Le saviez-vous?

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Comment va la vie?

L’Australie obtient d’excellents résultats sur les indicateurs du bien-être et figure d’ailleurs parmi les pays les plus performants sur de nombreux critères de l’Indicateur du vivre mieux.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. En Australie, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 28 884 USD par an, soit plus que la moyenne de 23 047 USD dans les pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ six fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis. 

En termes d’emploi, plus de 73 % des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau plus élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 79 % des hommes ont un emploi rémunéré, contre 67 % des femmes. Les actifs en Australie travaillent 1 693 heures par an, autrement dit moins que dans la plupart des pays de l’OCDE où la moyenne est de 1 776 heures. Près de 14 % des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux plus élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE, avec 21 % d’hommes travaillant de très longues heures contre 6 % pour les femmes.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. En Australie 73 % des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit un niveau proche de la moyenne de l’OCDE de 74%. Ce constat est un peu plus vrai pour les hommes, 76 % d’entre eux décrochant un tel diplôme, contre 71 % de femmes. Cet écart est plus marqué que l’écart moyen de l’OCDE, et donne à penser que l’on pourrait renforcer la participation des femmes à l’enseignement supérieur. L’Australie est néanmoins l’un des pays les plus performants pour ce qui est de la qualité de son système éducatif. Le score moyen en Australie pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 519, score supérieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 9 points en moyenne, un écart équivalent à la moyenne de l’OCDE.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance en Australie est de presque 82 ans, soit deux ans de plus que la moyenne de l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 84 années contre 80 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 14 microgrammes par mètre cube, un niveau inférieur à ceux enregistrés dans la plupart des pays de l’OCDE (21 microgrammes). L’Australie est également plus performante dans sa gestion de la qualité de l’eau, 91 % de ses habitants se disant satisfait de la qualité de leur eau, un taux plus élevé que la moyenne de 84% de l’OCDE.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance et le degré de participation des citoyens sont élevés en Australie. Dans l’ensemble, 94 % des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 90 % en moyenne dans l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, s’est élevé à 93 % lors des dernières élections, soit le taux le plus élevé de l’OCDE, où la moyenne est de 72%. En Australie, la participation électorale est de 94 % pour les 20% les plus aisés, contre 92 % pour les 20% les plus modestes. Cette différence, moins large que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 12 points de pourcentage, témoigne d’une certaine cohésion sociale autour des institutions démocratiques.

En général, les Australiens sont plus satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. En Australie, 84 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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Australie dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. En Australie, les ménages consacrent en moyenne 19 % de leur  revenu disponible brut ajusté au logement, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne de la zone OCDE (21 %).

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. En Australie, 90 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE.

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. En Australie, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 28 884 USD par an, plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 23 047 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. En Australie, le patrimoine financier net moyen des ménages est estimé à 32 178 USD, moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 40 516 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. En Australie, le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20 % de ménages les plus aisés est de 58 409 USD par an, alors qu’il est de 10 323 USD pour les 20% les plus modestes. 

 

Indicateurs

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. En Australie, près de 73 % de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est bien supérieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE. En règle générale, les taux d’emploi des plus éduqués sont supérieurs: on estime à 83 % le pourcentage des diplômés de l’enseignement supérieur ayant un emploi rémunéré en Australie, contre 59 % pour les personnes n’ayant pas atteint le deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Cette différence de 25 points de pourcentage, inférieure à la moyenne de 37 points de pourcentage de l’OCDE, donne à penser que le marché du travail en Australie est relativement ouvert.  

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 67 % à occuper un emploi en Australie. Si ce chiffre est supérieur à la moyenne de 60 % de l’OCDE, il est en revanche inférieur au taux d’emploi masculin, de 79 %. Cet écart de 12 points de pourcentage entre les genres avoisine la moyenne de l’OCDE et indique que l’Australie pourrait améliorer encore les possibilités d’emploi des femmes, mais qu’en général, le pays est parvenu à remédier aux contraintes et obstacles qui s’opposent à leur accès au travail. 

Les jeunes Australiens de 15 à 24 ans font face à un taux de chômage de 11.3 %, contre 16.2 % pour la moyenne de l’OCDE.

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 1.0 % en Australie, un chiffre inférieur à la moyenne de 3.1 % de l’OCDE. Il n’existe guère de différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée – à respectivement 3.2% et 3.1%. En Australie, le taux de chômage de longue durée chez les hommes est de 1,0 %, contre 0,9% pour les femmes. 

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 43 908 USD par an en Australie, contre 34 466 USD en moyenne dans l’OCDE. Pour autant, tout le monde ne gagne pas cette somme. Si les 20 % les plus aisés gagnent 55 624 USD par an, les 20 % les plus modestes vivent avec 26 074 USD par an. 

La sécurité de l’emploi constitue un autre facteur essentiel de sa qualité. Les salariés en contrat de travail à durée déterminée ont souvent plus de risques de perdre leur emploi que les salariés en contrat à durée indéterminée. En Australie, les salariés sous contrat d’au maximum six mois représentent près de 12 % de l’ensemble des salariés, soit un chiffre légèrement plus élevé que la moyenne de l’OCDE-30, égale à 10%. Ce chiffre suggère qu’il conviendrait d’inciter les employeurs australiens à plus de stabilité dans les contrats de travail. 

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. Ceux qui pratiquent le bénévolat ont tendance à être plus satisfaits de leur existence que les autres. Le temps consacré à des activités bénévoles contribue, en outre, à une société civile robuste. En moyenne, les Australiens consacrent 6 minutes par jour à des activités bénévoles, alors que la moyenne s’établit à 4 minutes par jour dans les pays de l’OCDE. En outre, environ 67 % des Australiens interrogés déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, un des niveaux les plus élevés de l’OCDE, où la moyenne s’établit à 48%. Ces scores élevés semblent indiquer qu’il existe un sens fort de la collectivité en Australie.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. En Australie, 94 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, plus que la moyenne de 90% des pays de l’OCDE. La différence entre hommes et femmes est de 3 points de pourcentage, puisque le pourcentage s’établit à 92 % au sein de la population masculine et à 95 % au sein de la population féminine. Si le sexe joue peu sur le réseau social, il existe un lien entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction. En Australie, environ 82 % des personnes ayant seulement reçu un enseignement primaire déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre plus de 95 % des des personnes ayant atteint un niveau d’enseignement supérieur.   

Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. Les individus socialement isolés ont du mal à s’insérer en tant qu’acteurs de la société et à combler leurs aspirations personnelles. En Australie, plusieurs groupes sont confrontés au problème de l’exclusion sociale : les personnes à faible revenu, les chômeurs, les personnes en mauvaise santé et celles qui ne maîtrisent pas bien l’anglais. La plupart de ces groupes ont, de plus, beaucoup de mal à se faire entendre au sein de la société et à influencer les décideurs. 

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, 83% des diplômés de l’enseignement supérieur ont un emploi, contre seulement 56% des personnes n’ayant qu’un diplôme de l’enseignement secondaire.  Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.

En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

En Australie, 73 % des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau proche de la moyenne de 74 % de l’OCDE. Ce constat est un peu plus vrai pour les hommes, 76 % d’entre eux décrochant un tel diplôme, contre 71 % de femmes. Cet écart de 5 points de pourcentage est plus marqué que l’écart moyen de 2 points de pourcentage de l’OCDE, et donne à penser que l’on pourrait renforcer la participation des femmes à l’enseignement supérieur. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir de l’Australie), 85% des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre supérieur à la moyenne de 82% de l’OCDE.

Les Australiens peuvent espérer accomplir 18.5 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit plus que la moyenne des pays de l’OCDE de 16.5 années. Cette forte espérance de vie scolaire reflète les bons résultats de l’Australie dans le niveau d’éducation de ses 25-34 ans.  

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

L’Australie figure parmi les meilleurs pays de l’OCDE pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, l’élève moyen obtenant 519 points. Ce score est supérieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Avec 523 points en moyenne contre 514 pour les garçons, les filles dépassent les garçons de 9 points, un écart conforme à la moyenne de l’OCDE. Qui plus est, les différences entre élèves forts et faibles sont moins marquées que dans la plupart des pays de l’OCDE.  

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. En Australie, 98 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, légèrement moins que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 99 points. Bien qu’à l’échelle internationale, le système éducatif australien soit performant, les enfants issus de milieux défavorisés participent généralement moins souvent aux grands programmes en faveur de la petite enfance et leurs résultats aux tests sont plus faibles. [2] Les élèves issus de milieux socioéconomiques moins favorisés ont un taux de réussite dans l’enseignement secondaire nettement inférieur à celui des élèves issus de milieux plus favorisés et près de trois fois moins de chances d’aller à l’université.

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. La pollution de l’air est un problème environnemental majeur, qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial à l’horizon 2050.

En ville, où elle est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, la pollution de l’air est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections respiratoires ponctuelles et maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. En Australie, la concentration en PM10 de 14.3 microgrammes par mètre cube est inférieure aux 22 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE.

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. En Australie, 90 % de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau. À en juger par ce chiffre, supérieur à la moyenne de 85 % pour l’ensemble de l’OCDE, l’Australie réussit à fournir de l’eau de bonne qualité à ses habitants.

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. 71 % des personnes en Australie déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, ce qui est plus élevé que la moyenne OCDE, de 56 %. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation en Australie était de 95 % des personnes enregistrées; ce chiffre est le plus élevé de l’OCDE, où le taux moyen de participation est de 73 %.

Bien que la participation aux élections soit obligatoire (et rigoureusement respectée) en Australie, elle n’en demeure pas moins un indicateur utile de l’engagement citoyen. Dans le contexte de l’indice « Vivre mieux », la participation électorale permet de déterminer dans quelle mesure l’engagement civique contribue au bien-être des individus et de la société. De ce point de vue, le système politique australien fonctionne bien car il reflète la volonté d’un grand nombre d’individus (quels que soient les motifs du fort taux de participation).

Si de manière générale, hommes et femmes votent autant, le niveau de revenu peut fortement influencer la participation électorale. En Australie, parce que le vote est obligatoire, les taux de participation sont constants à travers les différents groupes de revenu. La participation électorale est de 96% pour les 20% les plus aisés, contre 94% pour les 20% les plus modestes. Cette différence de 2%, bien moins élevée que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 7%, témoigne d’une certaine cohésion sociale autour des institutions démocratiques.

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques.

 

La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. En Australie, les gens peuvent effectuer une demande d’information par écrit, en ligne ou en personne – ce qui facilite grandement le processus de la législation sur la liberté d’information. Cependant, aucune disposition n’est prévue pour l’anonymat ou de protections contre les mesures de rétorsion.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

« Déclaration sur une administration ouverte »

L’Australie s’est engagée à rendre l’administration plus transparente en la structurant autour de trois principes clefs : améliorer l’accès à l’information, collaborer avec les citoyens sur l’action publique et l’offre de services, et développer la consultation et la participation. En particulier, l’usage d’internet sera intensifié pour dialoguer avec le public et l’information sera plus facile d’accès.

La consultation du public dans le cadre du processus décisionnel constitue un élément essentiel de la stratégie d’ouverture de l’administration. Ainsi, la Convention nationale, qui a pour but de resserrer la collaboration entre l’État fédéral et le secteur associatif, a été élaborée à la suite de vastes consultations entre l’État et ce secteur.

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. L’espérance de vie à la naissance s’établit à 82 ans en Australie, soit 2 ans de plus que la moyenne OCDE de 80 ans. L’espérance de vie des femmes est de 84 ans, contre 80 ans pour les hommes. Cet écart entre les genres est moins marqué que pour l’ensemble de l’OCDE, où il est de six ans en moyenne, avec une espérance de vie de 83 ans pour les femmes et de 77 ans pour les hommes. 

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs tels que le niveau de vie, le mode de vie, l’éducation et les facteurs environnementaux jouent un rôle. En Australie, les dépenses de santé totales représentaient 9.1 % du PIB, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 9.5 %. En revanche, l’Australie se classe au-dessus de la moyenne de l’OCDE en termes de dépenses de santé totales par personne, avec 3 670 USD en 2010, par rapport à une moyenne OECD de 3 268 USD. Entre 2000 et 2009, le total des dépenses de santé en Australie a augmenté en termes réels de 4.6 % par an en moyenne, une croissance similaire à la moyenne de l’OCDE de 4.7%.

Partout dans l’OCDE, la consommation de tabac et la prise de poids excessive restent des facteurs de risque importants pour de nombreuses maladies chroniques. L’Australie offre un exemple de politique réussie de lutte contre le tabagisme, puisqu’elle a réduit de moitié son pourcentage d’adultes fumant quotidiennement, le faisant passer de 35.4 % en 1983 à 15.1 % aujourd’hui. Le taux de tabagisme des Australiens adultes figure désormais parmi les plus faibles de l’OCDE : l’Australie fait aussi bien que les États-Unis, et seules le Mexique, la Suède et l’Islande font encore mieux. Ce déclin de la consommation de tabac en Australie peut être attribué, en grande partie, à la politique de lutte contre le tabagisme qui a été menée au moyen de campagnes de sensibilisation, d’une interdiction de la publicité pour le tabac et d’une augmentation des taxes sur le tabac.

Dans de nombreux pays de l’OCDE, une forte proportion de la population est en surpoids ou obèse. Le taux d’obésité atteignait 24.6% en 2006, soit un taux supérieur à moyenne de 17.8% de la population de l’OCDE. Les taux d’obésité australiens sont élevés, et ils ont progressé plus vite que dans la plupart des autres pays de l’OCDE au cours des 20 dernières années. La prévalence croissante de l’obésité laisse présager une augmentation des problèmes de santé de type diabète, maladies cardiovasculaires et asthme et une hausse des dépenses de santé.

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », 85 % des Australiens répondent « oui », contre un pourcentage moyen de 69 % dans l’ensemble de l’OCDE. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 71 % à le faire, contre 66 % des femmes. En Australie, les différences entre les genres sont peu marquées, avec 85 % de réponses positives pour les femmes et 84 % pour les hommes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste. Environ 75 % des 20 % d’Australiens adultes occupant le bas de l’échelle se déclaraient en « bonne » ou en « très bonne » santé, contre environ 93 % des 20 % d’adultes occupant le haut de l’échelle. 

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur ou le bien-être subjectif en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles aux données objectives pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les Australiens l’évaluent à 7.2, ce qui est supérieur à la note moyenne de 6,6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est également vrai pour l’Australie, où la note est de 7.2 pour les hommes ainsi que pour les femmes. En revanche, le niveau d’éducation influe sur le bien-être subjectif. Alors que les Australiens diplômés de l’enseignement primaire ont un niveau de satisfaction de 7.1 ce score atteint 7.4 pour les diplômés de l’enseignement tertiaire.

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi défini comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. En Australie, 84% des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %. 

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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. En Australie, 2.1 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux inférieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. L’écart entre hommes et femmes est faible, avec respectivement 2.5% et 1.7%.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides en Australie est de 1.0 pour 100 000 habitants, soit plus bas que le taux moyen de l’OCDE, de 2.2. Le taux d’homicides est de 1.5 pour les hommes, contre 0.6 pour les femmes. 

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE.

Près de 64 % des personnes interrogées en Australie déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre légèrement inférieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes. Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables.

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays. 

Les individus consacrent entre un dixième et un cinquième de leur temps à une activité non rémunérée. Les modèles de rôle continuent d’influer sur la répartition des taches domestiques dans la famille : les hommes sont plus susceptibles de consacrer plus d’heures à un travail rémunéré, tandis que les femmes passent plus de temps à des tâches domestiques non rémunérées. En Australie, les hommes consacrent 172 minutes par jour à cuisiner, faire du ménage et s’occuper des enfants, soit l’un des niveaux les plus élevés dans les pays de l’OCDE. Toutefois, ce temps est bien plus court que les 311 minutes que les femmes australiennes consacrent, en moyenne, chaque jour aux tâches domestiques. 

Un autre aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les Australiens travaillent 1 696 heures par an, soit moins que  la durée de travail moyenne dans l’OCDE, de 1 776 heures. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. Mais en Australie, près de 14 % des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux nettement plus élevé que celui de 9 % observé dans l’OCDE. Globalement, les hommes consacrent plus de temps à un travail rémunéré : en Australie, le pourcentage de salariés travaillant de très longues heures atteint 21 % chez les hommes, contre 6 % chez les femmes. 

En outre, plus une personne travaille, moins elle consacre de temps à d’autres activités, qu’il s’agisse de loisirs ou de temps pour soi. La quantité et la qualité du temps consacré aux loisirs constituent des facteurs importants du bien-être général d’un individu et peuvent procurer des bénéfices supplémentaires en termes de santé physique et mentale. En Australie, la durée moyenne consacrée à prendre soin de soi (manger, dormir, etc.) et à ses loisirs (voir des amis ou de la famille, passe-temps favoris, jeux, ordinateur, télévision, etc.) représente 60 % de la journée, soit 14.4 heures et moins que la moyenne de l’OCDE, de 14.9 heures. Le fait de consacrer moins d’heures à une activité rémunérée ne signifie pas nécessairement pour les femmes qu’elles ont plus de loisirs. En Australie, les hommes comme les femmes consacrent approximativement 14 heures par jour à prendre soin d’eux et à leurs loisirs.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Aider les parents isolés à trouver un travail 

L’Australie obtient de bons résultats sur un certain nombre d’indicateurs importants pour l’équilibre entre carrière professionnelle et vie privée : le taux de fécondité (1,9 enfant par femme) est supérieur à la moyenne de l’OCDE (1,7), le taux d’activité des femmes (66.2 %) est en constante augmentation depuis les années 60 et dépasse désormais largement la moyenne de l’OCDE (59.6 %), tandis que l’écart de salaire entre hommes et femmes (12 %) est inférieur à la moyenne (16 %). Contrairement à bien d’autres pays membres, les mères de famille reprennent souvent leur emploi à temps plein lorsque leurs enfants sont scolarisés. 

Toutefois, le chômage chez les familles monoparentales pose problème. Avec à peine plus de 50 % en 2009, le taux d’emploi des parents isolés est l’un des plus faibles de la zone OCDE, ce qui contribue à un taux de pauvreté des familles monoparentales supérieur à la moyenne. Ce problème est particulièrement préoccupant dans la mesure où un enfant sur cinq environ vit dans un foyer monoparental, et les prévisions montrent que ce chiffre risque d’augmenter de 20 % dans les vingt-cinq prochaines années. L’action publique doit donc continuer à soutenir les dispositifs en matière d’emploi, de formation ou de recherche d’emploi pour les bénéficiaires de l’allocation de parent isolé. 

La plupart des enfants en Australie bénéficient de bonnes conditions de vie, comme le montrent les indicateurs des trois critères principaux du bien-être matériel, de l’enseignement et de la santé. Le taux de pauvreté des enfants baisse depuis dix ans et se situe maintenant en dessous de la moyenne de l’OCDE. Les notes à l’écrit aux tests du PISA sont quant à eux supérieurs à la moyenne des pays membres et les enfants plus âgés sont moins susceptibles d’être déscolarisés ou inactifs. En outre, le taux de mortalité infantile a lui aussi très largement reculé. 

Malgré des dépenses publiques pour les familles supérieures à la moyenne, l’Australie dépense moins pour les services de garde des enfants que la plupart des pays membres : 0.4 % du PIB, contre 0.6 % en moyenne dans l’OCDE. Cela contribue à un taux de préscolarisation faible des jeunes enfants, qui ne sont que 40 % chez les moins de six ans à être inscrits dans des services de garde formels. Il serait souhaitable que les pouvoirs publics développent leurs programmes de soutien aux services de garde afin d’aider davantage les parents qui travaillent.

Indicateurs

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