Le saviez-vous?

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Comment va la vie?

L’Italie obtient dans l’ensemble de bons résultats sur plusieurs indicateurs du bien-être ; elle se situe d’ailleurs autour de la moyenne sur un certain nombre de critères de l’Indicateur du vivre mieux.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. En Italie, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 24 216  USD par an, soit plus que la moyenne de 23 047 USD dans les pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ cinq fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis

En termes d’emploi, 57 % des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau moins élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 67 % des hommes ont un emploi rémunéré, contre 47 % des femmes.  Les actifs en Italie travaillent 1 774 heures par an, autrement dit un nombre proche de la moyenne de 1 776 heures de l’OCDE. Environ 4 % des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux moins élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE, avec 6 % d’hommes travaillant de très longues heures contre 2 % pour les femmes.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. En Italie, 55 % des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit moins que la moyenne de l’OCDE de 74%. Il existe peu de différences entre hommes et femmes puisque 56 % des femmes décrochent un tel diplôme, contre 54 % des hommes. Le score moyen en Italie aux derniers tests du PISA pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 486, score inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 11 points en moyenne, plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance en Italie est de 83 ans, soit trois ans de plus que la moyenne de l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 85 années contre 80 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 21 microgrammes par mètre cube, soit un niveau équivalent à celui enregistré dans la plupart des pays de l’OCDE. L’Italie pourrait améliorer sa gestion de la qualité de l’eau, seuls 71% de ses habitants se disant satisfaits de la qualité de leur eau, contre 84% en moyenne dans les pays de l’OCDE.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance est modéré et le degré de participation des citoyens élevé en Italie. Dans l’ensemble, 86 % des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, un taux inférieur à la moyenne de l’OCDE de 90%. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, s’est élevé à 81 % lors des dernières élections, soit un taux plus élevé que la moyenne de l’OCDE de 72%. En Italie, la participation électorale est de 91 % pour les 20% les plus aisés, contre 78 % pour les 20% les plus modestes. Cette différence est légèrement supérieure à l’écart moyen au sein de l’OCDE de 12 points de pourcentage, ce qui indique qu’’une certaine cohésion sociale pourrait être bâti autour des institutions démocratiques.

En général, les Italiens sont moins satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. En Italie, 69 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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Italie dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. En Italie, les ménages consacrent en moyenne 23 % de leur revenu disponible brut ajusté au logement, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne de la zone OCDE (21 %).

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. En Italie, 92 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE. Ce haut niveau de satisfaction subjective reflète les bonnes performances de l’Italie au regard des indicateurs objectifs sur le logement.

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. En Italie, le logement moyen comprend 1.4 pièces par personne, contre 1.6 pièces par personne en moyenne dans la zone OCDE. S’agissant des équipements de base, on estime que 99.6 % des logements italiens disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, ce qui est supérieur à la moyenne de la zone OCDE, qui s’établit à 97.8 %.

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. En Italie, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 24 216 USD par an, plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 23047 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. En Italie, le patrimoine financier net moyen des ménages est estimé à 55 255 USD, plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 40 516 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. En Italie, le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20 % de ménages les plus aisés est de 46 751 USD par an, alors que le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20% les plus modestes est 8 949 USD par an. 

Indicateurs

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. En Italie, près de 57% de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est inférieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE. En règle générale, les taux d’emploi des plus éduqués sont supérieurs : on estime à 76 % le pourcentage des diplômés de l’enseignement supérieur ayant un emploi rémunéré en Italie, contre 44 % pour les personnes n’ayant pas atteint le deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Cette différence de 32 points de pourcentage, inférieure à la moyenne de 37 points de pourcentage de l’OCDE, donne à penser que le marché du travail en Italie est relativement ouvert.   

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 47 % à occuper un emploi en Italie. Ce chiffre est inférieur à la moyenne de 60 % de l’OCDE et largement inférieur au taux d’emploi masculin, de 67 %. Cet écart de 20 points de pourcentage entre les genres est plus large que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 12 points de pourcentage et indique que l’Italie pourrait améliorer encore les possibilités d’emploi des femmes. 

Les jeunes italiens de 15 à 24 ans font également face à certaines difficultés, avec un taux de chômage de 29.1 %, contre 16.2 % pour la moyenne de l’OCDE.

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 4.4 % en Italie, un chiffre supérieur à la moyenne de 3.1 % de l’OCDE. Il n’existe guère de différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée au sein de l’OCDE. En Italie cependant, la différence est relativement importante avec un taux de chômage de longue durée chez les hommes de 3.9 %, contre 5.0% pour les femmes. 

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 33 947 USD par an en Italie, contre 34 466 USD en moyenne dans l’OCDE. Pour autant, tout le monde ne gagne pas cette somme. Si les 20 % les plus aisés gagnent 40 560 USD par an, les 20 % les plus modestes vivent avec 24 287 USD par an. 

La sécurité de l’emploi constitue un autre facteur essentiel de sa qualité. Les salariés en contrat de travail à durée déterminée ont souvent plus de risques de perdre leur emploi que les salariés en contrat à durée indéterminée. En Italie, les salariés sous contrat d’au maximum six mois représentent près de 7 % de l’ensemble des salariés, soit un chiffre moins élevé que la moyenne de l’OCDE-30, égale à 10%. Ce chiffre suggère qu’une certaine stabilité a été établie dans les contrats de travail italiens. 

Indicateurs

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. Ceux qui pratiquent le bénévolat ont tendance à être plus satisfaits de leur existence que les autres. Le temps consacré à des activités bénévoles contribue, en outre, à une société civile robuste. En moyenne, les Italiens consacrent 2 minutes par jour à des activités bénévoles, un chiffre inférieur à la moyenne de 4 minutes de la zone OCDE. En outre, environ 56 % des Italiens interrogés déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, soit un niveau plus élevé que la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 48 %.

 Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. En Italie, 86 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, un taux inférieur à la moyenne de 90% de la zone OCDE. Il y a peu de différence entre les hommes et les femmes, puisque le pourcentage s’établit à 85 % au sein de la population masculine et à 87 % au sein de la population féminine. Si le sexe joue peu sur le réseau social, il existe un lien en Italie entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction. Environ 84 % des personnes ayant seulement reçu un enseignement primaire  déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 89 % des personnes ayant atteint un niveau d’enseignement supérieur

Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. Les individus socialement isolés ont du mal à s’insérer en tant qu’acteurs de la société et à combler leurs aspirations personnelles. 

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, 83% des diplômés de l’enseignement supérieur ont un emploi, contre seulement 56% des personnes n’ayant qu’un diplôme de l’enseignement secondaire.  Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.

En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

En Italie, 55% des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau largement inférieur à la moyenne de 74 % de l’OCDE. À travers l’OCDE, légèrement plus d’hommes âgés de 25 à 64 ans ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, par rapport aux femmes de la même tranche d’âge. En Italie, cependant, 56% des femmes ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, contre 54% des hommes. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir de l’Italie), 71% des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre inférieur à la moyenne de 82 % mais en progrès.[1]

Les Italiens peuvent espérer accomplir 17.1 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE de 16.5 années. Ce nombre d’années d’études escomptées pourrait influencer le futur niveau d’éducation des 25-34 ans.   

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

Le score moyen en Italie pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 486, score inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 11 points en moyenne, plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. En Italie, 87 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, moins que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 99 points. Ceci semble indiquer que le système scolaire italien prodigue un enseignement de bonne qualité, indépendamment du milieu dont sont issus ses élèves.  

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. Un environnement sain est source de satisfaction, il améliore le bien-être mental, et permet à chacun de se remettre du stress de la vie quotidienne et de réaliser une activité physique. L’accès aux espaces verts, par exemple, est un aspect essentiel de la qualité de la vie. En Italie, 17 % des habitants estiment que leur accès aux zones de loisirs ou aux espaces verts   est insuffisant, proportion largement supérieure à la moyenne européenne de 12 % et la plus élevée parmi les pays européens. 

La pollution atmosphérique extérieure constitue un problème environnemental important qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial  à l’horizon 2050. En ville, où cette pollution est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, elle est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections  respiratoires ponctuelles et  maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou  le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. En Italie, la concentration en PM10 de 21.3 microgrammes par mètre cube est légèrement supérieure aux 20.9 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE, ainsi qu’au seuil recommandé de 20 microgrammes par mètre cube établi par l’Organisation mondiale de la santé. 

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. En Italie, 71 % de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau. À en juger par ce chiffre, inférieur à la moyenne de 84 % pour l’ensemble de l’OCDE, l’Italie fait se heurte à certaines difficultés dans l’acheminement d’une eau de qualité jusqu’à ses citoyens. 

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. 49 % des personnes en Italie déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, ce qui est moins élevé que la moyenne OCDE, de 56 %. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation en Italie était de 81 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est plus élevé que la moyenne OCDE, de 73 %.

Quoique le droit de vote soit universel dans tous les pays membres de l’OCDE, tous ceux qui en jouissent ne l’exercent pas. Si de manière générale, hommes et femmes votent autant, le niveau de revenu peut fortement influencer la participation électorale. En Italie, la participation électorale s’approche de 88% pour les 20% les plus aisés, contre 80% pour les 20% les plus modestes. Cette différence de 8%, légèrement plus élevée que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 7%, indique qu’une plus forte cohésion sociale pourrait être bâtie autour des institutions démocratiques.

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques.

 

La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. Les gens en Italie peuvent effectuer une demande d’information par écrit, en ligne ou en personne – ce qui facilite grandement le processus de la législation sur la liberté d’information. Cependant, aucune disposition n’est prévue pour l’anonymat ou de protections contre les mesures de rétorsion.

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. L’espérance de vie à la naissance s’établit à 83 ans en Italie, soit 3 ans de plus que la moyenne OCDE de 80 ans. L’espérance de vie des femmes est de 85 ans, contre 80 ans pour les hommes. Cet écart de 5 années entre les genres est proche de la différence moyenne de l’ensemble de l’OCDE.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs tels que le niveau de vie, le mode de vie, l’éducation et les facteurs environnementaux jouent un rôle. En Italie, les dépenses de santé totales représentent 9.3 % du PIB, soit un taux légèrement inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 9.5 %. L’Italie se classe au-dessous de la moyenne OCDE des dépenses de santé par personne, avec des dépenses de 2 964 USD en 2010, par rapport à une moyenne OCDE, de 3 268 USD. Entre 2000 et 2009, les dépenses de santé par personne en Italie ont augmenté en moyenne de 1,9 % par an en termes réels, un taux de croissance beaucoup moins élevé que la moyenne OCDE, de 4,7 % par an. Cet accroissement est passé à 1.5 % en 2010.

Partout à travers l’OCDE, la consommation de tabac et la prise de poids excessive restent des facteurs de risque importants pour de nombreuses maladies chroniques. L’Italie est parvenue à réduire le taux de tabagisme de 27.8% en 1990 à 23.1% aujourd’hui, soit un taux un plus élevé que la moyenne OCDE de 21.1%. 

Dans de nombreux pays de l’OCDE, une forte proportion de la population est en surpoids ou obèse. Le taux d’obésité en Italie de 10.3% est relativement faible, par rapport à la moyenne de 17.8% de l’OCDE. En revanche, 1 enfant sur 3 est en surpoids, soit l’un des niveaux les plus élevés de l’OCDE. La prévalence croissante de l’obésité laisse présager une augmentation des problèmes de santé de type diabète, maladies cardiovasculaires et asthme et une hausse des dépenses de santé.

 À la question « Êtes-vous en bonne santé? », 67% des italiens répondent “oui”, contre un pourcentage moyen de 69 % dans l’ensemble de l’OCDE. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 71 % à le faire, contre 66 % des femmes. En Italie, 68% des hommes ont répondu positivement contre 61% des femmes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste. Environ 59% des 20 % les moins aisés se déclaraient en « bonne » ou en « très bonne » santé, contre 74% des 20 % les plus aisés. 

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur ou le bien-être subjectif en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles aux données objectives pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les italiens l’évaluent à 5.8, ce qui est inférieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

 En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est également vrai pour l’Italie, où la note est de 6.0 pour les hommes, ce qui n’est que légèrement supérieur à la note de 5.7 donnée par les femmes. En revanche, le niveau d’éducation influe sur le bien-être subjectif. Alors que les italiens diplômés de l’enseignement primaire ont un niveau de satisfaction de 5.3, ce score atteint 6.7 pour les diplômés de l’enseignement tertiaire.

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi mesuré comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. En Italie, 69 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce taux est moins élevé que la moyenne de l’OCDE de 80 %.

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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. En Italie, 4.7 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux supérieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. L’écart entre hommes et femmes est légèrement supérieur à 1 point de pourcentage, avec respectivement 5.4% et 4.1%.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides en Italie est de 0.9 pour 100 000 habitants, soit plus bas que le taux moyen de l’OCDE, de 2.2. Le taux d’homicides est de 1.4 pour les hommes, contre 0.4 pour les femmes.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. 

Près de 59 % des personnes interrogées en Italie déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre inférieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes. Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables.

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays. 

Les individus consacrent entre un dixième et un cinquième de leur temps à une activité non rémunérée. Les modèles de rôle continuent d’influer sur la répartition des taches domestiques dans la famille : les hommes sont plus susceptibles de consacrer plus d’heures à un travail rémunéré, tandis que les femmes passent plus de temps à des tâches domestiques non rémunérées. En Italie, les hommes consacrent 103 minutes par jour à cuisiner, faire du ménage et s’occuper des enfants, soit un niveau moins élevé que la moyenne de 131 minutes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. De plus, ce temps ne représente qu’un tiers des 311 minutes que les femmes italiennes consacrent, en moyenne, chaque jour aux tâches domestiques. 

Un autre aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les italiens travaillent 1774 heures par an, proche de la durée de travail moyenne dans l’OCDE, de 1 776 heures. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. En Italie, environ 4% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux moins élevé que celui de 9 % observé dans l’OCDE. Globalement, les hommes consacrent plus de temps à un travail rémunéré : en Italie, le pourcentage de salariés travaillant de très longues heures est de 6% chez les hommes, contre 2% chez les femmes. 

En outre, plus une personne travaille, moins elle consacre de temps à d’autres activités, qu’il s’agisse de loisirs ou de temps pour soi. La quantité et la qualité du temps consacré aux loisirs constituent des facteurs importants du bien-être général d’un individu et peuvent procurer des bénéfices supplémentaires en termes de santé physique et mentale. En Italie, la durée moyenne consacrée à prendre soin de soi (manger, dormir, etc.) et à ses loisirs (voir des amis ou de la famille, passe-temps favoris, jeux, ordinateur, télévision, etc.) représente 67% de la journée, soit 14.9 heures et légèrement plus que la moyenne de l’OCDE, de 14.9 heures. Le fait de consacrer moins d’heures à une activité rémunérée ne signifie pas nécessairement pour les femmes qu’elles ont plus de loisirs. En Italie, les hommes consacrent approximativement 15 heures par jour à prendre soin d’eux et à leurs loisirs tandis que les femmes n’y consacrent que 14 heures.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Des aides pour concilier travail et enfants

L’Italie fait moins bien que la moyenne de l’OCDE sur trois indicateurs essentiels de la famille : le taux d’emploi des femmes, le taux de fécondité et le taux de pauvreté des enfants. Par rapport à de nombreux autres pays de l’OCDE, les Italiennes ont du mal à concilier vie de famille et travail. En fait, les femmes doivent souvent choisir entre travailler et avoir des enfants, il en résulte peu d’enfants et un faible taux d’emploi des femmes : 48 %, contre 59 % en moyenne dans l’OCDE. 

Le taux de fécondité a beaucoup baissé dans les années 70, avant de se stabiliser à 1,4 enfant par femme environ depuis le milieu des années 80. Les jeunes générations, qui privilégient d’abord leur carrière, repoussent souvent leur première grossesse, ce qui accroît le risque de ne pas avoir du tout d’enfant. En Italie, environ 24 % des femmes nées en 1965 n’ont pas d’enfant, contre 10 % seulement des Françaises du même âge. L’Italie dépense environ 1.4 % de son PIB en faveur des familles et des enfants, un pourcentage inférieur aux 2.2 % enregistrés en moyenne dans les pays membres. Les parents qui travaillent peuvent prendre jusqu’à onze mois de congé parental, y compris 5 mois de congé maternité généralement à taux plein, mais les taux sont faibles pour le reste de la période. Si 98 % des enfants de 3 à 5 ans sont inscrits en maternelle (Scuola dell’Infanza), seuls 29 % environ de tous les enfants des moins de 3 ans sont inscrits en crèche.

La flexibilité des horaires de travail joue un petit rôle pour aider les parents à concilier leur carrière et s’occuper des enfants. Toutefois, moins de 50 % des entreprises de 10 salariés ou plus proposent des horaires souples à leurs employés, et 60 % des salariés n’ont aucun contrôle sur leurs heures de travail. Lorsque les possibilités de garde extrascolaire sont limitées, il est difficile de conserver un emploi à temps plein. Les mesures relatives aux services de garde d’enfants et les pratiques en entreprise qui réduisent les obstacles à l’emploi des mères de famille peuvent donc être renforcées afin d’obtenir de meilleurs résultats sur le plan de l’emploi et de la famille.

Indicateurs

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