Le saviez-vous?

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Comment va la vie?

Le Belgique obtient d’excellents résultats sur les indicateurs du bien-être et figure d’ailleurs parmi les pays les plus performants sur de nombreux critères de l’Indicateur Vivre mieux.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. En Belgique, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est 26 874 USD par an, soit plus que la moyenne de 23 047 USD dans les pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ quatre fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis. 

En termes d’emploi, plus de 62 % des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau moins élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 67% des hommes ont un emploi rémunéré, contre 57% des femmes. Les actifs en Belgique travaillent 1577 heures par an, autrement dit moins que dans la plupart des pays de l’OCDE où la moyenne est de 1 776 heures. Environ 4% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux moins élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE, avec 7% d’hommes travaillant de très longues heures contre 2% pour les femmes.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. En Belgique 70 % des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit moins que la moyenne de l’OCDE de 74%. 70% des hommes décrochent un tel diplôme, contre 71 % de femmes. Cet écart, est moins marqué que l’écart moyen de l’OCDE. La Belgique est l’un des pays les plus performants en ce qui concerne la qualité de son système éducatif. Le score moyen en Belgique pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 509, score supérieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles et les garçons ont les mêmes scores, contre un écart moyen dans l’OCDE de 9 points en faveur des filles.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance en Belgique est de 81 ans, soit 1 an de plus que la moyenne dans l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 83 années contre 78 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 21 microgrammes par mètre cube, un niveau équivalent à ceux enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE. La Belgique pourrait cependant améliorer sa performance en termes de gestion de la qualité de l’eau, 80% de ses habitants se disant satisfait de la qualité de leur eau, un taux moins élevé que la moyenne de 84% de l’OCDE.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance et le degré de participation des citoyens sont élevés en Belgique. Dans l’ensemble, 92 % des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 90 % en moyenne dans l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, s’est élevé à 89% lors des dernières élections, soit l’ un des taux les plus élevés de l’OCDE, ou le taux moyen est de 72 %.

En général, les belges sont plus satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. En Belgique, 83 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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Belgique dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. En Belgique, les ménages consacrent en moyenne 20 % de leur revenu disponible brut ajusté au logement, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne de la zone OCDE (21 %). 

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. En Belgique, 95 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE. Ce haut niveau de satisfaction subjective reflète les bonnes performances de la Belgique au regard des indicateurs objectifs sur le logement.

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. En Belgique, le logement moyen comprend 2.2 pièces par personne, contre 1.6 pièces par personne en moyenne dans la zone OCDE. S’agissant des équipements de base, on estime que 98.6 % de logements belges disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne de la zone OCDE, qui s’établit à 97.8 %.

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. En Belgique, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 26 874 USD par an, plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 23047 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. En Belgique, le patrimoine financier net moyen des ménages est estimé à 74 007 USD, plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 40 516 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. En Belgique, le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20 % de ménages les plus aisés est de 47 038 USD par an, alors que le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20% les plus modestes est 12 075 USD par an. 

Indicateurs

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. En Belgique, près de 62 % de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est inférieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE. En règle générale, les taux d’emploi des plus éduqués sont supérieurs : on estime à 82 % le pourcentage des diplômés de l’enseignement supérieur ayant un emploi rémunéré en Belgique, contre 39 % pour les personnes n’ayant pas atteint le deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Cette différence de 43 points de pourcentage, supérieure à la moyenne de 37 points de pourcentage de l’OCDE, donne à penser que le marché du travail en Belgique est relativement fermé. 

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 57 % à occuper un emploi en Belgique. Ce chiffre est inférieur à la moyenne de 60 % de l’OCDE et inférieur au taux d’emploi masculin, de 67 %. Cet écart de 10 points de pourcentage entre les genres est légèrement inférieur à la moyenne de l’OCDE de 12 points de pourcentage et indique que la Belgique pourrait améliorer encore les possibilités d’emploi des femmes, mais qu’en général, le pays est parvenu à remédier aux contraintes et obstacles qui s’opposent à leur accès au travail. 

Les jeunes belges de 15 à 24 ans font face à  un taux de chômage de 18.7%, contre 16.2 % pour la moyenne de l’OCDE.

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 3.5 % en Belgique, un chiffre supérieur à la moyenne de 3.1 % de l’OCDE. Il n’existe guère de différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée. En Belgique, le taux de chômage de longue durée chez les hommes est légèrement inférieur à celui des femmes, avec respectivement 3.3% et 3.6%. 

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 44 321 USD par an en Belgique, contre 34 466 USD en moyenne dans l’OCDE. Pour autant, tout le monde ne gagne pas cette somme. Si les 20 % les plus aisés gagnent 53 577 USD par an, les 20 % les plus modestes vivent avec 30 923 USD par an. 

La sécurité de l’emploi constitue un autre facteur essentiel de sa qualité. Les salariés en contrat de travail à durée déterminée ont souvent plus de risques de perdre leur emploi que les salariés en contrat à durée indéterminée. En Belgique, les salariés sous contrat d’au maximum six mois représentent près de 7 % de l’ensemble des salariés, soit un chiffre moins élevé que la moyenne de l’OCDE-30, égale à 10%. Ce chiffre suggère qu’une certaine stabilité a été établie dans les contrats de travail belges. 

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. Ceux qui pratiquent le bénévolat ont tendance à être plus satisfaits de leur existence que les autres. Le temps consacré à des activités bénévoles contribue, en outre, à une société civile robuste. En moyenne, les Belges consacrent 5 minutes par jour à des activités bénévoles, alors que la moyenne s’établit à 4 minutes par jour dans les pays de l’OCDE. En outre, environ 39 % des Belges interrogés déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, moins que la moyenne relevée dans les pays de l’OCDE, qui est de 48 %.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. En Belgique, 92 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, alors que la moyenne s’établit à 90 % dans les pays de l’OCDE. Il y a peu de différence entre les hommes et les femmes, puisque le pourcentage s’établit à 93 % au sein de la population masculine et à 92 % au sein de la population féminine. Il existe cependant un lien en Belgique entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction. Environ 87 % des personnes ayant seulement reçu un enseignement primaire  déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre plus de 93 % des personnes ayant atteint un niveau d’enseignement supérieur.    

Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. Les individus socialement isolés ont du mal à s’insérer en tant qu’acteurs de la société et à combler leurs aspirations personnelles.

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, 83% des diplômés de l’enseignement supérieur ont un emploi, contre seulement 56% des personnes n’ayant qu’un diplôme de l’enseignement secondaire.  Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.

En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

En Belgique, 70 % des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau inférieur à la moyenne de 74 % de l’OCDE. À travers l’OCDE, légèrement plus d’hommes âgés de 25 à 64 ans ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, par rapport aux femmes de la même tranche d’âge. En Belgique, cependant, l’accès à ce niveau d’études est plus ou moins le même pour les hommes et les femmes, avec respectivement 70% et 71%. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir de la Belgique), 82 % des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre similaire à la moyenne de l’OCDE.

Les belges peuvent espérer accomplir 18.7 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE de 16.5 années. Ce nombre d’années d’études escomptées  reflète les bons résultats de la Belgique dans le niveau d’éducation de ses 25-34 ans.  

 

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

Le score moyen en Belgique pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 509, score supérieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Si les filles dépassent les garçons dans de nombreux pays de l’OCDE, en Belgique, filles et garçons ont des résultats similaires.  

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. En Belgique, 128 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, bien plus que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 99 points. Ceci semble indiquer que les étudiants issus de milieux plus favorisés reçoivent un enseignement de meilleure qualité au sein du système scolaire belge. 

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. Un environnement sain  est source de satisfaction, il améliore le bien-être mental, et permet à chacun de se remettre du stress de la vie quotidienne et de réaliser une activité physique. L’accès aux espaces verts, par exemple, est un aspect essentiel de la qualité de la vie. En Belgique, 12 % des habitants estiment que leur accès aux zones de loisirs ou aux espaces verts est insuffisant, proportion égal à la moyenne européenne de 12 %. 

La pollution atmosphérique extérieure constitue un problème environnemental important qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial  à l’horizon 2050. En ville, où cette pollution est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, elle est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections respiratoires ponctuelles et maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. En Belgique la concentration en PM10 de 20.9 microgrammes par mètre cube est égale à la moyenne dans les pays de l’OCDE mais légèrement supérieur au seuil recommandé de 20 microgrammes par mètre cube établi par l’Organisation mondiale de la santé. 

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. En Belgique, 80 % de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau. Ce chiffre est légèrement inférieur à la moyenne pour l’ensemble de l’OCDE, qui se situe à 84 %. 

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. 46 % des personnes en Belgique déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, ce qui est moins élevé que la moyenne OCDE, de 56 %. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation en Belgique était de 91 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est l’un des plus élevés de l’OCDE, où le taux moyen de participation est de 73 %.

Si de manière générale dans les pays de l’OCDE, hommes et femmes votent autant, en Belgique le taux de participation électorale des hommes est plus élevé de 5%. Cet écart sous-tend une différence de perception du fonctionnement des institutions démocratiques.

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques.

La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. Les gens en Belgique peuvent effectuer une demande d’information par écrit, en ligne ou en personne – ce qui facilite grandement le processus de la législation sur la liberté d’information. Cependant, aucune disposition n’est prévue pour l’anonymat ou de protections contre les mesures de rétorsion.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Consulter les citoyens pour mieux appliquer les politiques

En Belgique, les consultations publiques sur certaines mesures proposées deviennent de plus en plus fréquentes. La Flandre comme la Wallonie ont engagé des initiatives pour encourager la participation des citoyens.

En pratique, les autorités flamandes consultent traditionnellement beaucoup avant de prendre une décision. La création de nouveaux conseils stratégiques consultatifs est un pas de plus dans la codification de cette approche. Ces conseils, au sein desquels siègent des spécialistes universitaires, des groupes issues de la société civile et des organismes du secteur privé, émettent des avis sur les politiques proposées et les projets de loi. Cette procédure est un moyen transparent de répondre à leurs préoccupations sur les initiatives et propositions politiques.

La Wallonie a aussi pris des initiatives en ce sens : Tables rondes avec les entreprises pour débattre des moyens d’alléger leurs formalités administratives, plan Ensemble Simplifions visant à élaguer les formalités administratives dans tous les domaines. Le public a été consulté pour la conception du plan et au cours de sa mise en œuvre, en particulier grâce à un site web dédié, www.ensemblesimplifions.be.

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. L’espérance de vie à la naissance s’établit à 81 ans en Belgique. L’espérance de vie des femmes est de 83 ans, contre 78 ans pour les hommes. Cet écart entre les genres est légèrement plus faible que l’écart moyen au sein de l’OCDE, où en moyenne l’espérance de vie est de 83 ans pour les femmes et de 77 ans pour les hommes.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs tels que le niveau de vie, le mode de vie, l’éducation et les facteurs environnementaux jouent un rôle. En Belgique, les dépenses de santé totales représentent 10.5 % du PIB, soit un pourcentage plus élevé que la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 9.5 %. La Belgique se classe également au-dessus de la moyenne de l’OCDE en termes de dépenses de santé unitaires avec une dépense de 3 969 USD par personne, contre une moyenne OCDE de 3 268 USD. En Belgique, les dépenses de santé ont augmenté en termes réels de 4.4% par an en moyenne entre 2000 et 2009, une croissance inférieure à la moyenne de l’OCDE de 4.7% et qui s’est établit à seulement 1.1% en 2010.

Partout à travers l’OCDE, la consommation de tabac et la prise de poids excessive restent des facteurs de risque importants pour de nombreuses maladies chroniques. La Belgique est parvenue à réduire son taux de tabagisme de 40.5% en 1982 à 20.5% aujourd’hui, soit un taux inférieur à la moyenne de 21.1% de l’OCDE. En revanche, le taux d’obésité en Belgique est passé de 10.8% en 1997 à 13.8% aujourd’hui. Il reste néanmoins moins élevé que la moyenne OCDE de 17.8%. La prévalence croissante de l’obésité laisse présager une augmentation des problèmes de santé de type diabète, maladies cardiovasculaires et asthme et une hausse des dépenses de santé.

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », 73% des belges répondent « oui », contre un pourcentage moyen de 69 % dans l’ensemble de l’OCDE. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. En Belgique, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 75 % à le faire, contre 71 % des femmes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste. Environ 57 % des 20 % les moins aisés se déclarent en « bonne » ou en « très bonne » santé, contre environ 87 % des 20 % les plus aisés. 

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur ou le bien-être subjectif en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles aux données objectives pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les belges l’évaluent à 6.9, ce qui est supérieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est également vrai pour la Belgique, où la note est de 6.8 pour les hommes, ce qui n’est que légèrement inférieur à la note de 7.0 donnée par les femmes. En revanche, le niveau d’éducation influe sur le bien-être subjectif. Alors que les belges diplômés de l’enseignement primaire ont un niveau de satisfaction de 6.1, ce score atteint 7.5 pour les diplômés de l’enseignement tertiaire.

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi mesuré comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. En Belgique, 83 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. En Belgique, 6.7 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux supérieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. L’écart entre hommes et femmes est faible, avec respectivement 6.2 % et 7.0%.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides en Belgique est de 1.7 pour 100 000 habitants, un taux inférieur au taux moyen de l’OCDE, de 2.2. Le taux d’homicides est de 2.0 pour les hommes, contre 1.3 pour les femmes. 

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE.

Près de 68 % des personnes interrogées en Belgique déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre légèrement supérieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes. Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables.

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays. 

Les individus consacrent entre un dixième et un cinquième de leur temps à une activité non rémunérée. Les modèles de rôle continuent d’influer sur la répartition des taches domestiques dans la famille : les hommes sont plus susceptibles de consacrer plus d’heures à un travail rémunéré, tandis que les femmes passent plus de temps à des tâches domestiques non rémunérées. En Belgique, les hommes consacrent 151 minutes par jour à cuisiner, faire du ménage et s’occuper des enfants, soit un niveau plus élevé que la moyenne de 131 minutes pour l’ensemble des pays de l’OCDE.  Toutefois, ce temps est bien plus court que les 245 minutes que les femmes belges consacrent, en moyenne, chaque jour aux tâches domestiques.

Un autre aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les belges travaillent 1 577 heures par an, soit beaucoup moins que la durée de travail moyenne dans l’OCDE de 1 776 heures. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. En Belgique, 4 % des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux moins élevé que celui de 9 % observé dans l’OCDE. Globalement, les hommes consacrent plus de temps à un travail rémunéré : en Belgique, le pourcentage de salariés travaillant de très longues heures atteint 7 % chez les hommes, contre 2% chez les femmes.

En outre, plus une personne travaille, moins elle consacre de temps à d’autres activités, qu’il s’agisse de loisirs ou de temps pour soi. La quantité et la qualité du temps consacré aux loisirs constituent des facteurs importants du bien-être général d’un individu et peuvent procurer des bénéfices supplémentaires en termes de santé physique et mentale. En Belgique, la durée moyenne consacrée à prendre soin de soi (manger, dormir, etc.) et à ses loisirs (voir des amis ou de la famille, passe-temps favoris, jeux, ordinateur, télévision, etc.) représente 70 % de la journée, soit 15.7 heures et plus que la moyenne de l’OCDE, de 14.9 heures. Le fait de consacrer moins d’heures à une activité rémunérée ne signifie pas nécessairement pour les femmes qu’elles ont plus de loisirs. En Belgique, les hommes comme les femmes consacrent approximativement 16 heures par jour à prendre soin d’eux et à leurs loisirs.

Indicateurs

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