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Comment va la vie?

Le Chili a fait des progrès considérables ces dernières années en ce qui concerne l’amélioration de la qualité de vie de ses citoyens, avec une croissance robuste et une réduction de la pauvreté constante depuis les années 90. Néanmoins, le Chili se trouve en dessous de la moyenne dans plusieurs rubriques de l’Indicateur du vivre mieux.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. Au Chili, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 11 039 USD par an, soit moins que la moyenne de 23 047 dollars dans les pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ treize fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis. 

En termes d’emploi, plus de 61 % des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau moins élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 74 % des hommes ont un emploi rémunéré, contre 49 % des femmes. Les actifs au Chili travaillent 2 047 heures par an, autrement dit plus que dans la plupart des pays de l’OCDE où la moyenne est de 1 776 heures. Environ 16 % des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux plus élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE, avec 20 % d’hommes travaillant de très longues heures contre 10 % pour les femmes.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. Au Chili, 71 % des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit moins que la moyenne de l’OCDE de 74%. Il y a peu de différence entre les hommes et les femmes, 72 % des hommes décrochant un tel diplôme, contre 71 % des femmes. Pour ce qui est de la qualité de son système éducatif, le score moyen au Chili pour la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 439, score inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les garçons dépassent les filles de 3 points en moyenne, contre un écart moyen de 9 points dans l’OCDE en faveur des filles.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance au Chili est d’environ 78 ans, soit 2 ans de moins que la moyenne de l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 81 années contre 76 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 53 microgrammes par mètre cube, un niveau nettement supérieur à ceux enregistrés dans la plupart des pays de l’OCDE (21 microgrammes). Le Chili pourrait également améliorer sa performance en termes de gestion de la qualité de l’eau, 77 % de ses habitants se disant satisfait de la qualité de leur eau, un résultat inférieur à la moyenne de l’OCDE de 84 %.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance est modéré et le degré de participation des citoyens élevé au Chili. Dans l’ensemble, 82 % des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 90 % en moyenne dans l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, s’est élevé à 88 % lors des dernières élections, soit un taux plus élevé que la moyenne de l’OCDE qui s’établit à 72 %. Au Chili, la participation électorale est de 90 % pour les 20% les plus aisés, contre 92 % pour les 20% les plus modestes. Cette différence moins large que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 12 points de pourcentage, témoigne d’une certaine cohésion sociale autour des institutions démocratiques.

En général, les Chiliens sont moins satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. Au Chili, 77 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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Chili dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. Au Chili, les ménages consacrent en moyenne 18 % de leur revenu disponible brut ajusté au logement, ce qui est inférieur à la moyenne de la zone OCDE (21 %).

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. Au Chili, 76 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE. Ce faible niveau de satisfaction subjective reflète les performances mitigées du Chili au regard des indicateurs objectifs sur le logement.

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. Au Chili, le logement moyen comprend 1.3 pièces par personne, contre 1.6 pièces par personne en moyenne dans la zone OCDE. S’agissant des équipements de base, on estime que 90.6 % des logements chiliens disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, l’un des taux les plus bas de l’OCDE dont la moyenne s’établit à 97.8 %.

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. Au Chili, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 11 039 USD par an, moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 23047 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. Au Chili, le patrimoine financier net moyen des ménages est estimé à 16 972 USD, beaucoup moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 40 516 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. Au Chili, le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20 % de ménages les plus aisés est de 31 040 USD par an, alors que le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20% les plus modestes est 2 392 USD par an. 

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. Au Chili, près de 61 % de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est bien inférieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE. En règle générale, les taux d’emploi des plus éduqués sont supérieurs : on estime à 72 % le pourcentage des diplômés de l’enseignement supérieur ayant un emploi rémunéré au Chili, contre 58 % pour les personnes n’ayant pas atteint le deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Cette différence de 14 points de pourcentage, largement inférieure à la moyenne de 37 points de pourcentage de l’OCDE, donne à penser que le marché du travail au Chili est relativement ouvert. 

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 49 % à occuper un emploi au Chili. Ce chiffre est inférieur à la moyenne de 60 % de l’OCDE et est largement inférieur au taux d’emploi masculin, de 74 %. Cet écart de 25 points de pourcentage entre les genres est bien plus élevé que la moyenne de 12 points de pourcentage de l’OCDE et indique que le Chili pourrait améliorer les possibilités d’emploi des femmes. 

Les jeunes chiliens de 15 à 24 ans font également face à certaines difficultés, avec un taux de chômage de 17.5 %, contre 16.2 % pour la moyenne de l’OCDE. Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. 

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 15 820 USD par an au Chili, contre 34 466 USD en moyenne dans l’OCDE.

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. Au Chili, environ 56 % des personnes interrogées déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, un chiffre supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui est de 48%.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. Au Chili, 82 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, alors que la moyenne s’établit à 90 % dans les pays de l’OCDE. La différence entre hommes et femmes est de 6 points de pourcentage, puisque le pourcentage s’établit à 79 % au sein de la population masculine et à 85 % au sein de la population féminine. Si le sexe joue peu sur le réseau social, il existe cependant un lien clair entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction. Au Chili, environ 75 % des personnes ayant seulement reçu un enseignement primaire  déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 89 % des personnes ayant atteint un niveau d’enseignement supérieur. 

Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. Les individus socialement isolés ont du mal à s’insérer en tant qu’acteurs de la société et à combler leurs aspirations personnelles.

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, 83% des diplômés de l’enseignement supérieur ont un emploi, contre seulement 56% des personnes n’ayant qu’un diplôme de l’enseignement secondaire.  Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.

En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

Au Chili, 71 % des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau inférieur à la moyenne de 74 % de l’OCDE. Ce constat est un peu plus vrai pour les hommes, 72% d’entre eux décrochant un tel diplôme, contre 71 % de femmes. Cet écart, d’un point de pourcentage, est inférieur à l’écart moyen  au sein de l’OCDE de 2 points de pourcentage. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir du Chili), 87% des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre supérieur à la moyenne de 82 % de l’OCDE.

Les chiliens peuvent espérer accomplir 16.2 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat proche de la moyenne la moyenne des pays de l’OCDE de 16.5 années. Ce nombre d’années d’études escomptées  reflète les bons résultats du Chili dans le niveau d’éducation de ses 25-34 ans.  

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

Le score moyen au Chili pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 439, score inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les garçons dépassent les filles de 3 points en moyenne, contre un écart moyen de 9 points dans l’OCDE en faveur des filles.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. Au Chili, 99 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, un écart similaire à la différence moyenne au sein de l’OCDE. Ceci semble indiquer que le système scolaire chilien prodigue un enseignement de qualité, indépendamment du milieu dont sont issus ses élèves. 

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. La pollution de l’air est un problème environnemental majeur, qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial  à l’horizon 2050. En ville, où elle est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, la pollution de l’air est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections  respiratoires ponctuelles et  maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou  le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Les concentrations en PM10 – des particules inférieures à 10 microns qui peuvent passer dans les parties les plus profondes des poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE, car ces particules peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. Au Chili, la concentration en PM10 de 53.3 microgrammes par mètre cube est largement supérieure aux 22 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE et est de loin le niveau le plus élevé au sein de l’OCDE, ainsi qu’au seuil recommandé de 20 microgrammes par mètre cube établi par l’Organisation mondiale de la santé. 

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. Au Chili, 77% de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau. Ce chiffre est inférieur à la moyenne pour l’ensemble de l’OCDE, qui se situe à 84 %. 

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. 51 % des personnes au Chili déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, ce qui est légèrement moins élevé que la moyenne OCDE, de 56 %. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation au Chili était de 88 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est plus élevé que la moyenne OCDE, de 73 %.

Quoique le droit de vote soit universel dans tous les pays membres de l’OCDE, tous ceux qui en jouissent ne l’exercent pas. Si de manière générale, hommes et femmes votent autant, le niveau de revenu peut fortement influencer la participation électorale. Au Chili, la participation électorale est de 92% pour les 20% les plus aisés, contre 87% pour les 20% les plus modestes. Cette différence de seulement 5%, moins élevée que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 7%, témoigne d’une certaine cohésion sociale autour des institutions démocratiques.

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques.

La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. Les gens au Chili peuvent effectuer une demande d’information par écrit, en ligne ou en personne, mais pas encore par téléphone. En outre, aucunes dispositions n’est prévu pour l’anonymat ou de protections contre les mesures de rétorsion.

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. L’espérance de vie à la naissance s’établit à 78 ans au Chili, soit près de deux ans de moins que la moyenne OCDE de 80 ans. L’espérance de vie des femmes est de 81 ans, contre 76 ans pour les hommes. Cet écart de 5 années entre les genres avoisine la différence moyenne de 6 années pour l’ensemble de l’OCDE, où l’espérance de vie est de 83 ans pour les femmes et de 77 ans pour les hommes.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs tels que le niveau de vie, le mode de vie, l’éducation et les facteurs environnementaux jouent un rôle. Au Chili, en 2010, les dépenses de santé totales représentaient 8.0 % du PIB, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établissait à 9.5 %. Le Chili se classe également au-dessous de la moyenne de l’OCDE en termes de dépenses de santé unitaires avec une dépense de 1 202 USD par personne en 2010, contre une moyenne OCDE de 3 268 USD. Au Chili, les dépenses de santé ont augmenté en termes réels de 8.7 % par an en moyenne entre 2000 et 2009, une augmentation plus rapide que la hausse moyenne de 4.7% des pays de l’OCDE et qui s’est établit encore à 7.1% en 2010.

Partout à travers l’OCDE, la consommation de tabac et la prise de poids excessive restent des facteurs de risque importants pour de nombreuses maladies chroniques. Au Chili, la proportion d’adultes qui fument quotidiennement est de 29.8 %, un taux supérieur à la moyenne de 21.1 % de l’OCDE

Dans de nombreux pays de l’OCDE, une forte proportion de la population est en surpoids ou obèse. Le taux d’obésité au Chili était de 25.1%, soit un taux considérablement plus élevé que la moyenne de l’OCDE, qui s’établit à 17.8%. La prévalence croissante de l’obésité laisse présager une augmentation des problèmes de santé de type diabète, maladies cardiovasculaires et asthme et une hausse des dépenses de santé.

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », 59 % des chiliens répondent “oui”, contre un pourcentage moyen de 69 % dans l’ensemble de l’OCDE. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 71 % à le faire, contre 66 % des femmes. Au Chili, 67% des hommes ont répondu positivement contre 51% des femmes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste. Environ 49% des 20 % les moins aisés se déclaraient en « bonne » ou en « très bonne » santé, contre environ 69 % des 20 % les plus aisés. 

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur ou le bien-être subjectif en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles aux données objectives pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les chiliens l’évaluent à 6.5, soit une note proche de la moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est également vrai pour le Chili, où la note est de 6.7 pour les hommes, ce qui n’est que légèrement supérieur à la note de 6.4 donnée par les femmes. En revanche, le niveau d’éducation influe sur le bien-être subjectif. Alors que les chiliens diplômés de l’enseignement primaire ont un niveau de satisfaction de 6.0, ce score atteint 7.4 pour les diplômés de l’enseignement tertiaire.

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi mesuré comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. Au Chili, 77 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce taux est inférieur à la moyenne de l’OCDE, de 80 %.

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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. Au Chili, 8.3 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux supérieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. L’écart entre hommes et femmes est faible, avec respectivement 8.4% et 8.1%.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides au Chili est de 3.7 pour 100 000 habitants, un chiffre plus élevé que le taux moyen de l’OCDE, de 2.2. En comparaison, l’écart hommes-femmes est relativement élevé puisque le taux d’homicides est de 6.5 pour les hommes, contre 1.0 pour les femmes.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE.

Près de 46 % des personnes interrogées au Chili déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre inférieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes. Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables.

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays. 

Un aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les chiliens travaillent 2 047 heures par an, l’un des niveaux les plus élevés à travers l’OCDE où la durée de travail moyenne est de 1 776 heures. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. Au Chili, environ 16% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux légèrement moins élevé que celui de 9 % observé dans l’OCDE. Globalement, les hommes consacrent plus de temps à un travail rémunéré : au Chili, le pourcentage de salariés travaillant de très longues heures atteint 20 % chez les hommes, contre 10% chez les femmes.

 

 

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