Le saviez-vous?

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Comment va la vie?

Les États-Unis obtiennent d’excellents résultats sur les indicateurs du bien-être et figurent d’ailleurs parmi les pays les plus performants sur de nombreux critères de l’Indicateur Vivre mieux.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. Aux États-Unis, le revenu moyen est de 37 708 USD par an, soit plus que la moyenne de 22 387 dollars dans les pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ huit fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis.

En termes d’emploi, 67% des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau légèrement plus élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 71% des hommes ont un emploi rémunéré, contre 62% des femmes. Les actifs aux États-Unis travaillent 1778 heures par an, autrement dit plus que dans la plupart des pays de l’OCDE où la moyenne est de 1749 heures. Près de 11% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux plus élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE, avec 15% d’hommes travaillant de très longues heures contre seulement 6% pour les femmes.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. Aux États-Unis, 89% des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit plus que la moyenne de l’OCDE de 74%. Ce constat est un peu plus vrai pour les femmes, 88% d’hommes décrochant un tel diplôme, contre 90% de femmes. Le score moyen aux derniers tests PISA pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 496, score très proche de la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 3 points en moyenne, moins que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance aux États-Unis est de presque 79 ans, soit un an de moins que la moyenne de l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 81 années contre 76 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 19 microgrammes par mètre cube, un niveau inférieur à ceux enregistrés dans la plupart des pays de l’OCDE. Les États-Unis sont également performants dans leur gestion de la qualité de l’eau, 86% des habitants se disant satisfaits de la qualité de leur eau.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance et le degré de participation des citoyens sont élevés aux États-Unis. Dans l’ensemble, 92% des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 91 % en moyenne dans l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, était de 90% lors des dernières élections, soit un taux plus élevé que la moyenne de l’OCDE. La participation électorale est proche de 100% pour les 20% les plus aisés, contre 72% pour les 20% les plus modestes. Cette différence, plus large que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 7%, indique qu’une plus forte cohésion sociale pourrait être bâtie autour des institutions démocratiques.

En général, les Américains sont plus satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. 83% des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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États-Unis dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. Aux États-Unis, les ménages consacrent en moyenne 20 % de leur revenu net disponible au logement, ce qui est inférieur à la moyenne de la zone OCDE (22) %.

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. Aux États-Unis, 86 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE.

 

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. S’agissant des équipements de base, on estime que la quasi-totalité des logements aux États-Unis disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, ce qui est supérieur à la moyenne de la zone OCDE, qui s’établit à 97.8 %.

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. Aux États-Unis, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 37 708 USD par an, plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 22 387 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. Aux États-Unis, le patrimoine moyen des ménages est estimé à 102 075 USD, beaucoup plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 36 238 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

 

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. Aux États-Unis, le revenu des 20 % de ménages les plus aisés est de 81 878 USD par an, alors que les 20% les plus modestes vivent avec 10 591 USD par an.

Indicateurs

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. Aux États-Unis, près de 67 % de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est légèrement supérieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE. En règle générale, les taux d’emploi des mieux lotis dans la société sont supérieurs à ceux des moins bien lotis : 83 % des 20 % de personnes les plus aisées occupent un emploi rémunéré aux États-Unis, contre 40% pour les 20 % les plus modestes. Cette différence de 43%, supérieure à la moyenne de 35 % de l’OCDE, donne à penser que le marché du travail aux États-Unis est relativement fermé.

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 62 % à occuper un emploi aux États-Unis. Si ce chiffre est supérieur à la moyenne de 59 % de l’OCDE, il est en revanche inférieur au taux d’emploi masculin, de 71 %. Cet écart de 9% entre les genres est moins important que la différence moyenne au sein de l’OCDE et indique que les États-Unis pourraient améliorer encore les possibilités d’emploi des femmes, mais qu’en général, le pays est parvenu à remédier aux contraintes et obstacles qui s’opposent à leur accès au travail.

Les jeunes américains de 15 à 24 ans en revanche font face à certaines difficultés, avec un taux de chômage e 18,4%, contre 16.7 % pour la moyenne de l’OCDE.

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 2,8 % aux Etats-Unis, un chiffre légèrement inférieur à la moyenne de 3,0 % de l’OCDE. Il n’existe guère de différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée à travers l’OCDE. Aux États-Unis cependant, la différence est relativement importante avec un taux de chômage de longue durée chez les hommes de 3,1 %, contre 2,4% pour les femmes.

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 52 607 USD par an aux États-Unis, contre 34 033 USD en moyenne dans l’OCDE. Pour autant, tout le monde ne gagne pas cette somme. Si les 20 % les plus aisés gagnent 109508 USD par an, les 20 % les plus modestes vivent avec 16682 USD par an.

La sécurité de l’emploi constitue un autre facteur essentiel de sa qualité. Les salariés en contrat de travail à durée déterminée ont souvent plus de risques de perdre leur emploi que les salariés en contrat à durée indéterminée. Aux États-Unis, les salariés sous contrat d’au maximum six mois représentent près de 11 % de l’ensemble des salariés, soit un chiffre légèrement plus élevé que la moyenne de l’OCDE-30, égale à 10%. Ce chiffre suggère qu’il conviendrait d’inciter les employeurs américains.

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. Ceux qui pratiquent le bénévolat ont tendance à être plus satisfaits de leur existence que les autres. Le temps consacré à des activités bénévoles contribue, en outre, à une société civile robuste. En moyenne, aux États-Unis, les gens consacrent 8 minutes par jour à des activités bénévoles, l’un des chiffres les plus élevés de la zone OCDE, où la moyenne s’établit à 4 minutes par jour. En outre, près de 65 % des personnes interrogés aux États-Unis déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, un chiffre nettement supérieur à la moyenne de la zone OCDE, qui est de 47 %.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. Aux États-Unis, 92 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, alors que la moyenne de la zone OCDE est de 91 %. Il y a peu de différence entre les hommes et les femmes, puisque le pourcentage s’établit à 93 % au sein de la population masculine et à 92 % au sein de la population féminine. Il existe un certain lien aux États-Unis entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction et le revenu. Environ 92 % des 20 % de la population qui occupent le bas de l’échelle déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre plus de 95 % des 20 % de la population qui occupent le haut de l’échelle.

Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. Les individus socialement isolés ont du mal à s’insérer en tant qu’acteurs de la société et à combler leurs aspirations personnelles. Près de 3 % des personnes interrogées aux États-Unis signalent ne fréquenter que « rarement » ou « jamais » des amis, des collègues ou d’autres personnes en société, l’un des pourcentages les plus bas de la zone OCDE, où la moyenne s’établit à 7 %.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Des solutions de logement innovantes pour favoriser la solidarité intergénérationnelle

La politique du logement peut encourager des formes de logement collectif telles que les logements partagés ou multigénérationnels. Ces types de logement peuvent à leur tour favoriser les liens entre membres d’une même famille et la solidarité entre générations au sein de la collectivité.

MEDcottage est une solution de logement modulaire et innovante permettant aux personnes âgées de rester dans leur cadre de vie ou à proximité des membres de leur famille. Ce module d’habitation, équipé des outils de surveillance et des technologies de l’information les plus récents, peut être placé provisoirement sur le terrain de personnes qui sont propriétaires de leur logement et raccordé à l’électricité et à l’eau courante. Le module béneficie aussi des nouvelles technologies. Par exemple, des capteurs détectent les chutes et alertent les intervenants. Cette solution, qui vise à offrir une alternative moins coûteuse que les maisons de retraite médicalisées, peut aider les familles à prendre soin de leurs aînés.

L’État de Virginie a adopté un projet de loi autorisant les familles à placer une unité de soins mobile sur leur propriété sans avoir à demander d’autorisation. Favoriser ce type d’arrangements privés peut soulager le système de santé public et les maisons de retraite. Cette logique répond aussi au désir de nombreuses personnes âgées de finir leurs vieux jours à domicile ou de rester à proximité de leur famille au lieu d’avoir à quitter leur logement.

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, les hommes diplômés de l’enseignement supérieur ont 18 % plus de chances de trouver un emploi et les femmes, 32 % . Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.

En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

Aux États-Unis, 89% des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau supérieur à la moyenne de 74% de l’OCDE. A travers l’OCDE, légèrement plus d’hommes âgés de 25 à 64 ans ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, par rapport aux femmes de la même tranche d’âge. Aux États-Unis, cependant, 90% des femmes ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, contre 88% des hommes. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir des États-Unis), 88% des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre supérieur à la moyenne de 81 %.

Les américains peuvent espérer accomplir 17 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat équivalent à la moyenne des pays de l’OCDE. Ce nombre d’années d’études escomptées reflète les bons résultats des États-Unis dans le niveau d’éducation de ses 25-34 ans.

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

Le score moyen aux États-Unis pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 496, score légèrement inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les résultats des filles et des garçons sont similaires aux Etats-Unis, contrairement à l’ensemble de l’OCDE où en moyenne les filles dépassent de 9 points les garçons.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. Aux États-Unis, 112 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, soit un écart supérieur à la différence moyenne au sein de l’OCDE de 99 points. Ceci semble indiquer que les étudiants issus de milieux plus favorisés reçoivent un enseignement de meilleure qualité au sein du système scolaire américain.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Un programme de formation des enseignants novateur à Boston

Le Boston Teacher Residency (BTR), créé en 2003, est un programme de formation des enseignants au titre duquel des diplômés d’université et des spécialistes de haut niveau sont recrutés et formés à l’enseignement dans les écoles de Boston. Ce programme met l’accent sur la maîtrise des compétences dont les enseignants auront besoin pour être efficaces dans les établissements publics, notamment la formation pratique et l’encadrement des stagiaires par des enseignants expérimentés.

Les stagiaires débutent le programme par deux mois de cours d’été, puis passent leur première année en classe sur un rythme de 4 jours par semaine, le cinquième étant réservé aux cours et séminaires. Cette méthode permet aux stagiaires d’acquérir en parallèle la théorie et la pratique. Après leur première année, ils reçoivent un certificat d’enseignement initial et une maîtrise en éducation, et continuent de bénéficier du soutien du BTR sous la forme de préparation pratique, de cours, de séminaires et de stages au sein de groupes de collaboration dans l’enceinte des établissements.

Une étude de l’impact du programme sur les résultats des élèves est en cours, mais les premiers indicateurs montrent que la réussite passe par une sélection rigoureuse à l’entrée, au terme de laquelle 13 % seulement des candidats sont retenus. Les taux de maintien en poste au bout de trois ans sont de 85 % (bien plus que la moyenne aux États-Unis pour les établissements scolaires urbains), le programme permet désormais d’assurer 60 % des besoins annuels de Boston en ce qui concerne les professeurs de mathématiques et de sciences, et les retours des chefs d’établissement sont extrêmement favorables : 96 % d’entre eux déclarent qu’ils recommanderaient l’embauche d’un diplômé du BTR à un autre chef d’établissement. Le BTR a récemment reçu une subvention de développement de 5 millions de dollars au titre du Fonds d’investissement dans l’innovation du ministère fédéral de l’Éducation, dont l’objectif est de recenser et d’étendre les méthodes prometteuses et éprouvées en matière de formation des enseignants et dans d’autres domaines prioritaires.

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. La pollution de l’air est un problème environnemental majeur, qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial à l’horizon 2050.

En ville, où cette pollution est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, elle est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections respiratoires ponctuelles et maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. Aux États-Unis, la concentration en PM10 de 19.4 microgrammes par mètre cube est inférieure aux 22 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE.

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. Aux États-Unis, 86 % de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau, proche de la moyenne de 85 % pour l’ensemble de l’OCDE.

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. 58 % des personnes aux États-Unis déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, ce qui est proche de la moyenne OCDE, de 56 %. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation aux États-Unis étaient 90% des personnes enregistrées. Ce chiffre est beaucoup plus élevé que la moyenne OCDE, de 73 %.

Quoique le droit de vote soit universel dans tous les pays membres de l’OCDE, tous ceux qui en jouissent ne l’exercent pas. Si de manière générale hommes et femmes votent autant, aux Etats-Unis, le taux de participation électorale des femmes est plus élevé de près de 4%. Cet écart sous-tend une différence de perception du fonctionnement des institutions démocratiques. Le niveau de revenu peut également fortement influencer la participation électorale. Aux Etats-Unis, la participation électorale frôlait les 100% pour les 20% les plus aisés, contre 72% pour les 20% les plus modestes. Cette différence de 28%, bien plus élevée que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 7%, %, témoigne de certaines lacunes dans la mobilisation des classes les moins favorisées.

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques.

La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. Les gens en the États-Unis peuvent effectuer une demande d’information par écrit ou en ligne – ce qui facilite grandement le processus de la législation sur la liberté d’information. Les États-Unis disposent de protections contre les mesures de rétorsion – une mesure importante que peu de pays de l’OCDE ont adoptée. Il n’y a, cependant, pas encore de dispositions prises pour l’anonymat.

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. Alors que l’espérance de vie des États-Unis était 1 an et demi au-dessus de la moyenne de l’OCDE en 1960, elle est aujourd’hui, à 79 ans, ce qui est un an de moins que la moyenne OCDE, de 80 ans.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs jouent sur l’espérance de vie (niveau de vie, mode de vie, niveau d’instruction et facteurs environnementaux).  Les dépenses de santé représente 17.4 % du PIB aux États-Unis, de loin le plus haut taux dans l’OCDE, où la moyenne est de 9,6 %. Derrière les États-Unis, on trouve la France, la Suisse et l’Allemagne, qui dédient respectivement 11,2 %, 10,7 % et 10,5 % de leur PIB à la santé.

Les États-Unis ont dépensé 7 538 USD par personne en 2008, un chiffre, deux fois et demi plus grand que la moyenne OCDE de 3 060 USD. Les américains ont dépensé plus de deux fois le montant de pays européens tels que la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Les États-Unis dépensent beaucoup plus pour la santé que tout autre pays de l’OCDE, que ce soit par habitant ou en pourcentage du PIB. Ces dépenses plus importantes ne peuvent- être qu’en partie expliquées par le niveau de revenu élevé de citoyens américains. Les 750 milliards supplémentaires que les États-Unis dépensent pour la santé ne sont pas dus à de plus grands «besoins» dus au vieillissement ou à la maladie, mais plutôt à la hausse des prix des biens et des services médicaux.

Partout dans l’OCDE, la consommation de tabac et le surpoids figurent en tête des facteurs de risque pour de nombreuses maladies chroniques.

Aux États-Unis, la proportion d’adultes qui fument quotidiennement a été divisée de moitié au cours des 30 dernières années. Elle est passée de 33,5 % en 1980 à 16,5 % en 2008. C’est le taux le plus bas parmi les pays de l’OCDE après la Suède. Ce recul de la consommation de tabac est en grande partie dû aux campagnes de sensibilisation, à l’interdiction de la publicité et à l’augmentation des taxes.

Les États-Unis sont le pays de l’OCDE avec les plus gros problèmes de surpoids et d’obésité. Les taux de surpoids et d’obésité ont augmenté régulièrement depuis les années 1980 chez les hommes et les femmes. Aux États-Unis, le taux d’obésité parmi les adultes est de 34 %. Ce taux est le plus élevé de l’OCDE. L’OCDE prévoit que trois personnes sur quatre seront en surpoids ou obèse au cours des dix prochaines années aux États-Unis. 40 % des enfants américains sont actuellement en surpoids, dont la moitié obese, le taux le plus élevé de l’OCDE.

Les taux d’obésité infantiles sont relativement stables depuis une dizaine d’année, ce qui amène à penser que de nouvelles augmentations substantielles sont peu probables et qu’ils pourraient même commencer à baisser. La prévalence croissante de l’obésité laisse présager une augmentation des problèmes de santé (diabète, maladies cardiovasculaires et asthme, par exemple) et un coût de la santé plus élevé à l’avenir.

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », 90% des américains répondent “oui”, ce qui est plus que la moyenne OCDE, de 70 %. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 72 % à le faire, contre 67 % des femmes. Aux États-Unis, 91% des hommes ont répondu positivement contre 89% des femmes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste. En 2010, environ 76% des 20 % les moins aisés se déclaraient en « bonne » ou en « très bonne » santé, contre 96% des 20 % les plus aisés.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Améliorer l’efficacité des services de santé afin de diminuer les dépenses

Dans la plupart des pays, les dépenses de santé sont largement financées par les impôts ou les cotisations de sécurité sociale, les assurances privées ou les versements directs représentant une part importante, mais secondaire, du financement. Ce n’est pas le cas aux États-Unis, où l’État ne tient qu’une place mineure dans le financement des dépenses de santé. Sa part était de 46.5 % en 2008, autrement dit beaucoup moins que la moyenne de l’OCDE de 72.8 %.

Toutefois, le niveau des dépenses de santé aux États-Unis est tellement élevé que la part des dépenses publiques par habitant est supérieure à celle de tous les autres pays membres, à part la Norvège et le Luxembourg. Avec un tel montant, l’État prend uniquement en charge l’assurance maladie des personnes âgées et handicapées (Medicare) et d’une partie des personnes pauvres (Medicaid et le State Children’s Health Insurance Program – SCHIP), alors que dans la plupart des autres pays de l’OCDE, cela suffirait pour obtenir une couverture de santé primaire universelle. Les dépenses publiques de santé aux États-Unis augmentent plus rapidement que les dépenses privées depuis 1990, notamment en raison de l’élargissement de la couverture de santé.

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les américains l’évaluent à 7.1, ce qui est supérieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. Aux Etats-Unis, en revanche, les femmes sont légèrement plus heureuses que les hommes, donnant une note de 7.4 contre 6.8 pour ces derniers. Le statut social influe également sur le bien-être subjectif. Alors que les 20 % des turcs qui occupent le bas de l’échelle ont un niveau de satisfaction de 6.3, ce score atteint 7.6 pour les 20 % qui occupent le haut de l’échelle .

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi défini comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. Aux Etats-Unis, 83% des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce taux est plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 80 %.

 


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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. Aux États-Unis, 1.5 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux inférieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. L’écart entre hommes et femmes est inférieur à 1 %.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides aux États-Unis est de 5.0 pour 100 000 habitants, un chiffre supérieur au taux moyen de l’OCDE, de 2.1. Les hommes sont davantage exposés aux risques d’homicide que les femmes, et les taux d’homicides sont respectivement de 7.8 et 2.2.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. Près de 77 % des personnes interrogées aux États-Unis déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre supérieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes . Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables .

Le statut social a également une incidence sur les taux de victimisation et le sentiment de sécurité. Les personnes à plus haut niveau de revenu et d’éducation disent plus souvent se sentir en sécurité et sont moins exposées à la criminalité. Cette différence peut s’expliquer par le fait qu’elles peuvent s’équiper de meilleurs dispositifs de sécurité et sont moins au contact d’activités criminelles, de bandes de jeunes ou de trafiquants de drogues, par exemple. Le taux d’agression aux États-Unis pour les 20 % les plus modestes est supérieur de 2.6 % à celui des 20 % les plus aisés.

Indicateurs

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays.

Les individus consacrent entre un dixième et un cinquième de leur temps à une activité non rémunérée. Les modèles de rôle continuent d’influer sur la répartition des taches domestiques dans la famille : les hommes sont plus susceptibles de consacrer plus d’heures à un travail rémunéré, tandis que les femmes passent plus de temps à des tâches domestiques non rémunérées . Aux États-Unis, les hommes consacrent 154 minutes par jour à cuisiner, faire du ménage et s’occuper des enfants, soit un niveau plus élevé que la moyenne de 131 minutes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. Toutefois, ce temps est bien plus court que les 258 minutes que les femmes américaines consacrent, en moyenne, chaque jour aux tâches domestiques.

Un autre aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les américains travaillent 1778 heures par an, soit légèrement plus que la durée de travail moyenne dans l’OCDE, de 1 749 heures. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. Mais aux États-Unis, près de 11 % des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux plus élevé que celui de 9 % observé dans l’OCDE. Globalement, les hommes consacrent plus de temps à un travail rémunéré : aux États-Unis, le pourcentage de salariés travaillant de très longues heures atteint 15 % chez les hommes, contre 6 % chez les femmes.

En outre, plus une personne travaille, moins elle consacre de temps à d’autres activités, qu’il s’agisse de loisirs ou de temps pour soi. La quantité et la qualité du temps consacré aux loisirs constituent des facteurs importants du bien-être général d’un individu et peuvent procurer des bénéfices supplémentaires en termes de santé physique et mentale. Aux États-Unis, la durée moyenne consacrée à prendre soin de soi (manger, dormir, etc.) et à ses loisirs (voir des amis ou de la famille, passe-temps favoris, jeux, ordinateur, télévision, etc.) représente 66 % de la journée, soit 14.3 heures et moins que la moyenne de l’OCDE, de 14.8 heures. Le fait de consacrer moins d’heures à une activité rémunérée ne signifie pas nécessairement pour les femmes qu’elles ont plus de loisirs. Aux États-Unis, les hommes comme les femmes consacrent approximativement 14 heures par jour à prendre soin d’eux et à leurs loisirs.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Réduire la pauvreté des familles actives

Les analyses de l’OCDE donnent à penser que les États-Unis pourraient diminuer le taux de pauvreté des familles actives en renforçant les services et les aides pour les jeunes enfants, notamment en réglementant le congé parental et en s’inspirant des réussites dans les services d’éducation et d’accueil des jeunes enfants, tels que le programme Headstart.

Les familles américaines sont conscientes qu’il est important de prendre un bon départ dans la vie. Aux États-Unis, l’ensemble des dépenses publiques consacrées au bien-être et à l’éducation des enfants est de 160 000 dollars jusqu’à l’âge de 18 ans, soit plus que la moyenne de l’OCDE (149 000 dollars), mais ces investissements commencent tard et se concentrent sur la scolarité obligatoire publique. Ce qui signifie que les investissements à un stade précoce – garde des enfants et soutien aux familles à la naissance – pourraient être renforcés.

À titre d’exemple, les États-Unis sont le seul pays de l’OCDE à ne pas avoir de politique nationale sur le congé parental payé, même si certains États prévoient effectivement des congés payés. Le congé parental est court (12 semaines) et ne concerne que certains employés (ceux d’entreprises de 50 employés et plus). Faire des changements aura un coût pour les employeurs, mais cela bénéficiera non seulement au bien-être des enfants, mais aussi au marché du travail, dans la mesure où les faits montrent que lorsque les mères prennent la totalité de leur congé, elles sont plus susceptibles de reprendre le travail que les autres.

La brièveté des congés s’explique par le fait que le bien-être des familles aux États-Unis est étroitement lié à l’emploi, dans la mesure où une part importante des aides familiales publiques se fait sous forme d’allègements fiscaux et de crédits d’impôt (45 % du total, contre 10 % en moyenne dans l’OCDE). Néanmoins, on observe depuis dix ans un recul de l’emploi des femmes, même s’il partait d’un niveau élevé. Cette diminution intervient alors même que les Américaines ont de meilleures perspectives de carrière que dans la plupart des autres pays membres (35 % des emplois de cadre sont occupés par des femmes) et moins de conséquences négatives sur leur carrière associées aux enfants (une mère de famille qui travaille gagne en moyenne plus de 80 % des revenus d’une salariée sans enfant sur toute la durée de sa vie active).

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