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Comment va la vie?

La Hongrie obtient dans l’ensemble des résultats moyens sur les indicateurs du bien-être.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. En Hongrie, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est 13 858 USD par an, soit moins que la moyenne de 23 047 dollars dans les pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ quatre fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis

En termes d’emploi, environ 56 % des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau moins élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 61 % des hommes ont un emploi rémunéré, contre 51 % des femmes. Les actifs en Hongrie travaillent 1 980 heures par an, autrement dit plus que dans la plupart des pays de l’OCDE où la moyenne est de 1 776 heures. Environ 3 % des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux moins élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE, avec 5 % d’hommes travaillant de très longues heures contre 1 % pour les femmes.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. En Hongrie, 81 % des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit plus que la moyenne de l’OCDE de 74%. Environ 84 % des hommes ont décroché un tel diplôme, contre 78 % des femmes. Le score moyen en Hongrie aux derniers tests du PISA pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 496, score légèrement inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 9 points en moyenne, soit un écart correspondant à la moyenne de l’OCDE.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance en Hongrie est de 75 ans, soit cinq ans de moins que la moyenne de l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 79 années contre 71 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 15 microgrammes par mètre cube, un niveau inférieur à ceux enregistrés dans la plupart des pays de l’OCDE (21 microgrammes). La Hongrie est en revanche moins performante dans sa gestion de la qualité de l’eau, 76 % de ses habitants se disant satisfaits de la qualité de leur eau, soit moins que la moyenne de l’OCDE de 84 %.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance est élève et le degré de participation des citoyens modéré en Hongrie. Dans l’ensemble, 90 % des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, un taux équivalent à la moyenne des pays de l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, s’est élevé à 47 % lors des dernières élections, soit le taux le moins élevé de l’OCDE dont la moyenne s’établit à 72 %. En Hongrie, la participation électorale est de 53 % pour les 20% les plus aisés, contre 39 % pour les 20% les plus modestes. Cette différence est légèrement plus large que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 12 points de pourcentage.

En général, les habitants de la Hongrie sont moins satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. En Hongrie, 69 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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Hongrie dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. En Hongrie, les ménages consacrent en moyenne 21 % de leur revenu disponible brut ajusté au logement, ce qui est égal à la moyenne de la zone OCDE (21 %).

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. En Hongrie, 79 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE. Ce faible niveau de satisfaction subjective reflète les performances mitigées de la Hongrie au regard des indicateurs objectifs sur le logement.

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. En Hongrie, le logement moyen comprend 1.0 pièce par personne, contre 1.6 pièces par personne en moyenne dans la zone OCDE, ce qui en fait l’un des taux les plus bas de l’OCDE. S’agissant des équipements de base, on estime que 95.3 % des logements hongrois disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, ce qui est inférieur à la moyenne de la zone OCDE, qui s’établit à 97.8 %.

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. En Hongrie, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 13 858 USD par an, moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 23047 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. En Hongrie, le patrimoine financier net moyen des ménages est estimé à 12 390 USD, moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 40 516 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. En Hongrie, le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20 % de ménages les plus aisés est de 25 395 USD par an, alors que le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20% les plus modestes est de 6 273 USD par an. 

Indicateurs

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. En Hongrie, 56% de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est bien inférieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE et est l’un des taux les plus bas parmi les pays-membres. En règle générale, les taux d’emploi des plus éduqués sont supérieurs : on estime à 78% le pourcentage des diplômés de l’enseignement supérieur ayant un emploi rémunéré en Hongrie, contre 26% pour les personnes n’ayant pas atteint le deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Cette différence de 52 points de pourcentage, beaucoup plus large que la moyenne de 37 points de pourcentage de l’OCDE, donne à penser que le marché du travail en Hongrie est considérablement fermé.  

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 51% à occuper un emploi en Hongrie. Ce chiffre est inférieur à la moyenne de 60 % de l’OCDE et inférieur au taux d’emploi masculin, de 61%. Cet écart de 10 points de pourcentage entre les genres est cependant moins important que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 12 points de pourcentage et indique que la Hongrie pourrait améliorer encore les possibilités d’emploi des femmes, mais qu’en général, le pays est parvenu à remédier aux contraintes et obstacles qui s’opposent à leur accès au travail. 

Les jeunes hongrois de 15 à 24 ans font en revanche face à certaines difficultés, avec un taux de chômage de  26.1% contre 16.2 % pour la moyenne de l’OCDE. 

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 5.4% en Hongrie, un chiffre bien supérieur à la moyenne de 3.1 % de l’OCDE. Il n’existe guère de différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée à travers l’OCDE. Ceci est vrai en Hongrie, où le taux de chômage de longue durée chez les hommes et chez les femmes est le même. 

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 19 437 USD par an en Hongrie, contre 34 466 USD en moyenne dans l’OCDE. Pour autant, tout le monde ne gagne pas cette somme. Si les 20 % les plus aisés gagnent 24 465 USD par an, les 20 % les plus modestes vivent avec 9 595 USD par an.

La sécurité de l’emploi constitue un autre facteur essentiel de sa qualité. Les salariés en contrat de travail à durée déterminée ont souvent plus de risques de perdre leur emploi que les salariés en contrat à durée indéterminée. En Hongrie, les salariés sous contrat d’au maximum six mois représentent près de 8% de l’ensemble des salariés, soit un chiffre légèrement inférieur à la moyenne de l’OCDE-30, égale à 10%. Ce chiffre suggère qu’une certaine stabilité a été établie dans les contrats de travail hongrois. 

Des politiques meilleures pour une vie meilleure 

Lutter contre l’exclusion du marché du travail des Roms par la formation 

Les Roms représentent près de 7 % de la population hongroise. Ils souffrent largement de la pauvreté et de l’exclusion, lesquelles sont étroitement liées à leur taux de chômage, sensiblement supérieur à la moyenne, et à leur marginalisation, qui les tient à l’écart de l’emploi. Les résultats scolaires assez faibles des Roms contribuent fortement au fait qu’ils sont plus fréquemment victimes du chômage que le reste de la population. Pour mieux les intégrer, et surtout améliorer leurs chances sur le marché du travail, il est donc crucial de combler leur handicap dans le domaine de la formation. 

Le gouvernement a pris diverses mesures pour relever le défi de la formation des Roms. L’une de celles qui ont été récemment adoptées participe à la fois de la carotte et du bâton, en récompensant financièrement les écoles acceptant des Roms au-delà du quota légal et en sanctionnant celles qui s’y refusent. Les premières évaluations de ce programme d’intégration suggèrent que les résultats des Roms ont tendance à augmenter, tandis que ceux des autres élèves demeurent inchangés. 

Quoique ces politiques ciblées aient un coût, elles ont réussi à améliorer les résultats scolaires des Roms et pourraient se révéler un excellent investissement. En favorisant l’employabilité de la population rom, ce type de politique est bénéfique pour les finances publiques car il grossit le produit des impôts et cotisations sociales tout en réduisant les allocations chômage versées au cours de la vie active.

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. Ceux qui pratiquent le bénévolat ont tendance à être plus satisfaits de leur existence que les autres. Le temps consacré à des activités bénévoles contribue, en outre, à une société civile robuste. En moyenne, les Hongrois consacrent moins d’une minute par jour à des activités bénévoles, le chiffre le plus bas de la zone OCDE, où la moyenne est de 4 minutes par jour. En outre, près de 52 % des Hongrois interrogés déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, ce qui est inférieur à la moyenne de la zone OCDE, qui est de 48 %.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. En Hongrie, 90 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, un niveau identique à la moyenne des pays de l’OCDE. Il n’y a pas de différences entre hommes et femmes. Si le sexe joue peu sur le réseau social, il existe un lien clair en Hongrie entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction. Environ 88 % des personnes ayant seulement reçu un enseignement primaire  déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 95% des personnes ayant atteint un niveau d’enseignement supérieur.   

Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. Les individus socialement isolés ont du mal à s’insérer en tant qu’acteurs de la société et à combler leurs aspirations personnelles.

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, 83% des diplômés de l’enseignement supérieur ont un emploi, contre seulement 56% des personnes n’ayant qu’un diplôme de l’enseignement secondaire.  Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.

En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

En Hongrie, 81% des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau supérieur à la moyenne de 74 % de l’OCDE. Ce constat est un peu plus vrai pour les hommes, 84% d’entre eux décrochant un tel diplôme, contre 78% de femmes. Cet écart, de 6 points de pourcentage, est plus marqué que l’écart moyen de 2 points de pourcentage de l’OCDE, et donne à penser que l’on pourrait renforcer la participation des femmes à l’enseignement supérieur. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir de la Hongrie), 86% des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre supérieur à la moyenne de 82 %.[1]

Les hongrois peuvent espérer accomplir 17.5 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat supérieur à la moyenne de 16.5 années des pays de l’OCDE. Ce nombre d’années d’études escomptées  reflète les bons résultats de la Hongrie dans le niveau d’éducation de ses 25-34 ans.  

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

Le score moyen en Hongrie pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 496, score légèrement inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 9 points en moyenne, ce qui correspond à l’écart moyen de l’OCDE.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. En Hongrie, 132 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, largement plus que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 99 points. Ceci semble indiquer que les étudiants issus de milieux plus favorisés reçoivent un enseignement de meilleure qualité au sein du système scolaire hongrois. 

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. Un environnement sain est source de satisfaction, il améliore le bien-être mental, et permet à chacun de se remettre du stress de la vie quotidienne et de réaliser une activité physique. L’accès aux espaces verts, par exemple, est un aspect essentiel de la qualité de la vie. En Hongrie, 11 % des habitants estiment que leur accès aux zones de loisirs ou aux espaces verts   est insuffisant, proportion inférieure à la moyenne européenne de 12 %. 

La pollution atmosphérique extérieure constitue un problème environnemental important qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial  à l’horizon 2050. En ville, où cette pollution est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, elle est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections  respiratoires ponctuelles et  maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou  le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées  sont particulièrement vulnérables.

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. En Hongrie, la concentration en PM10 de 15.1 microgrammes par mètre cube reflète une amélioration nette par rapport aux années passées et est largement inférieure aux 20.9 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE, ainsi qu’au seuil recommandé de 20 microgrammes par mètre cube établi par l’Organisation mondiale de la santé. 

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. En Hongrie, 76 % de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau. À en juger par ce chiffre, largement inférieur à la moyenne de 84 % pour l’ensemble de l’OCDE, la Hongrie se heurte à certaines difficultés dans l’acheminement d’une eau de qualité jusqu’à ses citoyens. 

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. Seulement 40 % des personnes en Hongrie déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, un des taux les moins élevés de l’OCDE, où le taux moyen est de 56 %. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation en Hongrie était de 47 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est le moins élevé de la zone OCDE, dont la moyenne est de 72 %. 

Quoique le droit de vote soit universel dans tous les pays membres de l’OCDE, tous ceux qui en jouissent ne l’exercent pas. L’écart entre le taux de participation électorale des hommes et des femmes est faible dans la plupart des pays membres de l’OCDE. Ceci est vrai en Hongrie, où le taux de participation électorale des hommes et des femmes est similaire, avec respectivement 47% et 46%. Si de manière générale, hommes et femmes votent autant, le niveau de revenu peut fortement influencer la participation électorale. En Hongrie, la participation électorale est estimée à 53% pour les 20% les plus aisés, contre 39% pour les 20% les plus modestes. Cette différence de 14 points de pourcentage est légèrement supérieure à l’écart moyen au sein de l’OCDE de 12 points de pourcentage.

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques. 

La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. Les gens en Hongrie peuvent effectuer une demande d’information par écrit, en ligne ou en personne – ce qui facilite grandement le processus de la législation sur la liberté d’information. Il y a même des dispositions pour l’anonymat – une protection importante que peu de pays de l’OCDE ont adoptée. Mais, cependant,  il n’y a pas encore de protection contre les mesures de rétorsion.

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. L’espérance de vie à la naissance s’établit à 75 ans en Hongrie, soit près de 5 ans de moins que la moyenne OCDE de 80 ans. L’espérance de vie des femmes est de 79 ans, contre 71 ans pour les hommes. Cet écart de 8 années entre les genres est supérieur à la différence moyenne de 6 années de l’ensemble de l’OCDE.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs tels que le niveau de vie, le mode de vie, l’éducation et les facteurs environnementaux jouent un rôle. En Hongrie, les dépenses de santé totales représentent 7.8 % du PIB, soit un taux légèrement inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 9.5 %. En termes de dépenses de santé unitaires, la Hongrie dépense environ 1 601 USD par personne, contre une moyenne OCDE de 3 268 USD. Les dépenses unitaires de santé ont augmenté en termes réels de 2.9% par an en moyenne entre 2000 et 2009 en Hongrie, une augmentation légèrement moins rapide que la hausse moyenne de 4.7% des pays de l’OCDE. Cet accroissement est passé à 2.0 % en 2010.

Partout à travers l’OCDE, la consommation de tabac et la prise de poids excessive restent des facteurs de risque importants pour de nombreuses maladies chroniques. La Hongrie est parvenue à réduire le taux de tabagisme de 35.5% en 1994 à 26.5%, soit un taux qui demeure plus élevé que la moyenne OCDE de 21.1%. 

Dans de nombreux pays de l’OCDE, une forte proportion de la population est en surpoids ou obèse. Le taux d’obésité en Hongrie est de 28.5%, soit un taux plus élevé que la moyenne de l’OCDE, qui s’établit à 17.8%. La prévalence croissante de l’obésité laisse présager une augmentation des problèmes de santé de type diabète, maladies cardiovasculaires et asthme et une hausse des dépenses de santé.

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », seuls 55% des hongrois répondent “oui”, contre un pourcentage moyen de 69 % dans l’ensemble de l’OCDE. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 71 % à le faire, contre 66 % des femmes. En Hongrie, 59% des hommes ont répondu positivement contre 52% des femmes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste. Environ 51% des 20 % les moins aisés se déclaraient en « bonne » ou en « très bonne » santé, contre 69% des 20 % les plus aisés. 

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur ou le bien-être subjectif en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles aux données objectives pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les hongrois l’évaluent à 4.7, ce qui est inférieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. En Hongrie, cependant, les hommes sont légèrement plus heureux que les femmes, avec une note de 4.8 contre 4.6 pour ces dernières. Le statut social influe également sur le bien-être subjectif. Alors que les hongrois diplômés de l’enseignement primaire ont un niveau de satisfaction de 4.1, ce score atteint 5.6 pour les diplômés de l’enseignement tertiaire.

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi mesuré comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. En Hongrie, 69 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce taux est moins élevé que la moyenne de l’OCDE de 80 %.

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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. En Hongrie, 3.6 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux inférieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. L’écart entre hommes et femmes est faible, avec respectivement 3.4% et 3.8%.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides en Hongrie est de 1.3 pour 100 000 habitants, soit plus bas que le taux moyen de l’OCDE, de 2.2. En comparaison, l’écart hommes-femmes est relativement mineur puisque le taux d’homicides est de 1.5 pour les hommes, contre 1.1 pour les femmes.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. 

Près de 51 % des personnes interrogées en Hongrie déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre inférieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes. Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables.

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays. 

Les individus consacrent entre un dixième et un cinquième de leur temps à une activité non rémunérée. Les modèles de rôle continuent d’influer sur la répartition des taches domestiques dans la famille : les hommes sont plus susceptibles de consacrer plus d’heures à un travail rémunéré, tandis que les femmes passent plus de temps à des tâches domestiques non rémunérées. En Hongrie, les hommes consacrent 127 minutes par jour à cuisiner, faire du ménage et s’occuper des enfants, soit un niveau moins élevé que la moyenne de 131 minutes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. De plus, ce temps est bien plus court que les 268 minutes que les femmes hongroises consacrent, en moyenne, chaque jour aux tâches domestiques. 

Un autre aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les hongrois travaillent 1980 heures par an, soit plus que la durée de travail moyenne dans l’OCDE de 1 776 heures et l’un des niveaux les plus élevés à travers l’OCDE. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. En Hongrie, environ 3% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux nettement inférieur à celui de 9 % observé dans l’OCDE. Globalement, les hommes consacrent plus de temps à un travail rémunéré : en Hongrie, le pourcentage de salariés travaillant de très longues heures atteint 5% chez les hommes, contre 1% chez les femmes.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Des aides familiales plus importantes peuvent favoriser les naissances 

Avec 1,33 enfant par femme, le taux de fécondité en Hongrie est le troisième plus faible de l’OCDE (1,74 en moyenne). Le recul du taux de fécondité a débuté dans les années 80 et s’est accéléré au début des années 90. Depuis l’an 2000, il s’est stabilisé, alors que dans la moitié des autres pays membres, il est reparti à la hausse. La faiblesse du taux de fécondité va de pair avec le taux d’emploi bas des femmes hongroises. En 2010, il était légèrement inférieur à 50 % (10 points de moins qu’en moyenne dans l’OCDE), et, à 46 % en 2007, le taux d’emploi des mères de famille est le plus bas des pays membres européens. 

La faiblesse du taux de fécondité et du taux d’emploi des femmes s’explique en grande partie par les aides insuffisantes aux parents qui veulent concilier travail et vie de famille. La Hongrie est l’un des pays de l’OCDE qui dépensent le plus pour la famille (3.3 % du PIB alloués aux prestations familiales en 2007), mais un tiers seulement de ces ressources est consacré aux aides à la garde d’enfants, alors que cette part dépasse 43 % dans les pays ayant un taux de fécondité plus élevé. 

La durée prolongée du congé parental et les aides limitées pour la garde des enfants créent des obstacles à l’emploi de nombreuses mères. Ce congé peut durer jusqu’à trois ans (contre un an et demi en moyenne dans l’OCDE) et être associé à des prestations en espèces pour la garde des enfants – un parent de trois enfants ou plus peut même rester à la maison et percevoir ces prestations jusqu’à ce que le plus jeune ait 8 ans. En outre, moins de 9 % des enfants de moins de 3 ans sont inscrits en crèche. 

La Hongrie a instauré récemment un allégement fiscal pour les familles nombreuses, qui pourrait avoir une influence bénéfique sur le taux de fécondité. Toutefois, l’exemple d’autres pays montre qu’une offre de services de garde plus étendue est plus efficace pour aider les parents à concilier travail et vie de famille, et donc pour encourager les naissances.

Indicateurs

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