Le saviez-vous?

Population
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mil.
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Énergies renouvelables
3.42
%

Comment va la vie?

Le Japon obtient de bons résultats sur plusieurs indicateurs du bien-être et se place autour ou au-dessus de la moyenne sur plusieurs critères de l’Indicateur du vivre mieux.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. Au Japon, le revenu moyen est de 23 458 USD par an, soit plus que la moyenne de 22 387 USD des pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ cinq fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis.

En termes d’emploi, près de 70 % des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau plus élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 80 % des hommes ont un emploi rémunéré, contre 60 % des femmes. Les actifs au Japon travaillent 1 733 heures par an, autrement dit moins que dans la plupart des pays de l’OCDE où la moyenne est de 1 749 heures.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. Au Japon, le score moyen aux derniers tests du PISA pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 529, score supérieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 14 points en moyenne, plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance au Japon est d’environ 83 ans, soit trois ans de plus que la moyenne de l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 86 années contre 80 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 27 microgrammes par mètre cube, un niveau supérieur à ceux enregistrés dans la plupart des pays de l’OCDE (22 microgrammes). Le Japon est en revanche plus performant dans sa gestion de la qualité de l’eau, 88 % de ses habitants se disant satisfaits de la qualité de leur eau.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance est élevé et le degré de participation des citoyens modéré au Japon. Dans l’ensemble, 92 % des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 91 % en moyenne dans l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, s’est élevé à 67% lors des dernières élections, soit un taux moins élevé que la moyenne de l’OCDE. Au Japon, il n’y a pas de différence entre les plus aisés et les moins aisés en ce qui concerne la participation électorale, ce qui témoigne d’une certaine cohésion sociale autour des institutions démocratiques.

En général, les habitants du Japon sont moins satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. Cependant au Japon, 87 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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Japon dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. Au Japon, les ménages consacrent en moyenne 23 % de leur revenu net disponible au logement, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne de la zone OCDE (22) %.

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. Au Japon, 77 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE. Ce niveau de satisfaction subjective reflète les performances mitigées du Japon au regard des indicateurs objectifs sur le logement.

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. Au Japon, le logement moyen comprend 1.8 pièces par personne, contre 1.6 pièces par personne en moyenne dans la zone OCDE. S’agissant des équipements de base, on estime que 93.6 % des logements japonais disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, ce qui est inférieur à la moyenne de la zone OCDE, qui s’établit à 97.8 %.

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. Au Japon, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 23 458 USD par an, plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 22 387 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. Au Japon, le patrimoine moyen des ménages est estimé à 71 717 USD, beaucoup plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 36 238 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. Au Japon, le revenu des 20 % de ménages les plus aisés est de 46 436 USD par an, alors que les 20% les plus modestes vivent avec 7 764 USD par an.

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. Au Japon, plus de 70% de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est supérieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE. En règle générale, les taux d’emploi des mieux lotis dans la société sont supérieurs à ceux des moins bien lotis : 75% des 20 % de personnes les plus aisées occupent un emploi rémunéré au Japon, contre 61% pour les 20 % les plus modestes. Cette différence de 14%, inférieure à la moyenne de 35 % de l’OCDE, donne à penser que le marché du travail au Japon est relativement ouvert.

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 60 % à occuper un emploi au Japon. Si ce chiffre avoisine la moyenne de 59 % de l’OCDE, il est en revanche inférieur au taux d’emploi masculin de 80%. Cet écart de 20% entre les genres est plus important que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 13% et indique que le Japon pourrait améliorer encore les possibilités d’emploi des femmes.

Les jeunes japonais de 15 à 24 ans connaissent un taux de chômage de 11.5 %, contre 16.7 % pour la moyenne de l’OCDE.

 

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 1,9% au Japon, un chiffre inférieur à la moyenne de 3,0 % de l’OCDE. Il n’existe guère de différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée à travers l’OCDE. Au Japon cependant, la différence est relativement importante avec un taux de chômage de longue durée chez les hommes de 2,6 %, contre 1,1% pour les femmes.

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 33 900 USD par an au Japon, contre 34 033 USD en moyenne dans l’OCDE. Pour autant, tout le monde ne gagne pas cette somme. Si les 20 % les plus aisés gagnent 61 431 USD par an, les 20 % les plus modestes vivent avec 17 438 USD par an.

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. Ceux qui pratiquent le bénévolat ont tendance à être plus satisfaits de leur existence que les autres. Le temps consacré à des activités bénévoles contribue, en outre, à une société civile robuste. En moyenne, les Japonais consacrent 4 minutes par jour à des activités bénévoles, un chiffre en accord avec la moyenne de la zone OCDE. En outre, près de 23 % des Japonais interrogés déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, le chiffre les plus bas de la zone OCDE, où la moyenne s’établit à 47 %.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. Au Japon, 92 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, ce qui est proche de la moyenne de la zone OCDE, qui est de 91 %. Il y a une différence nette entre les hommes et les femmes, puisque le pourcentage s’établit à 88 % au sein de la population masculine et à 96 % au sein de la population féminine. Il existe également un lien au Japon entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction et le revenu. Environ 91 % des 20 % de la population qui occupent le bas de l’échelle déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre plus de 86 % des 20 % de la population qui occupent le haut de l’échelle. Le Japon est l’un des quatre pays où les 20 % de la population qui occupent le bas de l’échelle ont davantage de liens sociaux que les 20 % de la population qui occupent le haut de l’échelle.

Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. Les individus socialement isolés ont du mal à s’insérer en tant qu’acteurs de la société et à combler leurs aspirations personnelles. Près de 15 % des personnes interrogées au Japon signalent ne fréquenter que « rarement » ou « jamais » des amis, des collègues ou d’autres personnes en société, le pourcentage le plus élevé de la zone OCDE, où la moyenne s’établit à 7 %.

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, les hommes diplômés de l’enseignement supérieur ont 18 % plus de chances de trouver un emploi et les femmes, 32 %. Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.

Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

Le Japon figure parmi les meilleurs pays de l’OCDE pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, l’élève moyen obtenant 529 points. Ce score est supérieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 14 points, plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. Au Japon, 75 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, moins que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 99 points. Ceci semble indiquer que le système scolaire japonais prodigue un enseignement de bonne qualité, indépendamment du milieu dont sont issus ses élèves. 

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Le Japon figure aux premiers rangs des palmarès internationaux en matière d’éducation. Cette réussite peut être attribuée à des enseignants de haut niveau, à un soutien familial sans faille, au ciblage des ressources sur l’études et au fait que les élèves sont fortement incités à choisir des filières exigeantes et à travailler dur à l’école. Le système éducatif japonais repose également sur un engagement profond envers les enfants, qui est à la fois solide et durable.

Priorité à l’équité

Les classes au Japon sont hétérogènes et nombreuses (plus de 35 élèves en moyenne) et aucun élève n’est retenu ou promu sur la base de ses capacités. En outre, on attend de tous les élèves qu’ils maîtrisent le même programme scolaire difficile, ce qui contribue très largement à l’équité en termes de résultats. Ce qu’il y a de particulièrement impressionnant à propos de cette méthode, c’est que les résultats attendus ne prennent pas comme base le plus petit dénominateur commun, mais les meilleurs résultats mondiaux.

La grande majorité des Japonais estiment que ces politiques permettent d’obtenir ce qu’il y a de mieux pour le plus grand nombre et les résultats leur donnent raison. Le système est fait de telle sorte que les meilleurs élèves peuvent aider les moins bons au sein d’un groupe, d’une classe et d’une école. Les études publiées montrent que tous les élèves tirent bénéfice de cette méthode, car ceux qui aident en apprennent presque autant que ceux qui sont aidés. Cette approche correspond aux valeurs des Japonais et contribue très largement aux excellents résultats des élèves.

Par ailleurs, les enseignants et les chefs d’établissement sont souvent mutés dans différentes écoles par les préfectures, l’objectif principal étant d’obtenir une répartition juste et équitable des enseignants plus compétents entre les différentes écoles. Ainsi que Robert Fish l’a fait remarquer lors de son entretien, « les enseignants et les administrateurs sont transférés régulièrement au bout de quelques années afin que les mêmes personnes ne soient pas toujours dans les mêmes établissements – le nivellement est important entre les écoles. »

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. La pollution de l’air est un problème environnemental majeur, qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial à l’horizon 2050.

En ville, où cette pollution est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, elle est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections respiratoires ponctuelles et maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. Au Japon, la concentration en PM10 de 27.1 microgrammes par mètre cube est supérieure aux 22 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE.

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. Au Japon, 88% de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau, légèrement plus que la moyenne pour l’ensemble de l’OCDE qui se situe à 85 %.

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. 53 % des personnes au Japon déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, ce qui est proche de la moyenne OCDE, de 56 %. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation au Japon était de 67 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est moins élevé que la moyenne OCDE, de 73 %.

Quoique le droit de vote soit universel dans tous les pays membres de l’OCDE, tous ceux qui en jouissent ne l’exercent pas. Si de manière générale, hommes et femmes votent autant, au Japon le taux de participation électorale des hommes est plus élevé de près de 3%. L’influence du niveau de revenu n’est pas particulièrement marquée au Japon. La participation électorale est de 67% environ pour les 20% les plus aisés, comme pour les 20% les plus modestes. Alors qu’en moyenne les pays de l’OCDE connaissent un écart moyen de 7%, cette similitude des taux au Japon témoigne d’une certaine cohésion sociale autour des institutions démocratiques.

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques.

 

La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. Les gens en Japon peuvent seulement effectuer une demande d’information par écrit, mais pas encore en ligne, en personne ou par téléphone. En outre, aucunes dispositions n’est prévu pour l’anonymat ou de protections contre les mesures de rétorsion.

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. En 2010, l’espérance de vie à la naissance s’établissait à 83 ans au Japon, soit 3 ans de plus que la moyenne OCDE de 80 ans. L’espérance de vie des femmes est de 86 ans, contre 80 ans pour les hommes. Cet écart de 6 années entre les genres correspond à la différence moyenne de l’ensemble de l’OCDE.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs jouent sur l’espérance de vie (niveau de vie, mode de vie, niveau d’instruction et facteurs environnementaux). Le total des dépenses de santé représente 8,5 % du PIB au Japon, soit moins que la moyenne OCDE, de 9,6 %. Le Japon se classe aussi en-dessous de la moyenne OCDE des dépenses de santé par personne, avec des dépenses de 2 729 USD en 2007, par rapport à une moyenne OCDE, de 3 060 USD en 2008. Les dépenses de santé par personne au Japon ont augmenté en moyenne de 2,2 % par an en termes réels entre 2000 et 2007, un taux de croissance moins élevé que la moyenne OCDE, de 4,2 % pour 2000–2008.

Partout à travers l’OCDE, la consommation de tabac et la prise de poids excessive restent des facteurs de risque importants pour de nombreuses maladies chroniques. Le taux de tabagisme au Japon est de 26%, soit moins que la moyenne OCDE de 23.3%. Ce taux atteint 40% chez les hommes, soit l’un des taux les plus élevés de l’OCDE. En revanche, à 3% le Japon a le taux d’obésité le plus faible de la zone OCDE.

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », seuls 30% des italiens répondent “oui”, contre un pourcentage moyen de 70 % dans l’ensemble de l’OCDE. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 72 % à le faire, contre 67 % des femmes. Au Japon, 32% des hommes ont répondu positivement contre 29% des femmes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste. En 2010, environ 24% des 20 % les moins aisés se déclaraient en « bonne » ou en « très bonne » santé, contre 35% des 20 % les plus aisés.

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les japonais l’évaluent à 6.1, ce qui est légèrement inférieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. Au Japon, en revanche, les femmes sont légèrement plus heureuses que les hommes, donnant une note de6.3 contre 5.8 pour ces derniers. Le statut social influe également sur le bien-être subjectif. Alors que les 20 % des japonais qui occupent le bas de l’échelle ont un niveau de satisfaction de 5.5, ce score atteint 6.3 pour les 20 % qui occupent le haut de l’échelle .

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi défini comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. Au Japon, 87 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce taux est plus élevé que la moyenne de l’OCDE de 80 %.


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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. Au Japon, 1.4 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux inférieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. L’écart entre hommes et femmes est infime, à 0.3%.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides au Japon est de 0.5 pour 100 000 habitants, soit l’un des plus bas de l’OCDE, où le taux moyen est de 2.1. Le taux d’homicides est le même pour les hommes et pour les femmes.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. Près de 67 % des personnes interrogées au Japon déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un taux égal à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes . Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables .

Le statut social a également une incidence sur les taux de victimisation et le sentiment de sécurité. Les personnes à plus haut niveau de revenu et d’éducation disent plus souvent se sentir en sécurité et sont moins exposées à la criminalité. Cette différence peut s’expliquer par le fait qu’elles peuvent s’équiper de meilleurs dispositifs de sécurité et sont moins au contact d’activités criminelles, de bandes de jeunes ou de trafiquants de drogues, par exemple. Le taux d’agression au Japon pour les 20 % les plus modestes est supérieur de 0.6 % à celui des 20 % les plus aisés.

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays.

Les individus consacrent entre un dixième et un cinquième de leur temps à une activité non rémunérée. Les modèles de rôle continuent d’influer sur la répartition des taches domestiques dans la famille : les hommes sont plus susceptibles de consacrer plus d’heures à un travail rémunéré, tandis que les femmes passent plus de temps à des tâches domestiques non rémunérées . Au Japon, les hommes consacrent 59 minutes par jour à cuisiner, faire du ménage et s’occuper des enfants, soit l’un des niveaux les plus bas dans les pays de l’OCDE, où la moyenne se situe à 131 minutes. De plus, il ne s’agit que d’un quart des 269 minutes que les femmes japonaises consacrent, en moyenne, chaque jour aux tâches domestiques.

Un autre aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les japonais travaillent 1733 heures par an, soit légèrement moins que la durée de travail moyenne dans l’OCDE, de 1 749 heures.

En outre, plus une personne travaille, moins elle consacre de temps à d’autres activités, qu’il s’agisse de loisirs ou de temps pour soi. La quantité et la qualité du temps consacré aux loisirs constituent des facteurs importants du bien-être général d’un individu et peuvent procurer des bénéfices supplémentaires en termes de santé physique et mentale. Au Japon, la durée moyenne consacrée à prendre soin de soi (manger, dormir, etc.) et à ses loisirs (voir des amis ou de la famille, passe-temps favoris, jeux, ordinateur, télévision, etc.) représente 60 % de la journée, soit 14.0 heures et moins que la moyenne de l’OCDE, de 14.8 heures. Le fait de consacrer moins d’heures à une activité rémunérée ne signifie pas nécessairement pour les femmes qu’elles ont plus de loisirs. Au Japon, les hommes comme les femmes consacrent approximativement 14 heures par jour à prendre soin d’eux et à leurs loisirs. 

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Les naissances sont moins nombreuses et le taux d’emploi des femmes est moins élevé au Japon 

Les parents au Japon ont du mal à concilier leur carrière et leur vie de famille. Les pratiques en entreprise, les coûts privés (logement et juku) ainsi que les conventions sociales exercent de grandes pressions sur les jeunes, qui reculent ainsi leur mariage, l’arrivée de leur premier enfant et qui ont souvent moins d’enfants que ce qu’ils souhaiteraient.

En 2009, seuls 4 pays membres avaient un taux de fécondité inférieur à celui du Japon, qui était de 1,37 enfant par femme, contre 1,74 en moyenne dans l’OCDE. Le Japon faisait ainsi partie des pays ayant le taux de fécondité le plus faible, et, malgré une légère hausse depuis 2005, sa population a commencé à décliner.

Plusieurs mesures sociales ont été mises en place pour réduire les obstacles aux naissances et à l’emploi. Cependant, malgré ces efforts, des politiques telles que celle relative à la garde des enfants peuvent encore être développées. Il est essentiel pour favoriser l’emploi des parents, à la fois d’étendre les services de garde d’enfants et de réduire les coûts privés des structures extrascolaires. Les dépenses publiques consacrées aux services de garde d’enfants et d’éducation préscolaire au Japon se situent au quatrième rang des pays membres les moins bien placés. Les contraintes liées à la garde des enfants persistent et les taux d’inscription des enfants de moins de 3 ans (28 %), bien qu’en hausse, sont toujours en dessous de la moyenne de l’OCDE (31 %).

Les pratiques en entreprise permettent difficilement aux parents de concilier travail et vie de famille, notamment en raison d’horaires lourds. Après des coûts de formation élevés, de nombreuses Japonaises veulent d’bard obtenir un emploi stable avant d’avoir des enfants. En outre, lorsque les femmes qui ont quitté leur emploi pour s’occuper de leurs enfants souhaitent reprendre une activité, elles se retrouvent souvent dans des emplois non réguliers, souvent mal payés, à temps partiel et temporaires. Les parents qui veulent retrouver du travail doivent avoir plus de possibilités de retrouver un emploi régulier, sinon, ceux qui peuvent rester à la maison choisissent cette solution plutôt que d’accepter un emploi peu motivant. Il en résulte un nombre de naissances faible et un taux d’emploi des femmes inférieur à la moyenne de l’OCDE, alors que le Japon a besoin que plus de femmes travaillent pour compenser le vieillissement de sa population en âge de travailler.

Indicateurs

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