Le saviez-vous?

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Comment va la vie?

L’Estonie a fait des progrès considérables ces dernières années en ce qui concerne l’amélioration de la qualité de vie de ces citoyens, affichant une croissance record jusqu’au moment de la crise financière en 2008. Néanmoins, l’Estonie se trouve en dessous de la moyenne dans plusieurs rubriques de l’Indicateur du vivre mieux.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. En Estonie le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 12 800 USD par an, soit moins que la moyenne de 23 047 dollars dans les pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ cinq fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis. 

En termes d’emploi, environ 65 % des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau proche du taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 68 % des hommes ont un emploi rémunéré, contre 63% des femmes. Les actifs en Estonie travaillent 1 924 heures par an, autrement dit plus que dans la plupart des pays de l’OCDE où la moyenne est de 1 776 heures. Environ 4 % des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux moins élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE, avec 6 % d’hommes travaillant de très longues heures contre 3 % pour les femmes.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. En Estonie 89 % des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit plus que la moyenne de l’OCDE de 74%. Ce constat est un peu plus vrai pour les femmes, 91 % d’entre elles décrochant un tel diplôme, contre 86 % des hommes. L’Estonie est l’un des pays les plus performants pour ce qui est de la qualité de son système éducatif. En moyenne, les élèves ont obtenu une note de 514 aux derniers tests du PISA pour la compréhension de l’écrit, les mathématiques et les sciences, supérieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 12 points en moyenne, plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance en Estonie est d’environ 76 ans, soit quatre ans de moins que la moyenne de l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 81 années contre 71 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 9 microgrammes par mètre cube, un niveau bien inférieur à ceux enregistrés dans la plupart des pays de l’OCDE (21 microgrammes). L’Estonie est en revanche moins performante dans sa gestion de la qualité de l’eau, 75 % de ses habitants se disant satisfait de la qualité de leur eau, contre 84 % en moyenne dans l’OCDE.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance est élevé et le degré de participation des citoyens modéré en Estonie. Dans l’ensemble, 86 % des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, un taux inférieur à la moyenne de l’OCDE de 90%. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, s’est élevé à 64 % lors des dernières élections, soit un taux moins élevé que la moyenne de l’OCDE de 72 %.

En général, les Estoniens sont moins satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. En Estonie, 69 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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Estonie dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. En Estonie, les ménages consacrent en moyenne 19 % de leur revenu disponible brut ajusté au logement, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne de la zone OCDE (21 %).

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. En Estonie, 77 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE. Ce faible niveau de satisfaction subjective reflète les performances mitigées de l’Estonie au regard des indicateurs objectifs sur le logement.

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. En Estonie, le logement moyen comprend 1.6 pièces par personne, en ligne avec la moyenne dans la zone OCDE. S’agissant des équipements de base, on estime que 90.4 % des logements estoniens disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, l’un des taux les plus bas de la zone OCDE, où la moyenne s’établit à 97.8 %.

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. En Estonie, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 12 800 USD par an, moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 23047 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. En Estonie, le patrimoine financier net moyen des ménages est estimé à 8 802 USD, moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 40 516 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. En Estonie, le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20 % de ménages les plus aisés est de 24 930 USD par an, alors que le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20% les plus modestes est 4 881 USD par an. 

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. En Estonie, près de 65% de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est inférieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE. En règle générale, les taux d’emploi des plus éduqués sont supérieurs : on estime à 84 % le pourcentage des diplômés de l’enseignement supérieur ayant un emploi rémunéré en Estonie, contre 28% pour les personnes n’ayant pas atteint le deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Cette différence de 56 points de pourcentage, largement supérieure à la moyenne de 37 points de pourcentage de l’OCDE, donne à penser que le marché du travail en Estonie est très fermé.   

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 63 % à occuper un emploi en Estonie. Ce chiffre avoisine la moyenne de 60 % de l’OCDE et est proche du taux d’emploi masculin, de 68 %. Cet écart de 5 points de pourcentage est bien moins grand que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 12 points de pourcentage et indique qu’en général, l’Estonie est parvenue à surmonter les contraintes et obstacles auxquels peuvent être confrontées les femmes dans leur accès au travail. 

Les jeunes Estoniens de 15 à 24 ans font face à  un taux de chômage de 21.6%, contre 16.2 % pour la moyenne de l’OCDE.

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 7.1% en Estonie, un chiffre largement supérieur à la moyenne de 3.1 % de l’OCDE. Il n’existe guère de différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée. En Estonie cependant, la différence est importante avec un taux de chômage de longue durée chez les hommes  de 7.8%, contre 6.3% pour les femmes. 

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 17 323 USD par an en Estonie, contre 34 466 USD en moyenne dans l’OCDE. 

La sécurité de l’emploi constitue un autre facteur essentiel de sa qualité. Les salariés en contrat de travail à durée déterminée ont souvent plus de risques de perdre leur emploi que les salariés en contrat à durée indéterminée. En Estonie, les salariés sous contrat d’au maximum six mois représentent près de 11 % de l’ensemble des salariés, soit un chiffre légèrement plus élevé que la moyenne de l’OCDE-30, égale à 10%. Ce chiffre suggère qu’il conviendrait d’inciter les employeurs estoniens à plus de stabilité dans les contrats de travail. 

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. Ceux qui pratiquent le bénévolat ont tendance à être plus satisfaits de leur existence que les autres. Le temps consacré à des activités bénévoles contribue, en outre, à une société civile robuste. En moyenne, les Estoniens consacrent 1 minute par jour à des activités bénévoles, ce qui est inférieur à la moyenne dans les pays les pays de l’OCDE, qui est de 4 minutes par jours. En outre, environ 40 % des Estoniens interrogés déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, un chiffre inférieur au pourcentage moyen relevé dans les pays de l’OCDE, qui est de 48 %.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. En Estonie, 86 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, ce qui est inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 90 %. La différence entre hommes et femmes est de 3 points de pourcentage, puisque le pourcentage s’établit à 84 % au sein de la population masculine et à 87 % au sein de la population féminine. Si le sexe joue peu sur le réseau social, il existe un lien en Estonie entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction. Environ 84 % des  personnes ayant seulement reçu un enseignement primaire  déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 91 % des personnes ayant atteint un niveau d’enseignement supérieur.   

Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. Les individus socialement isolés ont du mal à s’insérer en tant qu’acteurs de la société et à combler leurs aspirations personnelles.

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, 83% des diplômés de l’enseignement supérieur ont un emploi, contre seulement 56% des personnes n’ayant qu’un diplôme de l’enseignement secondaire.  Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.

En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

En Estonie, 89 % des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau supérieur à la moyenne de 74 % de l’OCDE. À travers l’OCDE, légèrement plus d’hommes âgés de 25 à 64 ans ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, par rapport aux femmes de la même tranche d’âge. En Estonie, cependant, 92% des femmes ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, contre 86% des hommes. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir de l’Estonie), 86% des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre supérieur à la moyenne de 82 % de l’OCDE.

Les estoniens peuvent espérer accomplir 17.4 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE de 16.5 années. Ce nombre d’années d’études escomptées  reflète les bons résultats de l’Estonie dans le niveau d’éducation de ses 25-34 ans. 

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

Le score moyen en Estonie pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 514, score légèrement supérieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 12 points en moyenne, plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. En Estonie, 64 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, bien moins que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 99 points. Ceci semble indiquer que le système scolaire estonien prodigue un enseignement de qualité, indépendamment du milieu dont sont issus ses élèves. 

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. Un environnement sain est source de satisfaction, il améliore le bien-être mental, et permet à chacun de se remettre du stress de la vie quotidienne et de réaliser une activité physique. L’accès aux espaces verts, par exemple, est un aspect essentiel de la qualité de la vie. En Estonie, 6 % des habitants estiment que leur accès aux espaces verts est insuffisant, proportion légèrement inférieure à la moyenne européenne de 12 % .

La pollution atmosphérique extérieure constitue un problème environnemental important qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial à l’horizon 2050.

En ville, où cette pollution est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, elle est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections respiratoires ponctuelles et maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

 

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. En Estonie, la concentration en PM10 de 12.6 microgrammes par mètre cube est largement inférieure aux 22 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE.

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. En Estonie, 70% de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau. À en juger par ce chiffre, largement inférieur à la moyenne de 85 % pour l’ensemble de l’OCDE, l’Estonie se heurte à certaines difficultés dans l’acheminement d’une eau de qualité jusqu’à ses citoyens.

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. 42 % des personnes en Estonie déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, ce qui est moins élevé que la moyenne OCDE, de 56 %. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation en Estonie était de 64 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est moins élevé que la moyenne OCDE, de 72 %. 

Quoique le droit de vote soit universel dans tous les pays membres de l’OCDE, tous ceux qui en jouissent ne l’exercent pas. L’écart entre le taux de participation électorale des hommes et des femmes est faible dans la plupart des pays membres de l’OCDE. En Estonie, cependant, le taux de participation électorale des femmes est supérieur de 6 points de pourcentage à celui des hommes. Le niveau de revenu peut également influencer la participation électorale. En Estonie, la participation électorale est estimée à 68% pour les 20% les plus aisés, contre 56% pour les 20% les plus modestes. Cette différence de 12 points de pourcentage correspond à l’écart moyen au sein de l’OCDE.   

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques. 

La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. Les gens en Estonie peuvent effectuer une demande d’information par écrit, en ligne ou en personne – ce qui facilite grandement le processus de la législation sur la liberté d’information. Il y a même des dispositions pour l’anonymat – une protection importante que peu de pays de l’OCDE ont adoptée. Mais, cependant,  il n’y a pas encore de protection contre les mesures de rétorsion.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Encourager une participation efficace des citoyens 

Une participation effective des citoyens est cruciale pour s’assurer le soutien de la société sur l’usage qu’il convient de faire de la prospérité grandissante de l’Estonie. La Constitution, les règles de l’État et celles qui régissent la rédaction des lois contiennent des éléments de démocratie participative. Parmi plusieurs initiatives prometteuses, on peut citer la création du site www.osale.ee, sur lequel individus et ONG peuvent exprimer publiquement leur opinion sur les projets de loi. Ce site compte plus de 3 000 utilisateurs inscrits, parmi lesquels on trouve aussi bien de simples particuliers que des représentants d’organisations professionnelles et de la société civile. 

Les pouvoirs publics accordent également une attention particulière à la formation des fonctionnaires au dialogue avec les organisations de la société civile et avec le public dans le cadre de la prise de décision. La formation s’articule autour des principes et méthodes de participation des citoyens et fait intervenir des parties prenantes et des organisations de la société civile. 

La participation des citoyens dans l’action publique est illustrée par Kambja, dans le sud-est de l’Estonie, où ZZ Youth, une organisation locale représentant la société civile, s’est vu confier par la collectivité locale la tâche de planifier et de gérer la Maison des jeunes. Cette expérience montre que les partenariats avec des acteurs non étatiques peuvent aider à répondre à des besoins spécifiques qui n’auraient pu être satisfaits par une collectivité locale seule, faute de moyens.

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. L’espérance de vie à la naissance s’établit à 76 ans en Estonie, soit près de 4 ans de moins que la moyenne OCDE de 80 ans. L’espérance de vie des femmes est de 81 ans, contre 71 ans pour les hommes. Cet écart de 10 années entre les genres est supérieur à la différence moyenne de 6 années pour l’ensemble de l’OCDE, où l’espérance de vie est de 83 ans pour les femmes et de 77 ans pour les hommes.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs tels que le niveau de vie, le mode de vie, l’éducation et les facteurs environnementaux jouent un rôle. En Estonie, en 2010, les dépenses de santé totales représentaient 6.3 % du PIB, ce qui est inférieur à la moyenne de 9.5% des pays de l’OCDE. L’Estonie se classe également en-dessous de la moyenne de l’OCDE en termes de dépenses de santé unitaires avec une dépense de 1 294 USD par personne en 2010, contre une moyenne OCDE de 3 268 USD. Les dépenses de santé ont augmenté en termes réels de 6.9% par an en moyenne entre 2000 et 2009 en Estonie, une augmentation supérieure à la hausse moyenne de 4.7% des pays de l’OCDE, mais elles ont diminué de 7.3% en 2010.

Partout à travers l’OCDE, la consommation de tabac et la prise de poids excessive restent des facteurs de risque importants pour de nombreuses maladies chroniques. En Estonie, le taux de tabagisme de 26.2% est supérieur à la moyenne OCDE, de 21.1% 

Dans de nombreux pays de l’OCDE, une forte proportion de la population est en surpoids ou obèse. Le taux d’obésité en Estonie est de 16.9%, soit un taux inférieur à la moyenne de l’OCDE, qui s’établit à 17.8%. La prévalence croissante de l’obésité laisse présager une augmentation des problèmes de santé de type diabète, maladies cardiovasculaires et asthme et une hausse des dépenses de santé.

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », 51 % des estoniens répondent “oui”, contre un pourcentage moyen de 69 % dans l’ensemble de l’OCDE. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 71 % à le faire, contre 66 % des femmes. En Estonie, 54% des hommes ont répondu positivement contre 50% des femmes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste. Environ 39% des 20 % les moins aisés se déclaraient en « bonne » ou en « très bonne » santé, contre 75% des 20 % les plus aisés. 

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur ou le bien-être subjectif en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles aux données objectives pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les estoniens l’évaluent à 5.4, ce qui est inférieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est également vrai pour l’Estonie, où la note est de 5.2 pour les hommes, ce qui n’est que légèrement inférieur à la note de 5.5 donnée par les femmes. En revanche, le niveau d’éducation influe sur le bien-être subjectif. Alors que les estoniens diplômés de l’enseignement primaire ont un niveau de satisfaction de 5.2, ce score atteint 5.9 pour les diplômés de l’enseignement tertiaire.

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi mesuré comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. En Estonie, 69 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce taux est beaucoup moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 80 %, et fait de l’Estonie l’un des pays les moins heureux de la zone OCDE.

Indicateurs

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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. En Estonie, 5.5 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux supérieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. L’écart entre hommes et femmes est faible, avec respectivement 5.4% et 5.5%.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides en Estonie est de 5.2 pour 100 000 habitants, soit largement supérieur au taux moyen de l’OCDE, de 2.2. En comparaison, l’écart hommes-femmes est relativement important puisque le taux d’homicides est de 8.9 pour les hommes, contre 2.1 pour les femmes.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. 

Près de 60 % des personnes interrogées en Estonie déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre inférieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes. Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables.

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays. 

Les individus consacrent entre un dixième et un cinquième de leur temps à une activité non rémunérée. Les modèles de rôle continuent d’influer sur la répartition des taches domestiques dans la famille : les hommes sont plus susceptibles de consacrer plus d’heures à un travail rémunéré, tandis que les femmes passent plus de temps à des tâches domestiques non rémunérées. En Estonie, les hommes consacrent 169 minutes par jour à cuisiner, faire du ménage et s’occuper des enfants, soit un niveau plus élevé que la moyenne de 131 minutes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. Toutefois, ce temps est bien plus court que les 288 minutes que les femmes estoniennes consacrent, en moyenne, chaque jour aux tâches domestiques.

Un autre aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les estoniens travaillent 1 924 heures par an, soit plus que  la durée de travail moyenne dans l’OCDE, de 1 776 heures. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. En Estonie, environ 4 % des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux nettement moins élevé que celui de 9 % observé dans l’OCDE. Globalement, les hommes consacrent plus de temps à un travail rémunéré : en Estonie, le pourcentage de salariés travaillant de très longues heures est de 6 % chez les hommes, contre 3% chez les femmes.

En outre, plus une personne travaille, moins elle consacre de temps à d’autres activités, qu’il s’agisse de loisirs ou de temps pour soi. La quantité et la qualité du temps consacré aux loisirs constituent des facteurs importants du bien-être général d’un individu et peuvent procurer des bénéfices supplémentaires en termes de santé physique et mentale. En Estonie, la durée moyenne consacrée à prendre soin de soi (manger, dormir, etc.) et à ses loisirs (voir des amis ou de la famille, passe-temps favoris, jeux, ordinateur, télévision, etc.) représente 64% de la journée, soit 14.2 heures et moins que la moyenne de l’OCDE, de 14.9 heures. Le fait de consacrer moins d’heures à une activité rémunérée ne signifie pas nécessairement pour les femmes qu’elles ont plus de loisirs. En Estonie, les hommes consacrent approximativement 15 heures par jour à prendre soin d’eux et à leurs loisirs contre 14 heures pour les femmes.

Indicateurs

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