Le saviez-vous?

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Énergies renouvelables
9.47
%

Comment va la vie?

L’Espagne obtient de bons résultats sur plusieurs indicateurs du bien-être et se situe autour ou au-dessus de la moyenne sur plusieurs critères de l‘indicateur du Vivre mieux.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. En Espagne, le revenu moyen est de 23 541 USD par an, soit légèrement plus que la moyenne de 22 387 dollars des pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ cinq fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis.  

En termes d’emploi, plus de 59% des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau moins élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 66% des hommes ont un emploi rémunéré, contre 53% des femmes.  Les actifs en Espagne travaillent 1663 heures par an, autrement dit moins que dans la plupart des pays de l’OCDE où la moyenne est de 1749 heures. Presque 7% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux moins élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE, avec 9% d’hommes travaillant de très longues heures contre 4% pour les femmes. 

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. En Espagne, 52% des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit moins que la moyenne de l’OCDE de 74%. Ce constat est un peu plus vrai pour les femmes, 51% des hommes décrochant un tel diplôme, contre 53% de femmes. Le score moyen aux derniers tests PISA pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 484, score inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles et les garçons ont une performance équivalente, ce qui est à comparer aux 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance en Espagne est de 82 ans, soit deux ans de plus que la moyenne de l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 85 années contre 79 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 28 microgrammes par mètre cube, un niveau supérieur à ceux enregistrés dans la plupart des pays de l’OCDE. L’Espagne est plus performante dans sa gestion de la qualité de l’eau, 85% de ses habitants se disant satisfaits de la qualité de leur eau.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance et le degré de participation des citoyens sont élevés en Espagne. Dans l’ensemble, 94% des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 91 % en moyenne dans l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, était de 75% lors des dernières élections, soit un taux légèrement plus élevé que la moyenne de l’OCDE. La participation électorale est de 73% pour les 20% les plus aisés, contre 74% pour les 20% les plus modestes. Cette différence, nettement moins large que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 7%, témoigne d’une large cohésion sociale autour des institutions démocratiques.

En général, 72% des Espagnols interrogés indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est plus bas quela moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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Espagne dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. En Espagne, les ménages consacrent en moyenne 20 % de leur revenu net disponible au logement, ce qui est inférieur à la moyenne de la zone OCDE (22) %.

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. En Espagne, 94 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE. Ce haut niveau de satisfaction subjective reflète les bonnes performances de l’Espagne au regard des indicateurs objectifs sur le logement.

 

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. En Espagne, le logement moyen comprend 1.9 pièces par personne, contre 1.6 pièces par personne en moyenne dans la zone OCDE. S’agissant des équipements de base, on estime que la quasi-totalité des logements espagnols disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, ce qui est supérieur à la moyenne de la zone OCDE, qui s’établit à 97.8 %.

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. En Espagne, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 23 541 USD par an, légèrement plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 22 387 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. En Espagne, le patrimoine moyen des ménages est estimé à 22 684 USD, moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 36 238 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

 

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. En Espagne, le revenu des 20 % de ménages les plus aisés est de 45 689 USD par an, alors que les 20% les plus modestes vivent avec 8 306 USD par an.

Indicateurs

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. En Espagne, 59% de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est bien inférieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE.

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 53 % à occuper un emploi en Espagne. Ce chiffre est inférieur à la moyenne de 59 % de l’OCDE et inférieur au taux d’emploi masculin, de 66 %. Cet écart de 13 % entre les genres avoisine la moyenne de l’OCDE et indique que l’Espagne pourrait améliorer encore les possibilités d’emploi des femmes, mais qu’en général, le pays est parvenu à remédier aux contraintes et obstacles qui s’opposent à leur accès au travail.

Les jeunes espagnols de 15 à 24 ans en revanche font face à certaines difficultés, avec un taux de chômage de 41,6%, contre 16.7 % pour la moyenne de l’OCDE.

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 9.0 % en Espagne, un chiffre largement supérieur à la moyenne de 3,0 % de l’OCDE. Il n’existe guère de différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée. En Espagne, le taux de chômage de longue durée chez les hommes est légèrement moins élevé que celui des femmes, avec respectivement 8,8% et 9,3%.

 

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 32454 USD par an en Espagne, contre 34 033 USD en moyenne dans l’OCDE. Pour autant, tout le monde ne gagne pas cette somme. Si les 20 % les plus aisés gagnent 61055 USD par an, les 20 % les plus modestes vivent avec 15511 USD par an.

La sécurité de l’emploi constitue un autre facteur essentiel de sa qualité. Les salariés en contrat de travail à durée déterminée ont souvent plus de risques de perdre leur emploi que les salariés en contrat à durée indéterminée. En Espagne, les salariés sous contrat d’au maximum six mois représentent près de 11 % de l’ensemble des salariés, soit un chiffre légèrement plus élevé que la moyenne de l’OCDE-30, égale à 10%. Ce chiffre suggère qu’il conviendrait d’inciter les employeurs espagnols à plus de stabilité dans les contrats de travail.

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. Ceux qui pratiquent le bénévolat ont tendance à être plus satisfaits de leur existence que les autres. Le temps consacré à des activités bénévoles contribue, en outre, à une société civile robuste. En moyenne, les Espagnols consacrent 1 minute par jour à des activités bénévoles, un chiffre inférieur à la moyenne de la zone OCDE de 4 minutes par jour. En outre, près de 46 % des Espagnols interrogés déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, un chiffre proche de la moyenne de la zone OCDE, qui est de 47 %.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. En Espagne, 94 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, alors que la moyenne de la zone OCDE est de 91 %. Il y a une légère différence entre les hommes et les femmes, puisque le pourcentage s’établit à 96 % au sein de la population masculine et à 93 % au sein de la population féminine. Si le sexe joue peu sur le réseau social, il existe un lien clair en Espagne entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction et le revenu. En Espagne, près de 90 % des 20 % de la population qui occupent le bas de l’échelle déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre plus de 98 % des 20 % de la population qui occupent le haut de l’échelle.

Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. Les individus socialement isolés ont du mal à s’insérer en tant qu’acteurs de la société et à combler leurs aspirations personnelles. Près de 7 % des personnes interrogées en Espagne signalent ne fréquenter que « rarement » ou « jamais » des amis, des collègues ou d’autres personnes en société, un pourcentage en accord avec la moyenne de la zone OCDE.

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, les hommes diplômés de l’enseignement supérieur ont 18 % plus de chances de trouver un emploi et les femmes, 32 % . Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.
En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

En Espagne, 52% des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau largement inférieur à la moyenne de 74% de l’OCDE. A travers l’OCDE, légèrement plus d’hommes âgés de 25 à 64 ans ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, par rapport aux femmes de la même tranche d’âge. En Espagne, cependant, 53% des femmes ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, contre 51% des hommes. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir de l’Espagne), 64% des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre également inférieur à la moyenne de 81 % mais en progrès.

Les espagnols peuvent espérer accomplir 17 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat équivalent à la moyenne des pays de l’OCDE. Ce nombre d’années d’études escomptées pourrait influencer le futur niveau d’éducation des 25-34 ans.

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

Le score moyen en Espagne pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 484, score inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE de 99 points. Les résultats des filles et des garçons sont similaires en Espagne, contrairement à l’ensemble de l’OCDE où en moyenne les filles dépassent de 9 points les garçons.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. En Espagne, 92 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, soit un écart inférieur à la différence moyenne au sein de l’OCDE. Ceci semble indiquer que le système scolaire espagnol prodigue un enseignement de bonne qualité, indépendamment du milieu dont sont issus ses élèves.

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. Un environnement sain est source de satisfaction, il améliore le bien-être mental, et permet à chacun de se remettre du stress de la vie quotidienne et de réaliser une activité physique. L’accès aux espaces verts, par exemple, est un aspect essentiel de la qualité de la vie. En Espagne, 13 % des habitants estiment que leur accès aux espaces verts est insuffisant, proportion légèrement supérieure à la moyenne européenne de 12 % .

La pollution atmosphérique extérieure constitue un problème environnemental important qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial à l’horizon 2050.

En ville, où cette pollution est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, elle est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections respiratoires ponctuelles et maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. En Espagne, la concentration en PM10 de 27.6 microgrammes par mètre cube est supérieure aux 22 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE.

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. En Espagne, 81 % de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau. À en juger par ce chiffre, inférieur à la moyenne de 85 % pour l’ensemble de l’OCDE, l’Espagne se heurte à certaines difficultés dans l’acheminement d’une eau de qualité jusqu’à ses citoyens.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

L’énergie éolienne en Navarre

La Navarre, qui a commencé à produire de l’énergie éolienne en 1994, est aujourd’hui la première région productrice d’Espagne et l’une des premières en Europe. L’Espagne arrive au deuxième rang (après l’Allemagne) en termes de capacité d’énergie éolienne en Europe et au quatrième rang des plus gros producteurs mondiaux.

En 2004, la Navarre produisait plus de 45 % de sa consommation électrique à partir du vent, et aujourd’hui, les estimations atteignent 70 %. Un secteur manufacturier remarquable s’est créé autour de la production d’énergie éolienne et fait travailler plus de deux mille personnes dans la région. En Espagne, l’éolien a permis de créer 47 000 emplois, 12 000 directs et 35 000 indirects.

À l’origine, l’essor spectaculaire de l’énergie éolienne en Navarre est parti de plusieurs facteurs : un régime des vents idéal, une politique de développement régional ciblée et un plan de soutien national. La première loi apportant un large soutien aux énergies renouvelables date de 1994, elle imposait à toutes les compagnies d’électricité de payer un prix avantageux garanti pour les énergies vertes pendant cinq ans. En 1998, une nouvelle loi a confirmé l’objectif qu’au moins 12 % de l’énergie du pays provienne de sources renouvelables en 2010.

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. 50 % des personnes en Espagne déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, ce qui est légèrement moins élevé que la moyenne OCDE, de 56 %. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation en Espagne était de 75 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est légèrement plus élevé que la moyenne OCDE, de 73 %.

Quoique le droit de vote soit universel dans tous les pays membres de l’OCDE, tous ceux qui en jouissent ne l’exercent pas. Si de manière générale, hommes et femmes votent autant, le niveau de revenu peut fortement influencer la participation électorale. En Espagne, cependant, la différence est infime. La participation électorale est de 73% pour les 20% les plus aisés, contre 74% pour les 20% les plus modestes. Cette différence de 1%, bien moins élevée que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 7%, témoigne d’une certaine cohésion sociale autour des institutions démocratiques.

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques.

 

La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. Les gens en Espagne peuvent effectuer une demande d’information par écrit ou en ligne – ce qui facilite grandement le processus de la législation sur la liberté d’information. Cependant, aucune disposition n’est prévue pour l’anonymat ou de protections contre les mesures de rétorsion.

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. En 2010, l’espérance de vie en Espagne était de 82 ans, soit 2 années de plus que à la moyenne OCDE. L’espérance de vie des femmes est de 85 ans, contre 79 ans pour les hommes. Cet écart de 6 années entre les genres est équivalent à la différence moyenne de l’ensemble de l’OCDE.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs jouent sur l’espérance de vie (niveau de vie, mode de vie, niveau d’instruction et facteurs environnementaux). Le total des dépenses de santé représente 9,5 % du PIB en Espagne, un taux avoisinant la moyenne des pays de l’OCDE de 9,6%. Les États-Unis sont, de loin, le pays de l’OCDE qui dédie la part la plus importante de son PIB à la santé au sein de l’OCDE (avec 16,0 % de son PIB dédié à la santé en 2008), suivis de plusieurs pays européens dont la France (11,2 %), la Suisse (10,7 %), et l’Autriche et l’Allemagne (à 10,5 % tous les deux). L’Espagne se classe en-dessous de la moyenne OCDE des dépenses de santé par personne, avec des dépenses de 2 902 USD en 2008, par rapport à une moyenne OCDE de 3 060 USD. Entre 2000 et 2008, les dépenses de santé par personne en Espagne ont augmenté en termes réels, de 4,7 % par an en moyenne, un taux de croissance supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE (4,2 %).

Partout dans l’OCDE, la consommation de tabac et le surpoids figurent en tête des facteurs de risque pour de nombreuses maladies chroniques. L’Espagne est parvenu à réduite la consommation de tabac, avec un taux d’adultes qui fument quotidiennement qui est passé de 41 % en 1985 à 26,4 % en 2006. Cependant, le taux de tabagisme reste supérieur à la moyenne OCDE, de 23,3 %. A 16% le taux d’obésité en Espagne est de la moyenne OCDE de 17% mais le taux d’obésité des enfants est parmi les plus élevés de l’OCDE. Deux hommes sur trois sont en surpoids et une personne sur six est obèse en Espagne. Un enfant sur trois âgé de 13 à 14 ans est en surpoids. L’OCDE prévoit une augmentation de 10 % des personnes en surpoids au cours des 10 prochaines années. La prévalence croissante de l’obésité laisse présager une augmentation des problèmes de santé (diabète, maladies cardiovasculaires et asthme, par exemple) et un coût de la santé plus élevé à l’avenir.

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », 74% des espagnols répondent “oui”, ce qui est légèrement plus que la moyenne OCDE, de 70 %. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 72 % à le faire, contre 67 % des femmes. En Espagne, 79% des hommes ont répondu positivement contre 70% des femmes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste.

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les espagnols l’évaluent à 6.5, ce qui est légèrement inférieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est également vrai pour l’Espagne, où la note est de 6.6 pour les hommes, ce qui n’est que légèrement supérieur à la note de 6.5 donnée par les femmes. Le statut social influe fortement sur le bien-être subjectif. Alors que les 20 % des espagnols qui occupent le bas de l’échelle ont un niveau de satisfaction de 5.0, ce score atteint 7.4 pour les 20 % qui occupent le haut de l’échelle .

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi défini comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. En Espagne, 73% des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce taux est inférieur à la moyenne de l’OCDE de 80%.


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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. En Espagne, 4.2 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux légèrement supérieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. L’écart entre hommes et femmes est inférieur à 1 %.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides en Espagne est de 0.9 pour 100 000 habitants, soit plus bas que le taux moyen de l’OCDE, de 2.1. Le taux d’homicides est de 1.2 pour les hommes, contre 0.6 pour les femmes.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. Près de 73 % des personnes interrogées en Espagne déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre supérieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes . Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables .

Le statut social a également une incidence sur les taux de victimisation et le sentiment de sécurité. Les personnes à plus haut niveau de revenu et d’éducation disent plus souvent se sentir en sécurité et sont moins exposées à la criminalité. Cette différence peut s’expliquer par le fait qu’elles peuvent s’équiper de meilleurs dispositifs de sécurité et sont moins au contact d’activités criminelles, de bandes de jeunes ou de trafiquants de drogues, par exemple. Le taux d’agression en Espagne pour les 20 % les plus modestes est supérieur de 3.3 % à celui des 20 % les plus aisés.

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays.

Les individus consacrent entre un dixième et un cinquième de leur temps à une activité non rémunérée. Les modèles de rôle continuent d’influer sur la répartition des taches domestiques dans la famille : les hommes sont plus susceptibles de consacrer plus d’heures à un travail rémunéré, tandis que les femmes passent plus de temps à des tâches domestiques non rémunérées . En Espagne, les hommes consacrent 107 minutes par jour à cuisiner, faire du ménage et s’occuper des enfants, soit un niveau moins élevé que la moyenne de 131 minutes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. Toutefois, ce temps est bien plus court que les 294 minutes que les femmes espagnoles consacrent, en moyenne, chaque jour aux tâches domestiques.

Un autre aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les espagnols travaillent 1 663 heures par an, soit moins que la durée de travail moyenne dans l’OCDE, de 1 749 heures. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. En Espagne, environ 7% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux légèrement moins élevé que celui de 9 % observé dans l’OCDE. Globalement, les hommes consacrent plus de temps à un travail rémunéré : en Espagne, le pourcentage de salariés travaillant de très longues heures est de 9% chez les hommes, contre 4 % chez les femmes.

En outre, plus une personne travaille, moins elle consacre de temps à d’autres activités, qu’il s’agisse de loisirs ou de temps pour soi. La quantité et la qualité du temps consacré aux loisirs constituent des facteurs importants du bien-être général d’un individu et peuvent procurer des bénéfices supplémentaires en termes de santé physique et mentale. En Espagne, la durée moyenne consacrée à prendre soin de soi (manger, dormir, etc.) et à ses loisirs (voir des amis ou de la famille, passe-temps favoris, jeux, ordinateur, télévision, etc.) représente 67% de la journée, soit 15.8 heures et plus que la moyenne de l’OCDE, de 14.8 heures. Le fait de consacrer moins d’heures à une activité rémunérée ne signifie pas nécessairement pour les femmes qu’elles ont plus de loisirs. En Espagne, les hommes consacrent approximativement 16 heures par jour à prendre soin d’eux et à leurs loisirs tandis que les femmes n’y consacrent que 15 heures environ.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

L’Espagne devrait consolider les mesures permettant de concilier travail et vie privée

Les familles espagnoles ont du mal à concilier carrière professionnelle et vie de famille, comme le montrent le taux d’emploi des femmes et le taux de fécondité, qui sont tous deux faibles par rapport aux autres pays. Avec seulement 1,4 enfant par femme, le taux de fécondité en Espagne est l’un des plus bas de l’OCDE depuis vingt ans. De plus en plus, les femmes et les hommes veulent d’abord obtenir un emploi stable avant d’avoir des enfants, ce qui les incite à repousser l’arrivée de leur premier enfant – l’âge moyen des femmes à leur première grossesse est aujourd’hui proche de 30 ans. La faiblesse du taux de fécondité est également liée à la baisse du nombre de familles nombreuses et au pourcentage important de femmes sans enfant.

L’emploi féminin en Espagne a beaucoup augmenté en l’espace de quinze ans : il est passé de 32.5 % en 1995 à 53.5 % en 2009. Toutefois, malgré cette hausse importante, il est toujours inférieur à la moyenne de l’OCDE (59.6 %). En outre, 75 % des mères ne retournent au travail que huit ans après la naissance de leur enfant. Les efforts des pouvoirs publics pour étendre la prise en charge et apporter des aides aux familles afin de réduire le coût des services de garde d’enfants a entraîné une nette hausse des inscriptions en maternelle : en 2008, 66.9 % des enfants de moins de 6 ans y étaient inscrits (la moyenne de l’OCDE est de 58.2 %). Toutefois, les services de garde en dehors des heures d’école sont limités et de nombreux parents actifs se tournent vers des solutions informelles : un quart environ des grands-parents s’occupent de leurs petits enfants tous les jours.

Indicateurs

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