensemble, 94% des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 91 % en moyenne dans l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, était de 48% lors des dernières élections, soit un taux bien moins élevé que la moyenne de l’OCDE. La participation électorale est de 45% pour les 20% les plus aisés, contre 44% pour les 20% les plus modestes. Cette différence, bien moins large que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 7%, témoigne d’une solide cohésion sociale autour des institutions démocratiques en Suisse.

En général, les Suisses sont plus satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. 82% des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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Suisse dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. En Suisse, les ménages consacrent en moyenne 24 % de leur revenu net disponible au logement, ce qui est supérieur à la moyenne de la zone OCDE (22) %.

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. En Suisse, 93 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE. Ce haut niveau de satisfaction subjective reflète les bonnes performances de la Suisse au regard des indicateurs objectifs sur le logement.

 

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. En Suisse, le logement moyen comprend 1.8 pièces par personne, contre 1.6 pièces par personne en moyenne dans la zone OCDE. S’agissant des équipements de base, on estime que 99.9 % des logements suisses disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, ce qui est supérieur à la moyenne de la zone OCDE, qui s’établit à 97.8 %.

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. En Suisse, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 27 756 USD par an, plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 22 387 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. En Suisse, le patrimoine moyen des ménages est estimé à 95 407 USD, beaucoup plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 36 238 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

 

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. En Suisse, le revenu des 20 % de ménages les plus aisés est de 53 546 USD par an, alors que les 20% les plus modestes vivent avec 11 458 USD par an.

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. En Suisse, près de 79 % de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est bien supérieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE. En règle générale, les taux d’emploi des mieux lotis dans la société sont supérieurs à ceux des moins bien lotis : 90% des 20 % de personnes les plus aisées occupent un emploi rémunéré en Suisse, contre 45 % pour les 20 % les plus modestes. Cette différence de 45%, supérieure à la moyenne de 35 % de l’OCDE, donne à penser que le marché du travail en Suisse est relativement fermé.

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 72 % à occuper un emploi en Suisse. Si ce chiffre est supérieur à la moyenne de 59 % de l’OCDE, il est en revanche inférieur au taux d’emploi masculin, de 85 %. Cet écart de 13 % entre les genres avoisine la moyenne de l’OCDE et indique que la Suisse pourrait améliorer encore les possibilités d’emploi des femmes, mais qu’en général, le pays est parvenu à remédier aux contraintes et obstacles qui s’opposent à leur accès au travail.

Les jeunes suisses de 15 à 24 ans connaissent un taux de chômage de 7,2%, contre 16.7 % pour la moyenne de l’OCDE.

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 1,5 % en Suisse, un chiffre inférieur à la moyenne de 3,0 % de l’OCDE. Il n’existe guère de différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée. En Suisse cependant, la différence est relativement importante avec un taux de chômage de longue durée chez les hommes de 1,1 %, contre 1,9% pour les femmes.

 

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 49810 USD par an en Suisse, contre 34 033 USD en moyenne dans l’OCDE. Pour autant, tout le monde ne gagne pas cette somme. Si les 20 % les plus aisés gagnent 93112 USD par an, les 20 % les plus modestes vivent avec 31474 USD par an.

La sécurité de l’emploi constitue un autre facteur essentiel de sa qualité. Les salariés en contrat de travail à durée déterminée ont souvent plus de risques de perdre leur emploi que les salariés en contrat à durée indéterminée. En Suisse, les salariés sous contrat d’au maximum six mois représentent près de 8 % de l’ensemble des salariés, soit un chiffre légèrement moins élevé que la moyenne de l’OCDE-30, égale à 10%. Ce chiffre suggère qu’une certaine stabilité a été établie dans les contrats de travail suisses.

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. Près de 62 % des Suisses interrogés déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, bien plus que la moyenne de la zone OCDE, qui est de 47 %. Ce score élevé semble indiquer qu’il existe un sens fort de la collectivité en Suisse.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. En Suisse, près de 94 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, alors que la moyenne de la zone OCDE est de 91 %. Il y a une légère différence entre les hommes et les femmes, puisque le pourcentage s’établit à 92 % au sein de la population masculine et à 95 % au sein de la population féminine. Il n’existe pas de lien en Suisse entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction et le revenu. Environ 94 % des 20 % de la population qui occupent le bas de l’échelle déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre plus de 93 % des 20 % de la population qui occupent le haut de l’échelle.

 

Indicateurs

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, les hommes diplômés de l’enseignement supérieur ont 18 % plus de chances de trouver un emploi et les femmes, 32 % . Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.
En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

En Suisse, 87% des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau supérieur à la moyenne de 74% de l’OCDE. Ce constat est un peu plus vrai pour les hommes, 90% d’entre eux décrochant un tel diplôme, contre 83% de femmes. Cet écart, de 7%, est plus marqué que l’écart moyen de 2 % de l’OCDE, et donne à penser que l’on pourrait renforcer la participation des femmes à l’enseignement supérieur. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir de la Suisse), 90% des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre également supérieur à la moyenne de 81 %.

Les suisses peuvent espérer accomplir 17 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat équivalent à la moyenne des pays de l’OCDE. Ce nombre élevé d’années d’études escomptées reflète les bons résultats de la Suisse dans le niveau d’éducation de ses 25-34 ans.

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

La Suisse figure parmi les meilleurs pays de l’OCDE pour ce qui est des compétences en compréhension de l’écrit, mathématiques et sciences, l’élève moyen obtenant 517 points. Ce score est supérieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 4 points, moins que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. En Suisse, 108 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, soit un écart supérieur à la différence moyenne au sein de l’OCDE de 99 points. Ceci semble indiquer que les étudiants issus de milieux plus favorisés reçoivent un enseignement de meilleure qualité au sein du système scolaire suisse.

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. La pollution de l’air est un problème environnemental majeur, qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial à l’horizon 2050.

En ville, où cette pollution est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, elle est associée à toute une série de problèmes de santé, depuis les irritations oculaires mineures jusqu’à des affections des voies respiratoires supérieures à court terme et des maladies respiratoires chroniques à long terme, telles que l’asthme, les maladies cardiovasculaires et le cancer du poumon. Les enfants et les personnes âgées y sont particulièrement vulnérables.

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. En Suisse, la concentration en PM10 de 22.4 microgrammes par mètre cube est proche des 22 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE.

 

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. En Suisse, 97 % de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau. À en juger par ce chiffre, supérieur à la moyenne de 85 % pour l’ensemble de l’OCDE, la Suisse réussit à fournir de l’eau de bonne qualité à ses habitants.

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. 71 % des personnes en Suisse déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, ce qui est plus élevé que la moyenne OCDE, de 56 %. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation en Suisse était de 48 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est beaucoup moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 73 % et, est le taux le plus bas de l’OCDE.

Quoique le droit de vote soit universel dans tous les pays membres de l’OCDE, tous ceux qui en jouissent ne l’exercent pas. Si de manière générale hommes et femmes votent autant, en Suisse, le taux de participation électorale des hommes est plus élevé de près de 9%. Cet écart sous-tend une différence de perception du fonctionnement des institutions démocratiques. Le niveau de revenu peut également fortement influencer la participation électorale. En Suisse cependant, la différence entre la participation électorale des 20% les plus aisés et celle des 20% les plus modestes est seulement de 1% en faveur des premiers. La participation électorale est de 45% pour les 20% les plus aisés, contre 44% pour les 20% les plus modestes. Cet écart est largement inférieur à l’écart moyen au sein de l’OCDE de 7% et témoigne d’une certaine cohésion sociale autour des institutions démocratiques.

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques.

La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. Les gens en Suisse peuvent effectuer une demande d’information par écrit, en ligne ou en personne – ce qui facilite grandement le processus de la législation sur la liberté d’information. Il y a même des dispositions pour l’anonymat – une protection importante que peu de pays de l’OCDE ont adoptée. Mais, cependant, il n’y a pas encore de protection contre les mesures de rétorsion.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

L’administration électronique au service d’une culture de participation

La Suisse peut être considérée comme une démocratie de citoyens dans laquelle existe un réel pouvoir de codécision et où la participation de nombreux acteurs au processus de prise de décision est profondément enracinée. Il est possible à quiconque de déposer un projet de loi ou de demander la modification d’une loi en recueillant 100 000 signatures, après quoi la proposition est soumise à référendum. L’acceptation par le public des principales propositions du gouvernement fédéral peut aussi être mesurée par le processus de consultation qui a lieu aux stades préliminaires de la législation et est hautement institutionnalisé.

Les pouvoirs publics sont en train d’examiner des alternatives électroniques (initiatives et participation en ligne) afin de faciliter l’accès aux services, d’alléger les formalités administratives et d’accélérer le processus administratif. La stratégie du gouvernement suisse pour l’administration électronique fixe des objectifs communs aux administrations du pouvoir central, des cantons et des collectivités locales. Le vote électronique est d’ores et déjà un projet prioritaire, pour lequel des programmes pilotes sont engagés.

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. En 2010, l’espérance de vie en Suisse était de 83 ans, soit 3 années de plus que à la moyenne OCDE. L’espérance de vie des femmes est de 85 ans, contre 80 ans pour les hommes. Cet écart de 4 années entre les genres est moins large que la différence moyenne de l’ensemble de l’OCDE de 6 années.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs jouent sur l’espérance de vie (niveau de vie, mode de vie, niveau d’instruction et facteurs environnementaux). Le total des dépenses de santé représente 11.4 % du PIB en Suisse, ce qui est bien au-dessus de la moyenne OCDE, de 9,6 %. Les États-Unis sont, de loin, le pays qui dépense le plus pour la santé en pourcentage de leur économie (avec 16,0 % de leur PIB dédié à la santé en 2008), suivis de la France (11,2 %) et de la Suisse (10,7 %). La Suisse dépense aussi plus par personne pour la santé que beaucoup de pays de l’OCDE, avec des dépenses de 4 627 USD en 2008, par rapport à une moyenne OCDE, de 3 060 USD. La Suisse a le plus haut niveau de dépense derrière les États-Unis (7 538 USD) et la Norvège (5 003 USD).

Partout dans l’OCDE, la consommation de tabac et le surpoids figurent en tête des facteurs de risque pour de nombreuses maladies chroniques. En Suisse, La proportion d’adultes qui fument quotidiennement a diminué de 28,2 % en 1992 à 20,4 % en 2007, moins que la moyenne OCDE, de 23,3 %. Ce recul de la consommation de tabac est en grande partie dû aux campagnes de sensibilisation, à l’interdiction de la publicité et à l’augmentation des taxes. Le taux d’obésité parmi les adultes a augmenté de 5,4 % en 1992 à 8,1 % en 2007. Cependant, ce taux est toujours beaucoup plus bas que la moyenne OCDE de 17%.

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », 87% des suisses répondent “oui”, ce qui est plus que la moyenne OCDE, de 70 %. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 72 % à le faire, contre 67 % des femmes. En Suisse, 88% des hommes ont répondu positivement contre 85% des femmes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste.

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les suisses l’évaluent à 7.5, ce qui est supérieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est également vrai pour la Suisse, où hommes et femmes ont évalué leur vie au même niveau de satisfaction. Le statut social influe fortement sur le bien-être subjectif dans les pays de l’OCDE. En Suisse cependant, cette influence est limitée. Alors que les 20 % des suisses qui occupent le bas de l’échelle ont un niveau de satisfaction de 7.5, ce score est de 7.7 pour les 20 % qui occupent le haut de l’échelle .

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi défini comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. En Suisse, 82% des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce taux est plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 80 %.

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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. En Suisse, 4.2 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux légèrement supérieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. Les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression, et l’écart entre hommes et femmes est d’environ 3 %.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides en Suisse est de 0.7 pour les hommes et pour les femmes, un chiffre inférieur au taux moyen de l’OCDE, de 2.1.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. Près de 77 % des personnes interrogées en Suisse déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre supérieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes . Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables .

 Le statut social a également une incidence sur les taux de victimisation et le sentiment de sécurité. Les personnes à plus haut niveau de revenu et d’éducation disent plus souvent se sentir en sécurité et sont moins exposées à la criminalité. Cette différence peut s’expliquer par le fait qu’elles peuvent s’équiper de meilleurs dispositifs de sécurité et sont moins au contact d’activités criminelles, de bandes de jeunes ou de trafiquants de drogues, par exemple. Cependant, le taux d’agression en Suisse pour les 20 % les plus aisés est supérieur de 3.5 % à celui des 20 % les plus modestes.

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays.

Un aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les suisses travaillent 1640 heures par an, soit moins que la durée de travail moyenne dans l’OCDE, de 1 749 heures. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. En suisse, environ 6% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux moins élevé que celui de 9 % observé dans l’OCDE.

 

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