Le saviez-vous?

Population
9.2
mil.
Énergies renouvelables
35.24
%

Comment va la vie?

La Suède obtient d’excellents résultats sur les indicateurs du bien-être et figure d’ailleurs parmi les pays les plus performants sur de nombreux critères de l‘Indicateur Vivre mieux.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. En Suède, le revenu moyen est de 26 633 USD par an, soit plus que la moyenne de 22 387 dollars dans les pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ quatre fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis.

En termes d’emploi, plus de 73% des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau plus élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 75% des hommes ont un emploi rémunéré, contre 70% des femmes. Les actifs en Suède travaillent 1624 heures par an, autrement dit moins que dans la plupart des pays de l’OCDE où la moyenne est de 1749 heures. Seulement 1% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux nettement moins élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. En Suède, 86% des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit plus que la moyenne de l’OCDE de 74%. Ce constat est un peu plus vrai pour les femmes, 87% d’entre elles décrochant un tel diplôme, contre 84% des hommes. Le score moyen pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 496 aux derniers tests de PISA, score très proche de la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 17 points en moyenne, plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance en Suède est de presque 82 ans, soit deux ans de plus que la moyenne de la zone OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 84 années contre 80 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 11 microgrammes par mètre cube, un niveau nettement inférieur à la moyenne de 22 microgrammes dans la zone OCDE. La Suède est également performante dans sa gestion de la qualité de l’eau, 97% de ses habitants se disant satisfaits de la qualité de leur eau.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance et le degré de participation des citoyens sont élevés en Suède. Dans l’ensemble, 92% des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, légèrement plus que la moyenne de 91 % de l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, était de 82% lors des dernières élections, soit un taux plus élevé que la moyenne de l’OCDE. La participation électorale est de 86% pour les 20% les plus aisés, contre 80% pour les 20% les plus modestes. Cette différence de 6%, moins large que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 7%, témoigne d’une grande cohésion sociale autour des institutions démocratiques.

En général, les Suédois sont plus satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. 85% des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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Suède dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. En Suède, les ménages consacrent en moyenne 22 % de leur revenu net disponible au logement, ce qui est égal à la moyenne de la zone OCDE (22) %.

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. En Suède, 92 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE. Ce haut niveau de satisfaction subjective reflète les bonnes performances de la Suède au regard des indicateurs objectifs sur le logement.

 

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. En Suède, le logement moyen comprend 1.8 pièces par personne, contre 1.6 pièces par personne en moyenne dans la zone OCDE. S’agissant des équipements de base, on estime que la quasi-totalité des logements suédois disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, ce qui est supérieur à la moyenne de la zone OCDE, qui s’établit à 97.8 %.

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. En Suède, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 26 633 USD par an, plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 22 387 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. En Suède, le patrimoine moyen des ménages est estimé à 38 616 USD, très proche de la moyenne de l’OCDE, de 36 238 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. En Suède, le revenu des 20 % de ménages les plus aisés est de 46 543 USD par an, alors que les 20% les plus modestes vivent avec 12 077 USD par an.

Indicateurs

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. En Suède, près de 73 % de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est bien supérieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE. En règle générale, les taux d’emploi des mieux lotis dans la société sont supérieurs à ceux des moins bien lotis : 88 % des 20 % de personnes les plus aisées occupent un emploi rémunéré en Suède, contre 53 % pour les 20 % les plus modestes. Cette différence de 35%, équivalente à la moyenne de l’OCDE, donne à penser que le marché du travail en Suède est relativement ouvert.

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 70 % à occuper un emploi en Suède. Ce chiffre est supérieur à la moyenne de 59 % de l’OCDE et s’approche du taux d’emploi masculin, de 75 %. Cet écart de 5 % entre les genres est moins large que la différence moyenne au sein des pays de l’OCDE de 13% et indique que la Suède est parvenue à surmonter les contraintes et obstacles auxquels peuvent être confrontées les femmes dans leur accès au travail.

Les jeunes suédois de 15 à 24 ans en revanche font face à certaines difficultés, avec un taux de chômage de 25,2%, contre 16.7 % pour la moyenne de l’OCDE.

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 1,4 % en Suède, un chiffre inférieur à la moyenne de 3,0 % de l’OCDE. Il n’existe guère de différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée. En Suède, le taux de chômage de longue durée chez les hommes est légèrement plus élevé que celui des femmes, avec respectivement 1,5% et 1,2%.

 

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 36766 USD par an en Suède, contre 34 033 USD en moyenne dans l’OCDE. Pour autant, tout le monde ne gagne pas cette somme. Si les 20 % les plus aisés gagnent 60950 USD par an, les 20 % les plus modestes vivent avec 21953 USD par an.

La sécurité de l’emploi constitue un autre facteur essentiel de sa qualité. Les salariés en contrat de travail à durée déterminée ont souvent plus de risques de perdre leur emploi que les salariés en contrat à durée indéterminée. En Suède, les salariés sous contrat d’au maximum six mois représentent près de 13 % de l’ensemble des salariés, soit un chiffre légèrement plus élevé que la moyenne de l’OCDE-30, égale à 10%. Ce chiffre suggère qu’il conviendrait d’inciter les employeurs suédois à plus de stabilité dans les contrats de travail.

 

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. Ceux qui pratiquent le bénévolat ont tendance à être plus satisfaits de leur existence que les autres. Le temps consacré à des activités bénévoles contribue, en outre, à une société civile robuste. En moyenne, les Suédois consacrent 4 minutes par jour à des activités bénévoles, un chiffre en accord avec la moyenne de la zone OCDE. En outre, près de 48 % des Suédois interrogés déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, un chiffre légèrement supérieur à la moyenne de la zone OCDE, qui est de 47 %.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. En Suède, près de 92 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, alors que la moyenne de la zone OCDE est de 91 %. Il y a une légère différence entre les hommes et les femmes, puisque le pourcentage s’établit à 91 % au sein de la population masculine et à 93 % au sein de la population féminine. Il n’existe pas de lien en Suède entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction et le revenu, puisque en moyenne 91 % des habitants déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, qu’ils appartiennent au bas ou au haut de l’échelle.

 

Indicateurs

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, les hommes diplômés de l’enseignement supérieur ont 18 % plus de chances de trouver un emploi et les femmes, 32 % . Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.
En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

En Suède, 86% des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau supérieur à la moyenne de 74% de l’OCDE. A travers l’OCDE, légèrement plus d’hommes âgés de 25 à 64 ans ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, par rapport aux femmes de la même tranche d’âge. En Suède, cependant, 87% des femmes ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, contre 84% des hommes. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir de la Suède), 91% des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre également supérieur à la moyenne de 81 %.

Les suédois peuvent espérer accomplir 19 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat supérieur à la moyenne de 17 années des pays de l’OCDE. Ce nombre élevé d’années d’études escomptées reflète les bons résultats de la Suède dans le niveau d’éducation de ses 25-34 ans.

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

Le score moyen en Suède pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 496, score légèrement inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 17 points, bien plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. En Suède, 99 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, soit un écart équivalent à la différence moyenne au sein de l’OCDE. Ceci semble indiquer que le système scolaire suédois prodigue un enseignement de bonne qualité, indépendamment du milieu dont sont issus ses élèves.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Améliorer les résultats scolaires des élèves issus de l’immigration

Avec près de 20 % de ses élèves du premier cycle du secondaire parlant une autre langue que le suédois et plus de cent langues parlées dans tout le pays, la Suède est loin d’avoir une population homogène. En outre, plus de 13 % de ses résidents sont nés à l’étranger.
Pour faire face à cette diversité, la Suède s’est résolument engagée en faveur de l’apprentissage de la langue suédoise par les immigrants adultes comme par leurs enfants scolarisés. En conséquence, les résultats scolaires des enfants issus de l’immigration en Suède sont impressionnants.

Pour ces enfants, la Suède a mis en place un programme d’immersion intensif analogue à ceux d’autres pays qui ont su réduire l’écart de résultats entre les enfants issus de l’immigration et les autres, comme par exemple l’Australie, le Canada, les Pays-Bas et la Suisse.

Les enfants d’âge scolaire récemment arrivés doivent obligatoirement apprendre le suédois en seconde langue dans le cadre d’un programme scolaire de base. L’objectif est qu’ils atteignent un niveau de langue suffisant pour comprendre et exprimer des idées complexes à l’oral et à l’écrit. Les élèves récemment arrivés suivent le programme « seconde langue » pendant 6 à 12 mois en moyenne, puis ils rejoignent le cursus scolaire général, tout en bénéficiant du programme « d’aide à l’étude dans la langue maternelle », grâce auquel des enseignants les accompagnent pendant cette période de transition. Ces enseignants travaillent souvent avec des petits groupes d’élèves issus de l’immigration, au sein de la classe.

L’apprentissage de la langue n’est pas considéré comme une priorité uniquement pour les élèves issus de l’immigration, il est également jugé important pour leurs parents et les autres adultes. Comme il a déjà été mentionné, la Suède garantit aux adultes 240 heures de cours de langue gratuites dans le cadre de son programme « Le suédois pour les immigrants », qui est axé sur la préparation des immigrants au monde du travail.

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. Un environnement sain est source de satisfaction, il améliore le bien-être mental, et permet à chacun de se remettre du stress de la vie quotidienne et de réaliser une activité physique. L’accès aux espaces verts, par exemple, est un aspect essentiel de la qualité de la vie. En Suède, 2 % des habitants estiment que leur accès aux espaces verts est insuffisant, proportion largement inférieure à la moyenne européenne de 12 % .

La pollution atmosphérique extérieure constitue un problème environnemental important qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial à l’horizon 2050.

En ville, où cette pollution est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, elle est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections respiratoires ponctuelles et maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. En Suède, la concentration en PM10de 10.5 microgrammes par mètre cube est inférieure aux 22 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE.

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. En Suède, 97 % de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau. À en juger par ce chiffre, supérieur à la moyenne de 85 % pour l’ensemble de l’OCDE, la Suède réussit à fournir de l’eau de bonne qualité à ses habitants.

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. 65 % des personnes en Suède déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, ce qui est plus élevé que la moyenne OCDE, de 56 %. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation en Suède était de 82 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est beaucoup plus élevé que la moyenne OCDE, de 73 %.

Quoique le droit de vote soit universel dans tous les pays membres de l’OCDE, tous ceux qui en jouissent ne l’exercent pas. Si de manière générale hommes et femmes votent autant, en Suède, le taux de participation électorale des femmes est plus élevé de près de 4%. Cet écart sous-tend une différence de perception du fonctionnement des institutions démocratiques. Le niveau de revenu peut également fortement influencer la participation électorale. En Suède, la participation électorale est de 86% pour les 20% les plus aisés, contre 80% pour les 20% les plus modestes. Cette différence de 6%, moins élevée que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 7%, témoigne d’une certaine cohésion sociale autour des institutions démocratiques.

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques.

La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. Les gens en Suède peuvent effectuer une demande d’information par écrit, en ligne ou en personne – ce qui facilite grandement le processus de la législation sur la liberté d’information. Il y a même des dispositions pour l’anonymat et contre les mesures de rétorsion – des protections importantes que peu de pays de l’OCDE ont adoptées. En conséquence, la Suède possède l’une des législations sur la liberté d’information les plus accessibles de la zone OCDE.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Renforcer les consultations avec les entreprises

La Suède attache une grande importance au principe de transparence, et ce, depuis le dix-huitième siècle. La transparence est consacrée au plus haut niveau par deux des quatre lois fondamentales de la Constitution.

La consultation publique fait partie intégrante de l’élaboration des projets de loi. Par exemple, des commissions d’enquête sont formées pour consulter un large public et une grande quantité d’informations sur leur travail est rendue publique. De plus, les pouvoirs publics ont renforcé l’exigence de consultation des entreprises par suite d’une recommandation de l’OCDE sur ce sujet datant de 2007. Ainsi, plusieurs ministères ont créé des groupes de travail avec des représentants d’entreprise afin de recenser leurs principaux sujets de préoccupation.

La procédure de consultation faisant souvent intervenir des interlocuteurs officiels, le risque est que les citoyens ordinaires soient laissés à l’écart du processus. C’est pourquoi l’OCDE encourage l’emploi de nouvelles approches telles que les consultations sur Internet afin de toucher un large public.

Indicateurs

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. En 2010, l’espérance de vie en Suède était de 82 ans, soit 2 années de plus que à la moyenne OCDE. L’espérance de vie des femmes est de 84 ans, contre 80 ans pour les hommes. Cet écart de 4 années entre les genres est moins large que la différence moyenne de l’ensemble de l’OCDE de 6 années.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs jouent sur l’espérance de vie (niveau de vie, mode de vie, niveau d’instruction et facteurs environnementaux). Le total des dépenses de santé représente 10 % du PIB en Suède, ce qui est légèrement au-dessus de la moyenne OCDE, de 9,6 %. Les États-Unis sont, de loin, le pays qui dépense le plus pour la santé en pourcentage de leur économie (avec 16,0 % de leur PIB dédié à la santé en 2008), suivis de la France (11,2 %) et de la Suisse (10,7 %). La Suède dépense plus pour la santé que beaucoup de pays de l’OCDE, avec des dépenses de 3 470 USD en 2008, par rapport à une moyenne OCDE, de 3 060 USD. Les pays avec le plus de dépenses de santé par personne en 2008 étaient les États-Unis (avec 7 538 USD par personne), suivis de la Norvège et de la Suisse (avec des dépenses de plus de 4 600 USD).

Partout dans l’OCDE, la consommation de tabac et le surpoids figurent en tête des facteurs de risque pour de nombreuses maladies chroniques.

La proportion d’adultes qui fument quotidiennement en Suède a diminué de 32,4 % en 1980 à 14,5 % en 2006, le taux le plus bas de l’OCDE, et bien au-dessous de la moyenne OCDE, de 23,3 %. Ce recul de la consommation de tabac est en grande partie dû aux campagnes de sensibilisation, à l’interdiction de la publicité et à l’augmentation des taxes. Le taux d’obésité en Suède est peu élevé par rapport à la plupart des pays de l’OCDE. Environ une personne sur dix est obèse en Suède, mais plus de la moitié des hommes et un tiers des femmes sont en surpoids. De grandes disparités sociales existent en Suède pour les hommes et pour les femmes. Les femmes avec un faible niveau d’étude sont deux fois plus susceptibles d’être en surpoids que les femmes instruites. La tendance est moins tranchée chez les hommes, mais est plus importante que dans la plupart des pays de l’OCDE. La prévalence croissante de l’obésité laisse présager une augmentation des problèmes de santé (diabète, maladies cardiovasculaires et asthme, par exemple) et un coût de la santé plus élevé à l’avenir.

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », 79% des suédois répondent “oui”, ce qui est légèrement plus que la moyenne OCDE, de 70 %. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 72 % à le faire, contre 67 % des femmes. En Suède, 81% des hommes ont répondu positivement contre 77% des femmes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste. En 2010, environ 82% des 20 % les moins aisés se déclaraient en « bonne » ou en « très bonne » santé, contre 89% des 20 % les plus aisés.

Indicateurs

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les suédois l’évaluent à 7.3, ce qui est supérieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est également vrai pour la Suède, où hommes et femmes ont évalué leur vie au même niveau de satisfaction. En revanche, le statut social influe fortement sur le bien-être subjectif. Alors que les 20 % des suédois qui occupent le bas de l’échelle ont un niveau de satisfaction de 6.7, ce score atteint 7.7 pour les 20 % qui occupent le haut de l’échelle .

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi défini comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. En Suède, 85% des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce taux est plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 80 %.


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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. En Suède, 5.1 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux supérieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. L’écart entre hommes et femmes est légèrement inférieur à 1 %.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides en Suède est de 1.0 pour 100 000 habitants, soit inférieur au taux moyen de l’OCDE, de 2.1, et l’un des plus faibles de la zone. Le taux d’homicides est de 1.3 pour les hommes, contre 0.7 pour les femmes.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. Près de 79 % des personnes interrogées en Suède déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre supérieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes . Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables .

Le statut social a également une incidence sur les taux de victimisation et le sentiment de sécurité. Les personnes à plus haut niveau de revenu et d’éducation disent plus souvent se sentir en sécurité et sont moins exposées à la criminalité. Cette différence peut s’expliquer par le fait qu’elles peuvent s’équiper de meilleurs dispositifs de sécurité et sont moins au contact d’activités criminelles, de bandes de jeunes ou de trafiquants de drogues, par exemple. Il y a peu de différence en Suède entre les différents groupes de la société, et le taux d’agression pour les 20 % les plus aisés est supérieur de 0.9 % à celui des 20 % les plus modestes.

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays.

Les individus consacrent entre un dixième et un cinquième de leur temps à une activité non rémunérée. Les modèles de rôle continuent d’influer sur la répartition des taches domestiques dans la famille : les hommes sont plus susceptibles de consacrer plus d’heures à un travail rémunéré, tandis que les femmes passent plus de temps à des tâches domestiques non rémunérées . En Suède, les hommes consacrent 177 minutes par jour à cuisiner, faire du ménage et s’occuper des enfants, soit un niveau plus élevé que la moyenne de 131 minutes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. Toutefois, ce temps est bien plus court que les 249 minutes que les femmes suédoises consacrent, en moyenne, chaque jour aux tâches domestiques.

Un autre aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les suédois travaillent 1 624 heures par an, soit moins que la durée de travail moyenne dans l’OCDE, de 1 749 heures. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. En Suède, à peine de 1% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux nettement moins élevé que celui de 9 % observé dans l’OCDE. Globalement, les hommes consacrent plus de temps à un travail rémunéré : en Suède, le pourcentage de salariés travaillant de très longues heures est de 2% chez les hommes, contre 1% chez les femmes.

En outre, plus une personne travaille, moins elle consacre de temps à d’autres activités, qu’il s’agisse de loisirs ou de temps pour soi. La quantité et la qualité du temps consacré aux loisirs constituent des facteurs importants du bien-être général d’un individu et peuvent procurer des bénéfices supplémentaires en termes de santé physique et mentale. En Suède, la durée moyenne consacrée à prendre soin de soi (manger, dormir, etc.) et à ses loisirs (voir des amis ou de la famille, passe-temps favoris, jeux, ordinateur, télévision, etc.) représente 65 % de la journée, soit 15.1 heures et plus que la moyenne de l’OCDE, de 14.8 heures. Le fait de consacrer moins d’heures à une activité rémunérée ne signifie pas nécessairement pour les femmes qu’elles ont plus de loisirs. En Suède, les hommes comme les femmes consacrent approximativement 15 heures par jour à prendre soin d’eux et à leurs loisirs.

Indicateurs

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