Le saviez-vous?

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Comment va la vie?

Le Canada obtient d’excellents résultats sur les indicateurs du bien-être et figure d’ailleurs parmi les pays les plus performants sur de nombreux critères de l’Indicateur du vivre mieux.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. Au Canada le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est 28 194 USD par an, soit plus que la moyenne de 23 047 dollars dans les pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ cinq fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis. 

En termes d’emploi, plus de 72  % des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau plus élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 75 % des hommes ont un emploi rémunéré, contre 69 % des femmes. Les actifs au Canada travaillent 1 702 heures par an, autrement dit moins que dans la plupart des pays de l’OCDE où la moyenne est de 1 776 heures. Environ 4 % des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux moins élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE, avec 6 % d’hommes travaillant de très longues heures contre 1 % pour les femmes.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. Au Canada, 88 % des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit plus que la moyenne de l’OCDE de 74%. Ce constat est un peu plus vrai pour les femmes, 90 % d’entre elles décrochant un tel diplôme, contre 87 % des hommes. Le Canada est l’un des pays les plus performants en ce qui concerne la qualité de son système éducatif. Le score moyen au Canada pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 527, supérieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 6 points en moyenne, moins que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance au Canada est de 81 ans, soit un an de plus que la moyenne de l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 83 années contre 79 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 16 microgrammes par mètre cube, un niveau inférieur à ceux enregistrés dans la plupart des pays de l’OCDE (21 microgrammes). Le Canada est également performant dans sa gestion de la qualité de l’eau, 89 % de ses habitants se disant satisfait de la qualité de leur eau, au-dessus de la moyenne de 84 % dans l’OCDE.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance est élevé, et le degré de participation des citoyens modéré au Canada. Dans l’ensemble, 94 % des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 90 % en moyenne dans l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, s’est élevé à 61 % lors des dernières élections, soit un taux moins élevé que la moyenne de l’OCDE qui s’établit à 73 %. Au Canada la participation électorale est de 63 % pour les 20% les plus aisés, contre 60 % pour les 20% les plus modestes. Cette différence, bien moins large que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 12 points de pourcentage, témoigne d’une certaine cohésion sociale autour des institutions démocratiques.  

En général, les Canadiens sont plus satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. Au Canada, 82 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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Canada dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. Au Canada, les ménages consacrent en moyenne 22 % de leur revenu disponible brut ajusté au logement, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne de la zone OCDE (21 %).

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. Au Canada, 90 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE. Ce haut niveau de satisfaction subjective reflète les bonnes performances du Canada au regard des indicateurs objectifs sur le logement.

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. Au Canada, le logement moyen comprend 2.6 pièces par personne, contre 1.6 pièces par personne en moyenne dans la zone OCDE. S’agissant des équipements de base, on estime que 99.8 % des logements canadiens disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, ce qui est supérieur à la moyenne de la zone OCDE, qui s’établit à 97.8 %.

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. Au Canada, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 28 194 USD par an, plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 23047 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. Au Canada, le patrimoine financier net moyen des ménages est estimé à 63 852 USD, plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 40 516 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

 

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. Au Canada, le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20 % de ménages les plus aisés est de 55 718 USD par an, alors que le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20% les plus modestes est 10 526 USD par an. 

Indicateurs

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. Au Canada, près de 72 % de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est bien supérieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE. En règle générale, les taux d’emploi des plus éduqués sont supérieurs : on estime à 81 % le pourcentage des diplômés de l’enseignement supérieur ayant un emploi rémunéré au Canada, contre 47 % pour les personnes n’ayant pas atteint le deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Cette différence de 34 points de pourcentage, légèrement inférieure à la moyenne de 37 points de pourcentage de l’OCDE, donne à penser que le marché du travail au Canada est relativement ouvert.   

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 69 % à occuper un emploi au Canada. Ce chiffre est supérieur à la moyenne de 60 % de l’OCDE et est relativement proche du taux d’emploi masculin, de 75 %. Cet écart de 6 points de pourcentage entre les genres, inférieur à la moyenne de 12 points de pourcentage de l’OCDE, indique que le Canada est parvenu à surmonter les contraintes et obstacles auxquels peuvent être confrontées les femmes dans leur accès au travail. 

Les jeunes canadiens de 15 à 24 ans font face à un taux de chômage de 14.2 %, contre 16.2 % pour la moyenne de l’OCDE.

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 1.0 % au Canada, un chiffre inférieur à la moyenne de 3.1 % de l’OCDE. Il n’existe guère de différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée. Au Canada, le taux de chômage de longue durée chez les hommes et chez les femmes est pratiquement le même, à 1.1% et 0.9% respectivement. 

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 42 253 USD par an au Canada, contre 34 466 USD en moyenne dans l’OCDE. Pour autant, tout le monde ne gagne pas cette somme. Si les 20 % les plus aisés gagnent 58 316 USD par an, les 20 % les plus modestes vivent avec 24 547 USD par an. 

La sécurité de l’emploi constitue un autre facteur essentiel de sa qualité. Les salariés en contrat de travail à durée déterminée ont souvent plus de risques de perdre leur emploi que les salariés en contrat à durée indéterminée. Au Canada, les salariés sous contrat d’au maximum six mois représentent près de 11 % de l’ensemble des salariés, soit un chiffre légèrement plus élevé que la moyenne de l’OCDE-30, égale à 10%. Ce chiffre suggère qu’il conviendrait d’inciter les employeurs canadiens à plus de stabilité dans les contrats de travail.

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. Ceux qui pratiquent le bénévolat ont tendance à être plus satisfaits de leur existence que les autres. Le temps consacré à des activités bénévoles contribue, en outre, à une société civile robuste. En moyenne, les Canadiens consacrent 2 minutes par jour à des activités bénévoles, alors que la moyenne s’établit à 4 minutes par jour dans les pays de l’OCDE. À l’inverse, près de 64 % des Canadiens interrogés déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, un pourcentage supérieur à la moyenne de l’OCDE qui s’établit à 48%.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. Au Canada, 94 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, alors que la moyenne s’établit à 90 % dans les pays de l’OCDE. La différence entre hommes et femmes est de 3 points de pourcentage, puisque le pourcentage s’établit à 96 % au sein de la population masculine et à 93 % au sein de la population féminine. Si le sexe joue peu sur le réseau social, il existe un lien au Canada entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction. Environ 97 % des personnes ayant seulement reçu un enseignement primaire  déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 93 % des des personnes ayant atteint un niveau d’enseignement supérieur. Le Canada est l’un des quatre pays où les personnes les moins instruites signalent plus de liens sociaux que les personnes plus instruites.

Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. Les individus socialement isolés ont du mal à s’insérer en tant qu’acteurs de la société et à combler leurs aspirations personnelles. 

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, 83% des diplômés de l’enseignement supérieur ont un emploi, contre seulement 56% des personnes n’ayant qu’un diplôme de l’enseignement secondaire.  Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.

En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

Au Canada, 88 % des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau supérieur à la moyenne de 74 % de l’OCDE. À travers l’OCDE, légèrement plus d’hommes âgés de 25 à 64 ans ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, par rapport aux femmes de la même tranche d’âge. Au Canada, cependant, 90% des femmes ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, contre 87% des hommes. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir du Canada), 92 % des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre également supérieur à la moyenne de 82 % de l’OCDE.

Les canadiens peuvent espérer accomplir 17.0 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat légèrement supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE de 16.5 années. Ce nombre d’années d’études escomptées  reflète les bons résultats du Canada dans le niveau d’éducation de ses 25-34 ans.  

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

Le Canada figure parmi les meilleurs pays de l’OCDE pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, l’élève moyen obtenant 527 points. Ce score est supérieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 6 points, moins que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. Au Canada, 75 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, moins que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 99 points. Ceci semble indiquer que le système scolaire canadien prodigue un enseignement de qualité, indépendamment du milieu dont sont issus ses élèves.

Better Policies for Better Lives

Depuis 2000, le Canada se place dans le peloton de tête au niveau mondial grâce à la réforme à visée professionnelle de son système éducatif. Non seulement les élèves obtiennent de bons résultats, mais cela, quels que soient leur milieu socioéconomique, leur langue maternelle ou leurs origines (Canadiens de souche ou immigrés récents). En particulier, la réforme de l’enseignement adoptée par l’Ontario repose sur des principes essentiels :

L’engagement en faveur de l’éducation et des enfants

L’engagement culturel fort en faveur de l’éducation semble représenter une valeur nationale importante, qui aide à expliquer les très bons résultats d’ensemble du Canada malgré la décentralisation des politiques éducatives. La volonté d’assurer le bien-être des enfants, qui s’exprime par exemple dans un système de protection sociale solide, contribue à expliquer pourquoi les faiblesses du Canada, même si elles sont encore préoccupantes, sont loin d’être aussi profondes que celles des États-Unis.

Un soutien culturel envers de bonnes performances d’ensemble

Les résultats remarquables des enfants issus de l’immigration au Canada s’expliquent très largement par les grandes ambitions que les familles d’immigrés nourrissent pour leurs enfants, et aussi par les attentes élevées des éducateurs. Dans la mesure où le Canada considère depuis toujours ses immigrés comme un atout essentiel au développement continu du pays, et puisque sa politique migratoire reflète ces valeurs, l’école estime qu’il est de son devoir d’intégrer ces enfants dans la culture générale aussi vite que possible. L’importance accordée aux bons résultats des enfants issus de l’immigration semble même avoir des effets positifs sur les attentes à l’égard des jeunes Canadiens de souche, plutôt que l’inverse.

Niveau de qualité des enseignants et des chefs d’établissement

Depuis toujours, l’enseignement est une profession respectée au Canada, et les formations d’enseignants continuent d’attirer le tiers supérieur des diplômés du secondaire. En outre, l’Ontario accorde une attention particulière à la direction d’établissement, notamment aux chefs d’établissement. En 2008, les autorités ont lancé l’Ontario Leadership Strategy, qui définit les compétences, connaissances et qualités des chefs d’établissement efficaces. Cette stratégie prévoit notamment un programme de tutorat développé, dont ont déjà bénéficié plus de 4500 chefs d’établissement et adjoints.

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. La pollution de l’air est un problème environnemental majeur, qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial à l’horizon 2050En ville, où elle est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, la pollution de l’air est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections respiratoires ponctuelles et maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Les concentrations en PM10 – des particules inférieures à 10 microns qui peuvent passer dans les parties les plus profondes des poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE, car ces particules peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. Au Canada, la concentration en PM10 de 15 microgrammes par mètre cube, est moins élevée que la moyenne OCDE, de 22 microgrammes par mètre cube.

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. Au Canada, 89% de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau. À en juger par ce chiffre, supérieur à la moyenne de 85 % pour l’ensemble de l’OCDE, le Canada réussit à fournir de l’eau de bonne qualité à ses habitants.

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. 67 % des personnes au Canada déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, ce qui est plus élevé que la moyenne OCDE, de 56 %. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation au Canada était de 61 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est moins élevé que la moyenne OCDE, de 72 %. 

Quoique le droit de vote soit universel dans tous les pays membres de l’OCDE, tous ceux qui en jouissent ne l’exercent pas. L’écart entre le taux de participation électorale des hommes et des femmes est faible dans la plupart des pays membres de l’OCDE. Ceci est vrai au Canada, où le taux de participation électorale des hommes et des femmes est similaire, avec respectivement 61% et 62%. Si de manière générale, hommes et femmes votent autant, le niveau de revenu peut fortement influencer la participation électorale. Au Canada, la participation électorale est estimée à 63% pour les 20% les plus aisés, contre 60% pour les 20% les plus modestes. Cette différence de 3 point de pourcentage, bien moins élevée que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 12 points de pourcentage, témoigne d’une certaine cohésion sociale autour des institutions démocratiques. 

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques.

La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. Les gens au Canada peuvent effectuer une demande d’information par écrit ou en personne, mais pas encore en ligne ou par téléphone. En outre, aucunes dispositions n’est prévu pour l’anonymat ou de protections contre les mesures de rétorsion. 

Des politiques meilleures pour une vie meilleure 

Des moyens novateurs pour impliquer les citoyens 

Les pouvoirs publics canadiens se sont engagés à trouver des moyens nouveaux et novateurs de consulter les citoyens et de dialoguer avec eux. Le site Consultations auprès des Canadiens (http://www.consultation-des-canadiens.gc.ca) est un guichet unique donnant accès à une liste de consultations menées par certains ministères et organismes. Les particuliers peuvent afficher les consultations en cours et y participer. Le processus réglementaire, pour lequel ministères et organismes doivent démontrer que les citoyens ont été consultés et ont eu l’occasion de participer à l’élaboration ou la modification de la réglementation, en est une pièce maîtresse. 

Le Canada mobilise également les citoyens et le secteur privé dans le cadre d’une série de tables rondes organisées d’un bout à l’autre du Canada, afin d’obtenir des avis sur l’expansion économique et la prospérité à long terme. Des experts du secteur privé, des entreprises, des universités et d’ONG dispensent des conseils précieux sur des questions de fond. Ces tables rondes sont un effort majeur pour dialoguer avec les citoyens en vue de trouver des solutions pour réduire les déficits, stimuler la croissance économique et aborder d’autres domaines de l’action publique.

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. L’espérance de vie à la naissance s’établit à 81 ans au Canada, soit près d’1 ans de plus que la moyenne OCDE de 80 ans. L’espérance de vie des femmes est de 83 ans, contre 79 ans pour les hommes. Cet écart entre les genres de 6 années avoisine l’écart moyen au sein de l’OCDE, où en moyenne l’espérance de vie est de 83 ans pour les femmes et de 77 ans pour les hommes.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs tels que le niveau de vie, le mode de vie, l’éducation et les facteurs environnementaux jouent un rôle. Au Canada, les dépenses de santé totales représentent 11,4% du PIB, soit plus que la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 9.5 %. Le Canada se classe également au-dessus de la moyenne de l’OCDE en termes de dépenses de santé unitaires avec une dépense de 4 445 USD par personne en 2010, contre une moyenne OCDE de 3 268 USD. Au Canada, les dépenses de santé ont augmenté en termes réels de 4.6% par an en moyenne entre 2000 et 2009, une augmentation proche de la hausse moyenne de 4.7% des pays de l’OCDE mais qui s’est établit à seulement 3.0% en 2010.

Partout à travers l’OCDE, la consommation de tabac et la prise de poids excessive restent des facteurs de risque importants pour de nombreuses maladies chroniques. Le Canada est parvenu à réduire son taux de tabagisme de 34% en 1980 à 16.3 % aujourd’hui, soit un taux inférieur à la moyenne de 21.1 % de l’OCDE. 

Dans de nombreux pays de l’OCDE, une forte proportion de la population est en surpoids ou obèse. Au Canada, le taux d’obésité atteignait 24.2%, soit un taux supérieur à moyenne de 17.8% de la population de l’OCDE. Au Canada, 2 hommes sur 3 sont en surpoids et 1 personne sur 4 est obèse mais l’augmentation de ces taux est l’une des plus lentes à travers l’OCDE. La prévalence croissante de l’obésité laisse présager une augmentation des problèmes de santé de type diabète, maladies cardiovasculaires et asthme et une hausse des dépenses de santé.

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », 88 % des canadiens répondent “oui”, contre un pourcentage moyen de 69 % dans l’ensemble de l’OCDE. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 71 % à le faire, contre 66 % des femmes. Au Canada, il y a peu de différence entre les genres, les hommes sont 89% à se déclarer en bonne santé et les femmes, 88%. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste. Environ 79% des 20 % les moins aisés se déclaraient en « bonne » ou en « très bonne » santé, contre environ 95 % des 20 % les plus aisés.

Indicateurs

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur ou le bien-être subjectif en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles aux données objectives pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les canadiens l’évaluent à 7.4, ce qui est supérieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est également vrai pour le Canada, où la note est de 7.3 pour les hommes, ce qui n’est que légèrement inférieur à la note de 7.5 donnée par les femmes. En revanche, le niveau d’éducation influe sur le bien-être subjectif. Alors que les canadiens diplômés de l’enseignement primaire ont un niveau de satisfaction de 7.5, ce score atteint 7.7 pour les diplômés de l’enseignement tertiaire.

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi mesuré comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. Au Canada, 82 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce taux est plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 80%.

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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. Au Canada, 1.3 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux inférieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE et le taux le plus bas de la zone OCDE. Il n’y a pas de différence entre hommes et femmes.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides au Canada est de 1.6 pour 100 000 habitants, soit légèrement plus bas que le taux moyen de l’OCDE, de 2.2. Le taux d’homicides est de 2.4 pour les hommes, contre 0.8 pour les femmes.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. 

Près de 81 % des personnes interrogées au Canada déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre supérieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes. Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables.

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays. 

Les individus consacrent entre un dixième et un cinquième de leur temps à une activité non rémunérée. Les modèles de rôle continuent d’influer sur la répartition des taches domestiques dans la famille : les hommes sont plus susceptibles de consacrer plus d’heures à un travail rémunéré, tandis que les femmes passent plus de temps à des tâches domestiques non rémunérées. Au Canada, les hommes consacrent 146 minutes par jour à cuisiner, faire du ménage et s’occuper des enfants, soit un niveau plus élevé que la moyenne de 131 minutes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. Toutefois, ce temps est bien plus court que les 248 minutes que les femmes canadiennes consacrent, en moyenne, chaque jour aux tâches domestiques. 

Un autre aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les canadiens travaillent 1 702 heures par an, soit moins que  la durée de travail moyenne dans l’OCDE, de 1 776 heures. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. Au Canada, environ 4 % des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux nettement moins élevé que celui de 9 % observé dans l’OCDE. Globalement, les hommes consacrent plus de temps à un travail rémunéré : au Canada, le pourcentage de salariés travaillant de très longues heures atteint 6% chez les hommes, contre 1 % chez les femmes. 

En outre, plus une personne travaille, moins elle consacre de temps à d’autres activités, qu’il s’agisse de loisirs ou de temps pour soi. La quantité et la qualité du temps consacré aux loisirs constituent des facteurs importants du bien-être général d’un individu et peuvent procurer des bénéfices supplémentaires en termes de santé physique et mentale. Au Canada, la durée moyenne consacrée à prendre soin de soi (manger, dormir, etc.) et à ses loisirs (voir des amis ou de la famille, passe-temps favoris, jeux, ordinateur, télévision, etc.) représente 64 % de la journée, soit 14.3 heures et moins que la moyenne de l’OCDE, de 14.9 heures. Le fait de consacrer moins d’heures à une activité rémunérée ne signifie pas nécessairement pour les femmes qu’elles ont plus de loisirs. Au Canada, les hommes comme les femmes consacrent approximativement 14 heures par jour à prendre soin d’eux et à leurs loisirs.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Un soutien aux services de garde d’enfants pourrait aider les familles vulnérables 

Le Canada obtient de bons résultats sur un certain nombre d’indicateurs essentiels concernant la famille : le taux de fécondité (1,7 enfant par femme), l’écart de salaire entre hommes et femmes (20 % au salaire médian) et le taux de pauvreté des enfants (près de 15 %) se situent tous autour de la moyenne de l’OCDE. Le taux d’emploi des femmes est plus élevé dans la plupart des pays membres et les résultats scolaires des élèves, évalués lors des tests du PISA à l’écrit, font partie des meilleurs de l’OCDE. Cependant, le taux de préscolarisation des enfants de moins de six ans est plus faible (40 %) qu’en moyenne dans l’OCDE. 

Le Canada est un pays fédéral dont chaque province applique sa propre politique familiale. De toutes les provinces, le Québec semble disposer de la série la plus complète de mesures favorables à la famille, notamment des mesures de soutien à la garde d’enfants pendant et en dehors des heures scolaires, des aides pour les parents qui travaillent et un congé paternité. Toutefois, le prix et la qualité des services de garde d’enfants restent problématiques dans tout le pays. 

Les parents isolés sont particulièrement vulnérables : les coûts de garde d’enfants qu’ils assument figurent parmi les plus élevés de la zone OCDE. Il serait souhaitable d’investir davantage dans les services de garde d’enfants, pour réduire les coûts pris en charge par les parents comme pour améliorer la qualité des services, avec à la clé des effets bénéfiques sur le développement des enfants.

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