Le saviez-vous?

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Comment va la vie?

En l’espace de dix ans, le Mexique a fait des progrès considérables pour améliorer la qualité de vie de ses citoyens, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’emploi. Néanmoins, le Mexique obtient encore des résultats faibles sur un grand nombre de critères de l’indicateur du Vivre mieux par rapport à la plupart des autres pays.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. Au Mexique, le revenu moyen est de 11 106 USD par an, soit moins que la moyenne de 22 387 dollars dans les pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ treize fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis.

En termes d’emploi, plus de 60% des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau moins élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 78% des hommes ont un emploi rémunéré, contre 44% des femmes. Les actifs au Mexique travaillent 1866 heures par an, autrement dit plus que dans la plupart des pays de l’OCDE où la moyenne est de 1749 heures. Environ 29% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux plus élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE, avec 35% d’hommes travaillant de très longues heures contre 18% pour les femmes.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. Au Mexique, 35% des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit nettement moins que la moyenne de l’OCDE de 74%. Ce constat est un peu plus vrai pour les hommes, 37% d’entre eux décrochant un tel diplôme, contre 33% de femmes. Le score moyen aux derniers tests PISA pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 420, score inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 2 points en moyenne, moins que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance au Mexique est de près de 76 ans, soit quatre ans de moins que la moyenne de l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 78 années contre 73 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 33 microgrammes par mètre cube, un niveau nettement supérieur à la moyenne de l’OCDE. Le Mexique fait également face à certaines difficultés dans sa gestion de la qualité de l’eau, 71% de ses habitants se disant satisfaits de la qualité de leur eau.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance et le degré de participation des citoyens sont modérés au Mexique. Dans l’ensemble, 81% des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 91 % en moyenne dans l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, était de 59% lors des dernières élections, soit un taux moins élevé que la moyenne de l’OCDE. La participation électorale est de 64% pour les 20% les plus aisés, contre 58% pour les 20% les plus modestes. Cette différence, proche de l’écart moyen au sein de l’OCDE de 7%, témoigne d’une certaine cohésion sociale autour des institutions démocratiques.

En général, les Mexicains sont plus satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. 85% des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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Mexique dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. Au Mexique, les ménages consacrent en moyenne 19 % de leur revenu net disponible au logement, ce qui est inférieur à la moyenne de la zone OCDE (22) %.

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. Au Mexique, 83 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE. Ce niveau de satisfaction subjective reflète les performances mitigées du Mexique au regard des indicateurs objectifs sur le logement.

 

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. Au Mexique, le logement moyen comprend 1.0 pièce par personne, l’un des taux les plus bas de la zone OCDE, où la moyenne est de 1.6 pièces par personne. S’agissant des équipements de base, on estime que 95.8 % des logements mexicains disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, ce qui est inférieur à la moyenne de la zone OCDE, qui s’établit à 97.8 %.

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. Au Mexique, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 11 106 USD par an, moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 22 387 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. Au Mexique, le patrimoine moyen des ménages est estimé à 11 728 USD, moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 36 238 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. Au Mexique, le revenu des 20 % de ménages les plus aisés est de 29 003 USD par an, alors que les 20% les plus modestes vivent avec 2 236 USD par an.

Indicateurs

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. Au Mexique, 60 % de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est inférieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE. En règle générale, les taux d’emploi des mieux lotis dans la société sont supérieurs à ceux des moins bien lotis : 73 % des 20 % de personnes les plus aisées occupent un emploi rémunéré au Mexique, contre 59 % pour les 20 % les plus modestes. Cette différence de 14%, inférieure à la moyenne de 35 % de l’OCDE, donne à penser que le marché du travail au Mexique est relativement ouvert.

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 44 % à occuper un emploi au Mexique. Ce chiffre est inférieur à la moyenne de 59 % de l’OCDE et largement inférieur au taux d’emploi masculin, de 78 %. Cet écart de 34% entre les genres est plus important que la différence moyenne de l’OCDE de 13% et indique que le Mexique pourrait améliorer encore les possibilités d’emploi des femmes.

Les jeunes mexicains de 15 à 24 ans font également face à certaines difficultés, avec un taux de chômage de 9,5 %, contre 16.7 % pour la moyenne de l’OCDE.

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 0,1 % au Mexique, un chiffre largement inférieur à la moyenne de 3,0 % de l’OCDE et un des taux les plus bas parmi les pays-membres. Il n’existe guère de différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée. Ceci est vrai au Mexique, où le taux de chômage de longue durée chez les hommes et les femmes est le même.

 

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 11020 USD par an au Mexique, contre 34 033USD en moyenne dans l’OCDE.

La sécurité de l’emploi constitue un autre facteur essentiel de sa qualité. Les salariés en contrat de travail à durée déterminée ont souvent plus de risques de perdre leur emploi que les salariés en contrat à durée indéterminée. Au Mexique, les salariés sous contrat d’au maximum six mois représentent près de 18 % de l’ensemble des salariés, soit un chiffre plus élevé que la moyenne de l’OCDE-30, égale à 10%. Ce chiffre suggère qu’il conviendrait d’inciter les employeurs mexicains à plus de stabilité dans les contrats de travail.

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. Ceux qui pratiquent le bénévolat ont tendance à être plus satisfaits de leur existence que les autres. Le temps consacré à des activités bénévoles contribue, en outre, à une société civile robuste. En moyenne, les Mexicains consacrent 1 minute par jour à des activités bénévoles, moins que la moyenne de la zone OCDE de 4 minutes par jour. En outre, près de 41 % des Mexicains interrogés déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, un chiffre inférieur à la moyenne de la zone OCDE, qui est de 47 %.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. Au Mexique, 82 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, alors que la moyenne de la zone OCDE est de 91 %. Il y a peu de différence entre les hommes et les femmes, puisque le pourcentage s’établit à 81 % au sein de la population masculine et à 83 % au sein de la population féminine. Si le sexe joue peu sur le réseau social, il existe un lien clair au Mexique entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction et le revenu. Environ 80 % des 20 % de la population qui occupent le bas de l’échelle déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre plus de 88 % des 20 % de la population qui occupent le haut de l’échelle.

Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. Les individus socialement isolés ont du mal à s’insérer en tant qu’acteurs de la société et à combler leurs aspirations personnelles. Près de 14 % des personnes interrogées au Mexique signalent ne fréquenter que « rarement » ou « jamais » des amis, des collègues ou d’autres personnes en société, un pourcentage bien plus élevé que la moyenne de la zone OCDE, qui s’établit à 7 %.

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, les hommes diplômés de l’enseignement supérieur ont 18 % plus de chances de trouver un emploi et les femmes, 32 % . Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.

En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

Au Mexique, 35% des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau inférieur à la moyenne de 74 % de l’OCDE. Ce constat est un peu plus vrai pour les hommes, 37% d’entre eux décrochant un tel diplôme, contre 33% de femmes. Cet écart de 4% est plus marqué que l’écart moyen de 2 % de l’OCDE et donne à penser que l’on pourrait renforcer la participation des femmes à l’enseignement supérieur. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir du Mexique), 42% des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre inférieur à la moyenne de 81 % mais en progrès.

Les mexicains peuvent espérer accomplir 15 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat inférieur à la moyenne de 17 années des pays de l’OCDE mais néanmoins élevé. Ce nombre d’années d’études escomptées pourrait influencer le futur niveau d’éducation des 25-34 ans.

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

Le score moyen au Mexique pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 420, score inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons mais de 2 points seulement, moins que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. Au Mexique, 89 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, moins que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 99 points. Ceci semble indiquer que le système scolaire mexicain prodigue un enseignement de bonne qualité, indépendamment du milieu dont sont issus ses élèves.

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. La pollution de l’air est un problème environnemental majeur, qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial à l’horizon 2050.

En ville, où cette pollution est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, elle est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections respiratoires ponctuelles et maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. Au Mexique, la concentration en PM10 de 32.7 microgrammes par mètre cube est largement supérieure aux 22 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE.

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. Au Mexique, 71 % de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau. À en juger par ce chiffre, inférieur à la moyenne de 85 % pour l’ensemble de l’OCDE, le Mexique se heurte à certaines difficultés dans l’acheminement d’une eau de qualité jusqu’à ses citoyens.

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. Seulement 38 % des personnes au Mexique déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, ce qui est beaucoup moins élevé que la moyenne OCDE, de 56 % et, le taux le plus bas de l’OCDE. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation en Mexique était de 59 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est moins élevé que la moyenne OCDE, de 73 %. Cependant, le Mexique est l’un des quatre pays de l’OCDE dont le taux de participation à augmenté au cours de la dernière génération.

Quoique le droit de vote soit universel dans tous les pays membres de l’OCDE, tous ceux qui en jouissent ne l’exercent pas. Si de manière générale hommes et femmes votent autant, au Mexique, le taux de participation électorale des hommes est plus élevé de près de 3%. Cet écart sous-tend une différence de perception du fonctionnement des institutions démocratiques. Le niveau de revenu peut également fortement influencer la participation électorale. Au Mexique, la participation électorale est de 64% pour les 20% les plus aisés, contre 58% pour les 20% les plus modestes. Cette différence de 6%, moins élevée que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 7%, témoigne d’une certaine cohésion sociale autour des institutions démocratiques.

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques.

 

La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. Les gens au Mexique peuvent effectuer une demande d’information par écrit, en ligne ou en personne – ce qui facilite grandement le processus de la législation sur la liberté d’information. Le Mexique est l’un des six pays de l’OCDE à protéger les individus contre les mesures de rétorsion. Il n’a cependant prévu aucune disposition pour protéger l’anonymat.

Malgré de substantiels progrès, les problèmes de l’état de droit au Mexique demeurent son plus grand obstacle à la croissance. En comparant, le Mexique aux dix pays à la croissance la plus forte, on observe que l’état de droit s’est affaibli entre 1996 et 2007, en termes absolu et relatif. Le caractère exécutoire des contrats, en particulier, est faible.

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est beaucoup améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux mesures prises dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. Le Mexique, en particulier, a vu une amélioration spectaculaire de l’espérance de vie (de plus de 17 ans) et a enregistré une baisse régulière des taux de mortalité infantile. Néanmoins, avec 75,5 ans en 2010, l’espérance de vie reste inférieure de près de cinq ans à la moyenne de 80 ans de l’OCDE. L’espérance de vie des femmes est de 78 ans, contre 73 ans pour les hommes. Cet écart de 5 années entre les genres est légèrement moins marqué que la différence moyenne de 6 années de l’ensemble de l’OCDE.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs jouent sur l’espérance de vie (niveau de vie, mode de vie, niveau d’instruction et facteurs environnementaux). Le total des dépenses de santé représente 6,4 % du PIB au Mexique, le pourcentage les plus bas des pays de l’OCDE, où la moyenne est de 9,6 % des pays de l’OCDE. Bien que les dépenses publiques de santé au Mexique aient plus que doublé depuis 1995, elles restent peu élevées selon les standards internationaux. De plus, les indicateurs de santé au Mexique sont plus bas que dans la plupart des pays de l’OCDE.

Partout dans l’OCDE, le surpoids figure en tête des facteurs de risque pour de nombreuses maladies chroniques. Les taux d’obésité ont augmenté au cours des dernières décennies dans tous les pays de l’OCDE mais avec un taux d’obésité de 30% de la population adulte, le Mexique dépasse de loin la moyenne de l’OCDE de 17%. Seuls les États-Unis ont un taux plus élevé. La prévalence croissante de l’obésité laisse présager une augmentation des problèmes de santé (diabète, maladies cardiovasculaires et asthme, par exemple) et un coût de la santé plus élevé à l’avenir.

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », 66 % des mexicains répondent “oui”, contre un pourcentage moyen de 70 % dans l’ensemble de l’OCDE. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 72 % à le faire, contre 67 % des femmes. Au Mexique, 67% des hommes ont répondu positivement contre 64% des femmes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure 

Amélioration de la couverture maladie avec le Seguro Popular

Un tiers de la population, essentiellement chez les groupes à faible revenu, n’a pas d’assurance maladie. Une personne non assurée est moins susceptible de recevoir les soins préventifs et les traitements à temps lorsqu’elle est malade, avec à la clé des dépenses supérieures, souvent prises en charge par le patient, et des résultats plus médiocres. Les pouvoirs publics souhaitent mettre en place une couverture universelle en 2011 en étendant le Seguro Popular, programme qui fournit une aide financière aux familles modestes et qui a permis d’augmenter la couverture de 25 % environ depuis 2004.

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les mexicains l’évaluent à 6.9, ce qui est supérieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

 

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est également vrai pour le Mexique, où la note est de 6.9 pour les hommes, ce qui n’est que légèrement supérieur à la note de 6.8 donnée par les femmes. En revanche, le statut social influe fortement sur le bien-être subjectif. Alors que les 20 % des mexicains qui occupent le bas de l’échelle ont un niveau de satisfaction de 6.3, ce score atteint 7.8 pour les 20 % qui occupent le haut de l’échelle .

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi défini comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. Au Mexique, 85 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce taux est plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 80 %, et fait du Mexique l’un des pays les plus heureux de la zone OCDE.


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Sécurité

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Tendances clés 

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. Au Mexique, 11 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux bien supérieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. L’écart entre hommes et femmes est inférieur à 2 %.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides au Mexique est passé de 7 pour 100 000 habitants en 2002 à 19 pour 100 000 habitants, soit la proportion la plus élevée de l’OCDE, où le taux moyen est de 2.1. En comparaison, l’écart hommes-femmes est très important puisque le taux d’homicides est de 34.7 pour les hommes, contre 3.8 pour les femmes.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. Près de 72 % des personnes interrogées au Mexique déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre supérieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes . Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables .

Le statut social a également une incidence sur les taux de victimisation et le sentiment de sécurité. Les personnes à plus haut niveau de revenu et d’éducation disent plus souvent se sentir en sécurité et sont moins exposées à la criminalité. Cette différence peut s’expliquer par le fait qu’elles peuvent s’équiper de meilleurs dispositifs de sécurité et sont moins au contact d’activités criminelles, de bandes de jeunes ou de trafiquants de drogues, par exemple. Cependant, le taux d’agression au Mexique pour les 20 % les plus aisés est supérieur de 16.7 % à celui des 20 % les plus modestes.

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays.

Les individus consacrent entre un dixième et un cinquième de leur temps à une activité non rémunérée. Les modèles de rôle continuent d’influer sur la répartition des taches domestiques dans la famille : les hommes sont plus susceptibles de consacrer plus d’heures à un travail rémunéré, tandis que les femmes passent plus de temps à des tâches domestiques non rémunérées . Au Mexique, les hommes consacrent 113 minutes par jour à cuisiner, faire du ménage et s’occuper des enfants, soit un niveau moins élevé que la moyenne de 131 minutes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. De plus, il ne s’agit que du tiers des 373 minutes que les femmes mexicaines consacrent, en moyenne, chaque jour aux tâches domestiques.

Un autre aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les mexicains travaillent 1866 heures par an, soit plus que la durée de travail moyenne dans l’OCDE, de 1 749 heures. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. Mais au Mexique, près de 29 % des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux nettement plus élevé que celui de 9 % observé dans l’OCDE. Globalement, les hommes consacrent plus de temps à un travail rémunéré : au Mexique, le pourcentage de salariés travaillant de très longues heures atteint 35 % chez les hommes, contre 18% chez les femmes.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

De nouvelles aides publiques aux familles avec enfants sont nécessaires 

Le Mexique pourrait renforcer ses politiques pour améliorer le bien-être des familles et des enfants. Des aides publiques, sous forme de prestations familiales et de services, sont essentielles pour mobiliser l’emploi féminin, réduire le risque de pauvreté, promouvoir l’épanouissement des enfants et améliorer l’égalité hommes-femmes.

À l’exception d’Israël, le Mexique détient le triste record du taux de pauvreté infantile le plus haut de l’OCDE. Plus d’un enfant sur 4 vivait dans une famille pauvre en 2008 (25.8 %), bien au dessus de la moyenne de l’OCDE de 1 sur 8 (12.7 %). Au début des années 2000, le taux de pauvreté des enfants a nettement diminué, en partie grâce à l’extension de programmes sociaux tels qu’Oportunidades.

Le droit à congé parental est limité. Le congé maternité, bien que payé à 100 % du dernier salaire, ne dure que douze semaines et ne concerne que les femmes ayant un emploi formel. Il n’existe pas d’autre forme de congé parental, y compris pour les pères. Les efforts déployés pour développer les services de garde d’enfants (Programa de Estancias Infantiles para Madres Trabajadoras) et augmenter la préscolarisation (en imposant l’éducation préscolaire obligatoire) se sont traduits par des taux d’inscription plus élevés, mais il est possible d’en faire plus. Le taux d’inscription en crèche des enfants de moins de 3 ans est extrêmement faible (6 %, contre 31 % en moyenne dans l’OCDE), et l’accès à des services de garde de qualité et abordables est essentiel pour faciliter l’emploi des parents.

L’écart de salaire entre hommes et femmes et le travail non rémunéré au Mexique sont parmi les plus importants de la zone OCDE. Le taux d’emploi des femmes, bien qu’en légère augmentation, est le plus bas après la Turquie (43 % des Mexicaines sont salariées, contre 60 % en moyenne dans l’OCDE). À la maison, les femmes consacrent 4 heures de plus que les hommes à des tâches non rémunérées. Les rôles des hommes et des femmes constituent un obstacle aux perspectives économiques des femmes et du pays tout entier.

Indicateurs

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