Le saviez-vous?

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Énergies renouvelables
5.83
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Comment va la vie?

La République slovaque obtient dans l’ensemble des résultats moyens sur les indicateurs du bien-être, elle se situe d’ailleurs en-dessous ou autour de la moyenne sur un grand nombre de critères de l’indicateur du vivre mieux.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. En République slovaque, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 16 682 USD, soit moins que la moyenne de 23 047 dollars des pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent quatre fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis

En termes d’emploi, 59% des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau moins élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 66% des hommes ont un emploi rémunéré, contre 53% des femmes. Les actifs en République slovaque travaillent 1793 heures par an, légèrement plus que dans la plupart des pays de l’OCDE où la moyenne est de 1 776 heures. Environ 6% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux moins élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE, avec 9% d’hommes travaillant de très longues heures contre 3% pour les femmes.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. En République slovaque, 91% des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit plus que la moyenne de l’OCDE de 74%. Ce constat est un peu plus vrai pour les hommes, 93% d’entre eux décrochant un tel diplôme, contre 89% de femmes. En ce qui concerne la qualité de son système éducatif, le score moyen aux derniers tests PISA pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 488, score inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 16 points en moyenne, plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance en République slovaque est de 76 ans, soit quatre ans de moins que la moyenne de l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 80 années contre 72 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 12 microgrammes par mètre cube, un niveau nettement inférieur à ceux enregistrés dans la plupart des pays de l’OCDE de 21 microgrammes. La République slovaque pourrait être plus performante dans sa gestion de la qualité de l’eau, 81% de ses habitants se disant satisfait de la qualité de leur eau, contre 84% en moyenne dans les pays de l’OCDE.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance et le degré de participation des citoyens sont modérés en République slovaque. Dans l’ensemble, 89% des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 90 % en moyenne dans l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, était de 59% lors des dernières élections, soit un taux bien moins élevé que la moyenne de l’OCDE de 72%. La participation électorale est de 64% pour les 20% les plus aisés, contre 60% pour les 20% les plus modestes. Cette différence, beaucoup plus étroite que l’écart moyen de 12 points de pourcentage au sein de l’OCDE, indique une forte cohésion sociale autour des institutions démocratiques.  

En général, les Slovaques sont moins satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. 75% des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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République slovaque dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. En République slovaque, les ménages consacrent en moyenne 25 % de leur revenu disponible brut ajusté au logement, ce qui est supérieur à la moyenne de la zone OCDE (21 %).

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. En République slovaque, 86 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE. Ce niveau de satisfaction subjective reflète les performances mitigées de la République slovaque au regard des indicateurs objectifs sur le logement.

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. En République slovaque, le logement moyen comprend 1.2 pièces par personne, contre 1.6 pièces par personne en moyenne dans la zone OCDE. S’agissant des équipements de base, on estime que 98.6 % des logements slovaques disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, ce qui est supérieur à la moyenne de la zone OCDE, qui s’établit à 97.8 %.

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement. 

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. En République slovaque, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 16 682 USD par an, moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 23 047 USD. 

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. En République slovaque, le patrimoine financier net moyen des ménages est estimé à 7 798 USD, moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 40 516 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. En République slovaque, le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20 % de ménages les plus aisés est de 29 511 USD par an, alors que le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20% les plus modestes est 7 680  USD par an.

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. En République slovaque, environ 59 % de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est bien inférieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE. En règle générale, les taux d’emploi des plus éduqués sont supérieurs : on estime à 79 % le pourcentage des diplômés de l’enseignement supérieur ayant un emploi rémunéré en République slovaque, contre 14% pour les personnes n’ayant pas atteint le deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Cette différence de 65 points de pourcentage est la plus importante parmi les pays de l’OCDE, où la moyenne se situe à 37 points de pourcentage, et donne à penser que le marché du travail en République slovaque est très fermé.

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 53% à occuper un emploi en République slovaque. Ce chiffre est inférieur à la moyenne de 60 % de l’OCDE et inférieur au taux d’emploi masculin, de 66 %. Cet écart de 13 points de pourcentage entre les genres avoisine la moyenne de l’OCDE de 12 points de pourcentage. 

Les jeunes slovaques de 15 à 24 ans en revanche font face à certaines difficultés, avec un taux de chômage de 33.2 %, contre 16.2 % pour la moyenne de l’OCDE.

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 8.7 % en République slovaque, un chiffre largement supérieur à la moyenne de 3.1 % de l’OCDE. Il n’existe guère de différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée à travers l’OCDE. En République slovaque, le taux de chômage de longue durée chez les hommes est légèrement plus élevé que celui des femmes, avec respectivement 8.8% et 8.5%. 

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 19 335 USD par an en République slovaque, contre 34 466 USD en moyenne dans l’OCDE. Pour autant, tout le monde ne gagne pas cette somme. Si les 20 % les plus aisés gagnent 24 165 USD par an, les 20 % les plus modestes vivent avec 10 496 USD par an. 

La sécurité de l’emploi constitue un autre facteur essentiel de sa qualité. Les salariés en contrat de travail à durée déterminée ont souvent plus de risques de perdre leur emploi que les salariés en contrat à durée indéterminée. En République slovaque, les salariés sous contrat d’au maximum six mois représentent près de 5 % de l’ensemble des salariés, soit un chiffre légèrement moins élevé que la moyenne de l’OCDE-30, égale à 10%. Ce chiffre suggère qu’une certaine stabilité a été établie dans les contrats de travail slovaques.

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. En moyenne, seuls 30 % des Slovaques interrogés déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, l’un des chiffres les plus bas de la zone OCDE, où la moyenne est de 48 %. Ce faible score semble indiquer un risque d’isolation sociale plus élevé en République slovaque.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. En République slovaque, près de 89 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, alors que la moyenne de la zone OCDE est de 90 %. La différence entre hommes et femmes est de 2 points de pourcentage, puisque le pourcentage s’établit à 88 % au sein de la population masculine et à 90 % au sein de la population féminine. Si le sexe joue peu sur le réseau social, il existe un lien clair en République slovaque entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction. Environ 84% des personnes ayant seulement reçu un enseignement primaire  déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 96 % des des personnes ayant atteint un niveau d’enseignement supérieur.   

Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. Les individus socialement isolés ont du mal à s’insérer en tant qu’acteurs de la société et à combler leurs aspirations personnelles. 

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, 83% des diplômés de l’enseignement supérieur ont un emploi, contre seulement 56% des personnes n’ayant qu’un diplôme de l’enseignement secondaire.  Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.

En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

En République slovaque, 91% des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau supérieur à la moyenne de 74% de l’OCDE. Ce constat est un peu plus vrai pour les hommes, 93% d’entre eux décrochant un tel diplôme, contre 89% de femmes. Cet écart de 4 points de pourcentage est légèrement plus marqué que l’écart moyen de 2 points de pourcentage de l’OCDE. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir de la Slovaquie), 94% des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre également supérieur à la moyenne de 82 % de l’OCDE.

Les slovaques peuvent espérer accomplir 16.4 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat proche de la moyenne de 16.5 années des pays de l’OCDE. Ce nombre d’années d’études escomptées reflète les bons résultats de la Slovaquie dans le niveau d’éducation de ses 25-34 ans.   

 

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

Le score moyen en Slovaquie pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 488, score inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 16 points, bien plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. En Slovaquie, 108 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, plus que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 99 points. Ceci semble indiquer que les étudiants issus de milieux plus favorisés reçoivent un enseignement de meilleure qualité au sein du système scolaire slovaque. 

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. Un environnement sain est source de satisfaction, il améliore le bien-être mental, et permet à chacun de se remettre du stress de la vie quotidienne et de réaliser une activité physique. L’accès aux espaces verts, par exemple, est un aspect essentiel de la qualité de la vie. En République slovaque, 19 % des habitants estiment que leur accès aux zones de loisirs ou aux espaces verts    est insuffisant, proportion supérieure à la moyenne européenne de 12 %. 

La pollution atmosphérique extérieure constitue un problème environnemental important qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial  à l’horizon 2050. En ville, où cette pollution est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, elle est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections  respiratoires ponctuelles et  maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou  le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées  sont particulièrement vulnérables. 

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. En République slovaque la concentration en PM10 de 12.4 microgrammes par mètre cube est largement inférieure aux 20.9 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE, ainsi qu’au seuil recommandé de 20 microgrammes par mètre cube établi par l’Organisation mondiale de la santé. 

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. En République slovaque, 81 % de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau, légèrement moins que la moyenne pour l’ensemble de l’OCDE, qui se situe à 84 %.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Concilier forte croissance économique et réduction de la pollution de l’air 

Réduire la pollution de l’air est depuis longtemps une priorité de la Slovaquie. Le gouvernement a ratifié plusieurs traités internationaux et approuvé plusieurs programmes nationaux ayant pour objet de réduire les rejets de polluants dans l’air. Ainsi, la Slovaquie est partie à la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à   longue distance de 1979 et ses huit protocoles. . En outre, la Slovaquie est parvenue à développer son économie sans accroître la pollution de l’air. En effet, les émissions ont diminué pour la plupart des polluants tandis que le PIB s’est accru de plus de 60 % entre 2000 et 2008. 

Ces bons résultats sont la récompense de la restructuration de l’économie qui s’est déroulée sur deux décennies, du passage du charbon à d’autres combustibles et l’abandon d’anciennes technologies polluantes.  De plus, la Slovaquie a consenti des investissements non négligeables dans la protection de l’air en vue de son entrée dans l’UE et, depuis, conformément aux directives de l’UE, elle a fixé des normes de qualité de l’air et des pénalités en cas de dépassement de celles-ci tout en définissant les responsabilités des pouvoirs publics. La législation oblige notamment les industriels rejetant des substances polluantes à payer des taxes sur ces rejets. 

Bien que la plupart des normes de qualité de l’air soient respectés, les concentrations de particules et d’ozone au sol excèdent fréquemment les seuils tolérés pour la protection de la santé. À l’avenir, la Slovaquie devra consacrer un soin tout particulier aux transports et à l’industrie, qui sont appelés à se développer. 

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. 43 % des personnes en République slovaque déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, ce qui est moins élevé que la moyenne OCDE, de 56 %. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation en République slovaque était de 59 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est beaucoup moins élevé que la moyenne OCDE, de 72 %. 

Quoique le droit de vote soit universel dans tous les pays membres de l’OCDE, tous ceux qui en jouissent ne l’exercent pas. L’écart entre le taux de participation électorale des hommes et des femmes est faible dans la plupart des pays membres de l’OCDE. Ceci est vrai en République slovaque, où le taux de participation électorale des hommes et des femmes est quasiement identiqiue. Si de manière générale, hommes et femmes votent autant, le niveau de revenu peut fortement influencer la participation électorale. En République slovaque, la participation électorale est estimée à 64% pour les 20% les plus aisés, contre 60% pour les 20% les plus modestes. Cette différence de 4 points de pourcentage est inférieure à l’écart moyen au sein de l’OCDE de 12 points de pourcentage et témoigne d’une certaine cohésion sociale autour des institutions démocratiques.

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques. 

La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. Les gens en République slovaque peuvent effectuer une demande d’information par écrit, en ligne ou en personne – ce qui facilite grandement le processus de la législation sur la liberté d’information. La République slovaque est l’un des six pays de l’OCDE à protéger les individus contre les mesures de rétorsion. Il n’a cependant prévu aucune disposition pour protéger l’anonymat.

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. L’espérance de vie en République slovaques est de 76 ans, soit 4 ans de moins que la moyenne OCDE. L’espérance de vie des femmes est de 80 ans, contre 72 ans pour les hommes. Cet écart de 8 années entre les genres est légèrement plus élevé que la différence moyenne de l’ensemble de l’OCDE de 6 années.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs jouent sur l’espérance de vie (niveau de vie, mode de vie, niveau d’instruction et facteurs environnementaux). Le total des dépenses de santé représente 9.0 % du PIB en République slovaque, ce qui est moins que la moyenne de 9,5 % des pays de l’OCDE. La république slovaque se classe aussi bien en-dessous de la moyenne OCDE des dépenses de santé par personne, avec des dépenses de 2 095 USD en 2010, par rapport à une moyenne OCDE, de 3 268 USD. Les dépenses de santé ont augmenté en termes réels de 10.9% par an en moyenne entre 2000 et 2009 en République slovaque, une augmentation supérieure à la hausse moyenne de 4.7% des pays de l’OCDE. Cet accroissement est passé à 2.6 % en 2010.

Partout dans l’OCDE, la consommation de tabac et le surpoids figurent en tête des facteurs de risque pour de nombreuses maladies chroniques. Le taux d’adultes qui fument quotidiennement en République slovaque est de 19.5 % de la population adulte, ce qui est légèrement en-dessous de la moyenne OCDE, de 21.1 % aujourd’hui. 

Les taux d’obésité ont augmenté au cours des dernières décennies dans tous les pays de l’OCDE. Le taux d’obésité parmi les adultes est de 16.9 %, en dessous de la moyenne OCDE de 17.8%. La prévalence croissante de l’obésité laisse présager une augmentation des problèmes de santé (diabète, maladies cardiovasculaires et asthme, par exemple) et un coût de la santé plus élevé à l’avenir.

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », 62% des slovaques répondent “oui”, ce qui est moins que la moyenne OCDE, de 69 %. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 71 % à le faire, contre 66 % des femmes. En Slovaquie, 67% des hommes ont répondu positivement contre 58% des femmes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste. Environ 58% des 20 % les moins aisés se déclaraient en « bonne » ou en « très bonne » santé, contre 74% des 20 % les plus aisés. 

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur ou le bien-être subjectif en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles aux données objectives pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les slovaques l’évaluent à 5.9, ce qui est inférieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est également vrai pour la République slovaque, où la note est de 6.0 pour les hommes et  et de 5.9 pour les femmes. Le niveau d’éducation influe sur le bien-être subjectif. Alors que les slovaques diplômés de l’enseignement primaire ont un niveau de satisfaction de 5.6, ce score atteint 6.7 pour les diplômés de l’enseignement tertiaire.

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi mesuré comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. En Slovaquie, 75% des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce taux est moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 80 %.

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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. En République slovaque, 3.0% des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux inférieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. L’écart entre hommes et femmes est supérieur à 1.5 points de pourcentage, avec respectivement 3.8% et 2.2%.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides en Slovaquie est de 1.5 pour 100 000 habitants, soit légèrement plus bas que le taux moyen de l’OCDE, de 2.2. Le taux d’homicides est de 2.2 pour les hommes, contre 0.9 pour les femmes.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. 

Près de 83 % des personnes interrogées en Slovaquie déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre supérieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes. Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables.

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays. 

Un aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les slovaques travaillent 1793 heures par an, soit légèrement plus que  la durée de travail moyenne dans l’OCDE, de 1 776 heures. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. En République slovaque, environ 6% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux moins élevé que celui de 9 % observé dans l’OCDE. Globalement, les hommes consacrent plus de temps à un travail rémunéré : en Slovaquie, le pourcentage de salariés travaillant de très longues heures est de 9% chez les hommes, contre 3% chez les femmes.

 

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