Le saviez-vous?

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Comment va la vie?

Le Luxembourg obtient d’excellents résultats sur les indicateurs du bien-être et figure d’ailleurs parmi les pays les plus performants sur de nombreux critères de l‘Indicateur du vivre mieux.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. Au Luxembourg, le revenu moyen est de 35 321 USD par an, soit plus que la moyenne de 22 387 USD dans les pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ quatre fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis.

En termes d’emploi, 65 % des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau légèrement moins élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 73 % des hommes ont un emploi rémunéré, contre 57 % des femmes. Les actifs au Luxembourg travaillent 1 616 heures par an, autrement dit moins que dans la plupart des pays de l’OCDE où la moyenne est de 1 749 heures. Environ 4% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux moins élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE, avec 5% d’hommes travaillant de très longues heures contre 2 % pour les femmes.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. Au Luxembourg, 77 % des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit plus que la moyenne de l’OCDE de 74%. Ce constat est un peu plus vrai pour les hommes, 80 % d’entre eux décrochant un tel diplôme, contre 74 % de femmes. Le score moyen au Luxembourg pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 482 aux derniers tests du PISA, soit un score inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 4 points en moyenne, moins que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance au Luxembourg est de 81 ans, soit un an de plus que la moyenne de l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 83 années contre 78 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 13 microgrammes par mètre cube, un niveau inférieur à ceux enregistrés dans la plupart des pays de l’OCDE. Le Luxembourg est également performant dans sa gestion de la qualité de l’eau, 92 % de ses habitants se disant satisfaits de la qualité de leur eau.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance et le degré de participation des citoyens sont élevés au Luxembourg. Dans l’ensemble, 95 % des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 91 % en moyenne dans l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, s’est élevé à 91 % lors des dernières élections, soit un taux plus élevé que la moyenne de l’OCDE.

En général, les habitants de Luxembourg sont plus satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. Au Luxembourg 83 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est légèrement supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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Luxembourg dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. Au Luxembourg, les ménages consacrent en moyenne 25 % de leur revenu net disponible au logement, ce qui est supérieur à la moyenne de la zone OCDE (22) %.

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base.

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. Au Luxembourg, le logement moyen comprend 1.9 pièces par personne, contre 1.6 pièces par personne en moyenne dans la zone OCDE. S’agissant des équipements de base, on estime que 99.5 % des logements luxembourgeois disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, ce qui est supérieur à la moyenne de la zone OCDE, qui s’établit à 97.8 %.

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. Au Luxembourg, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est estimé à 35 321 USD par an, beaucoup plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 22 387 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. Au Luxembourg, le patrimoine moyen des ménages est estimé à 72 644 USD, beaucoup plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 36 238 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. Au Luxembourg, le revenu des 20 % de ménages les plus aisés est de 66 656 USD par an, alors que les 20% les plus modestes vivent avec 15 690 USD par an.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Maintenir des inégalités de revenus modérées

Le Luxembourg lutte efficacement contre les disparités de revenu. Alors que dans les pays de la zone OCDE, elles s’aggravent au moins depuis le milieu des années 1980, le Luxembourg est parvenu à préserver une répartition des revenus homogène et la cohésion sociale dans un contexte caractérisé par une croissance rapide. Quoique le taux de pauvreté y ait augmenté, il ne l’a fait que dans de faibles proportions et les inégalités de revenu le classent dans la moitié des pays membres où elles sont les plus faibles.

Il est vraisemblable que ce résultat s’explique par une conjonction de facteurs. Premièrement, les salaires ont progressé au même rythme à tous les niveaux. Deuxièmement, les prestations sociales sont généreuses, meme s’ils devraient etre mieux reparties pour assurer et croissance et equité.

Malgré ces bons résultats et le rythme rapide des créations d’emplois, l’augmentation du taux de chômage trahit l’existence de carences structurelles sur le marché du travail. Au cours des dix dernières années, l’indexation des salaires est allée de pair avec une élévation des coûts salariaux et une diminution de la demande de main-d’œuvre. C’est pourquoi l’OCDE recommande de mettre fin au système actuel d’indexation obligatoire des salaires de façon à tenir compte de l’ajustement nécessaire des salaires relatifs entre entreprises et branches d’activité>

Indicateurs

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. Au Luxembourg, plus de 65% de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre avoisine la moyenne de 66 % de l’OCDE. En règle générale, les taux d’emploi des mieux lotis dans la société sont supérieurs à ceux des moins bien lotis : 83 % des 20 % de personnes les plus aisées occupent un emploi rémunéré au Luxembourg, contre 49 % pour les 20 % les plus modestes. Cette différence de 34%, légèrement inférieure à la moyenne de 35 % de l’OCDE, donne à penser que le marché du travail au Luxembourg est relativement ouvert.

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 57 % à occuper un emploi au Luxembourg. Ce chiffre est inférieur à la moyenne de 59 % de l’OCDE et largement inférieur au taux d’emploi masculin, de 73 %. Cet écart de 16 % entre les genres est plus important que la différence moyenne au sein de l’OCDE et indique que le Luxembourg pourrait améliorer encore les possibilités d’emploi des femmes.

Les jeunes luxembourgeois de 15 à 24 ans, connaissent un taux de chômage de 14,2 %, contre 16.7 % pour la moyenne de l’OCDE.

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 1.3 % au Luxembourg, un chiffre inférieur à la moyenne de 3,0 % de l’OCDE. Il n’existe guère de différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée. Ceci est vrai au Luxembourg, où le taux de chômage de longue durée chez les hommes est de 1,2 %, contre 1,3% pour les femmes.

 

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 52 110 USD par an au Luxembourg, contre 34 033 USD en moyenne dans l’OCDE. Pour autant, tout le monde ne gagne pas cette somme. Si les 20 % les plus aisés gagnent 103 670 USD par an, les 20 % les plus modestes vivent avec 27 006 USD par an.

La sécurité de l’emploi constitue un autre facteur essentiel de sa qualité. Les salariés en contrat de travail à durée déterminée ont souvent plus de risques de perdre leur emploi que les salariés en contrat à durée indéterminée. Au Luxembourg, les salariés sous contrat d’au maximum six mois représentent environ 6 % de l’ensemble des salariés, soit un chiffre moins élevé que la moyenne de l’OCDE-30, égale à 10%. Ce chiffre suggère qu’une certaine stabilité a été établie dans les contrats de travail luxembourgeois.

Indicateurs

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. Au Luxembourg, 93 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, alors que la moyenne de la zone OCDE s’établit à 91 %. Il y a une légère différence entre les hommes et les femmes, puisque le pourcentage s’établit à 95 % au sein de la population masculine et à 92 % au sein de la population féminine. Il existe également un lien au Luxembourg entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction et le revenu. Environ 91 % des 20 % de la population qui occupent le bas de l’échelle déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre plus de 96 % des 20 % de la population qui occupent le haut de l’échelle.

 

Indicateurs

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, les hommes diplômés de l’enseignement supérieur ont 18 % plus de chances de trouver un emploi et les femmes, 32 % . Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.

En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

Au Luxembourg, 77% des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau supérieur à la moyenne de 74 % de l’OCDE. Ce constat est un peu plus vrai pour les hommes, 80% d’entre eux décrochant un tel diplôme, contre 74% de femmes. Cet écart de 6% est plus marqué que l’écart moyen de 2 % de l’OCDE, et donne à penser que l’on pourrait renforcer la participation des femmes à l’enseignement supérieur. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir du Luxembourg), 84% des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre supérieur à la moyenne de 81 %.

Les luxembourgeois peuvent espérer accomplir 15 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat inférieur à la moyenne de 17 années des pays de l’OCDE mais néanmoins élevé. Ce nombre d’années d’études escomptées reflète les bons résultats du Luxembourg dans le niveau d’éducation de ses 25-34 ans.

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

Le score moyen au Luxembourg pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 482, score inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 11 points en moyenne, plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. Au Luxembourg, 125 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, plus que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 99 points. Ceci semble indiquer que les étudiants issus de milieux plus favorisés reçoivent un enseignement de meilleure qualité au sein du système scolaire luxembourgeois.

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. Un environnement sain est source de satisfaction, il améliore le bien-être mental, et permet à chacun de se remettre du stress de la vie quotidienne et de réaliser une activité physique. L’accès aux espaces verts, par exemple, est un aspect essentiel de la qualité de la vie. Au Luxembourg, 11 % des habitants estiment que leur accès aux espaces verts est insuffisant, proportion légèrement inférieure à la moyenne européenne de 12 % .

La pollution atmosphérique extérieure constitue un problème environnemental important qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial à l’horizon 2050.

En ville, où cette pollution est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, elle est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections respiratoires ponctuelles et maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. Au Luxembourg, la concentration en PM10 de 12.6 microgrammes par mètre cube est inférieure aux 22 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE. Dans les grandes villes de Luxembourg et d’Esch-Alzette, les concentrations moyennes annuelles de PM10 ont chuté de 30 microgrammes par mètre cube dans les années 1990 à 25 microgrammes par mètre cube dans les dernières années.

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. Au Luxembourg, 92% de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau. À en juger par ce chiffre, supérieur à la moyenne de 85 % pour l’ensemble de l’OCDE, le Luxembourg réussit à fournir de l’eau de bonne qualité à ses habitants.

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. 73 % des personnes au Luxembourg déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, ce qui est plus élevé que la moyenne OCDE, de 56 % et, une des plus haut taux de l’OCDE. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation au Luxembourg était de 91 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est beaucoup moins élevé que la moyenne OCDE, de 73 %.

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques.

La liberté d’information (LAI) – appelé aussi législation sur la liberté d’information – est l’un des piliers fondamentaux d’un gouvernement ouvert. La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. Le Luxembourg est en train de rédiger une loi sur la liberté d’information.

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. Depuis 1960, l’espérance de vie à la naissance au Luxembourg a augmenté de plus de 11 ans. En 2010, l’espérance de vie au Luxembourg a atteint 81 ans, soit 1 an de plus que la moyenne OCDE, de 80 ans. L’espérance de vie des femmes est de 84 ans, contre 78 ans pour les hommes. Cet écart de 6 années entre les genres est équivalent à la différence moyenne de l’ensemble de l’OCDE.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs jouent sur l’espérance de vie (niveau de vie, mode de vie, niveau d’instruction et facteurs environnementaux). Le total des dépenses de santé représente 7,8 % du PIB au Luxembourg en 2006, ce qui est moins que la moyenne OCDE, de 9,0 %. Cependant, le Luxembourg est bien au-dessus de la moyenne des dépenses de santé par personne, avec des dépenses courantes de 4 2010 USD en 2006, par rapport à une moyenne OCDE, de 3 060 USD en 2008.

Partout à travers l’OCDE, la consommation de tabac et la prise de poids excessive restent des facteurs de risque importants pour de nombreuses maladies chroniques. Le taux de tabagisme parmi les adultes au Luxembourg est de 20 %, ce qui est moins que la moyenne OCDE, de 23,3 %.

Au Luxembourg, le taux d’obésité parmi les adultes a augmenté de15 % en 1997 à 22 % aujourd’hui, soit un niveau plus élevé que la moyenne de 17% de l’OCDE. La prévalence croissante de l’obésité laisse présager une augmentation des problèmes de santé (diabète, maladies cardiovasculaires et asthme, par exemple) et un coût de la santé plus élevé à l’avenir.

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », 75% des luxembourgeois répondent “oui”, contre un pourcentage moyen de 70 % dans l’ensemble de l’OCDE. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 72 % à le faire, contre 67 % des femmes. Au Luxembourg, 77% des hommes ont répondu positivement contre 74% des femmes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste. En 2010, environ 69% des 20 % les moins aisés se déclaraient en « bonne » ou en « très bonne » santé, contre 84% des 20 % les plus aisés.

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les luxembourgeois l’évaluent à 7.1, ce qui est supérieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est également vrai pour le Luxembourg, où la note est de 7.1 pour les hommes, ce qui n’est que légèrement supérieur à la note de 7.0 donnée par les femmes. En revanche, le statut social influe fortement sur le bien-être subjectif. Alors que les 20 % des luxembourgeois qui occupent le bas de l’échelle ont un niveau de satisfaction de 7.1, ce score atteint 7.7 pour les 20 % qui occupent le haut de l’échelle .

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi défini comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. Au Luxembourg, 83 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce taux est légèrement plus élevé que la moyenne de l’OCDE de 80%.


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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. Au Luxembourg, 4.3 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux légèrement supérieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. L’écart entre hommes et femmes est inférieur à 1 %.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides au Luxembourg est de 2.5 pour 100 000 habitants, soit plus élevé que le taux moyen de l’OCDE, de 2.1. Le taux d’homicides est de 3.6 pour les hommes, contre 1.4 pour les femmes.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. Près de 52 % des personnes interrogées au Luxembourg déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre inférieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes . Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables .

Le statut social a également une incidence sur les taux de victimisation et le sentiment de sécurité. Les personnes à plus haut niveau de revenu et d’éducation disent plus souvent se sentir en sécurité et sont moins exposées à la criminalité. Cette différence peut s’expliquer par le fait qu’elles peuvent s’équiper de meilleurs dispositifs de sécurité et sont moins au contact d’activités criminelles, de bandes de jeunes ou de trafiquants de drogues, par exemple. Cependant, le taux d’agression au Luxembourg pour les 20 % les plus aisés est supérieur de 0.7 % à celui des 20 % les plus modestes.

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays.

Un aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les luxembourgeois travaillent 1 616 heures par an au Luxembourg, soit plus que la durée de travail moyenne dans l’OCDE, de 1 749 heures. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. Au Luxembourg, environ 4 % des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux moins élevé que celui de 9 % observé dans l’OCDE. Globalement, les hommes consacrent plus de temps à un travail rémunéré : au Luxembourg, le pourcentage de salariés travaillant de très longues heures est de 5 % chez les hommes, contre 2% chez les femmes.

 

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