Le saviez-vous?

Population
48.6
mil.
Nombre de visiteurs/an
6.9
mil.
Énergies renouvelables
1.58
%

Comment va la vie?

La Corée obtient dans l’ensemble des résultats assez bons sur les indicateurs du bien-être, elle dépasse d’ailleurs la moyenne sur plusieurs critères de l‘Indicateur du vivre mieux.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. En Corée, le revenu moyen est de 16 570 USD par an, soit moins que la moyenne de 22 387 USD des pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ cinq fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis.

En termes d’emploi, 63 % des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau moins élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 74 % des hommes ont un emploi rémunéré, contre 53 % des femmes. Les actifs en Corée travaillent 2 193 heures par an, autrement dit plus que dans la plupart des pays de l’OCDE où la moyenne est de 1 749 heures.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. En Corée 80 % des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit plus que la moyenne de l’OCDE de 74%. Ce constat est un peu plus vrai pour les hommes, 84% d’entre eux décrochant un tel diplôme, contre 76 % de femmes. La Corée est l’un des pays les plus performants pour ce qui est de la qualité de son système éducatif. Le score moyen en Corée aux derniers tests du PISA pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 541, score supérieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 11 points en moyenne, plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance en Corée est de 81 ans, soit un an de plus que la moyenne de l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 84 années contre 74 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 31 microgrammes par mètre cube, un niveau supérieur à ceux enregistrés dans la plupart des pays de l’OCDE (22 microgrammes). La Corée est en revanche assez performante dans sa gestion de la qualité de l’eau, 82 % de ses habitants se disant satisfaits de la qualité de leur eau.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance et le degré de participation des citoyens sont modérés en Corée. Dans l’ensemble, 81 % des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 91 % en moyenne dans l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, s’est élevé à 63 % lors des dernières élections, soit un taux moins élevé que la moyenne de l’OCDE. En Corée, la participation électorale est de 91 % pour les 20% les plus aisés, contre 59 % pour les 20% les plus modestes. Cette différence, plus large que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 7%, indique qu’une plus forte cohésion sociale pourrait être bâtie autour des institutions démocratiques.

En général, les habitants de Corée sont moins satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. En Corée, 83 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

Activez la fonction Javascript pour visualiser nos graphiques interactifs.

Corée dans le détail

Logement

ouvrir

Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. En Corée, les ménages consacrent en moyenne 16 % de leur revenu net disponible au logement, le taux le plus bas de la zone OCDE, où la moyenne s’établit à 22 %.

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. En Corée, 73 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE. Ce faible niveau de satisfaction subjective reflète les performances mitigées de la Corée au regard des indicateurs objectifs sur le logement.

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. En Corée, le logement moyen comprend 1.4 pièces par personne, contre 1.6 pièces par personne en moyenne dans la zone OCDE. S’agissant des équipements de base, on estime que 95.8 % des logements coréens disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, ce qui est inférieur à la moyenne de la zone OCDE, qui s’établit à 97.8 %.

Indicateurs

Activez la fonction Javascript pour visualiser nos graphiques interactifs.

Revenu

ouvrir

Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. En Corée, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 16 570 USD par an, moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 22 387 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. En Corée, le patrimoine moyen des ménages est estimé à 23 715 USD, moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 36 238 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. En Corée, le revenu des 20 % de ménages les plus aisés est de 31 723 USD par an, alors que les 20% les plus modestes vivent avec 5 551 USD par an.

Indicateurs

Activez la fonction Javascript pour visualiser nos graphiques interactifs.

Emploi

ouvrir

Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. En Corée, 63% de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est légèrement inférieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE. En règle générale, les taux d’emploi des mieux lotis dans la société sont supérieurs à ceux des moins bien lotis: 77 % des 20 % de personnes les plus aisées occupent un emploi rémunéré en Corée, contre 47% pour les 20 % les plus modestes. Cette différence de 30%, inférieure à la moyenne de 35 % de l’OCDE, donne à penser que le marché du travail en Corée est relativement ouvert.

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 53% à occuper un emploi en Corée. Ce chiffre est inférieur à la moyenne de 59 % de l’OCDE et largement inférieur au taux d’emploi masculin, de 74 %. Cet écart de 21 % entre les genres est plus important que la différence moyenne au sein de l’OCDE et indique que la Corée pourrait améliorer encore les possibilités d’emploi des femmes.

Les jeunes coréens de 15 à 24 ans connaissent un taux de chômage de 9,8%, contre 16.7 % pour la moyenne de l’OCDE.

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 0,01 % en Corée, taux le plus bas de l’OCDE dont la moyenne avoisine les 3,0 %.

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 31 733 USD par an en Corée, contre 34 033USD en moyenne dans l’OCDE. Pour autant, tout le monde ne gagne pas cette somme. Si les 20 % les plus aisés gagnent 64229 USD par an, les 20 % les plus modestes vivent avec 11 548 USD par an.

La sécurité de l’emploi constitue un autre facteur essentiel de sa qualité. Les salariés en contrat de travail à durée déterminée ont souvent plus de risques de perdre leur emploi que les salariés en contrat à durée indéterminée. En Corée, les salariés sous contrat d’au maximum six mois représentent près de 26 % de l’ensemble des salariés, soit un chiffre largement plus élevé que la moyenne de l’OCDE-30, égale à 10%. Ce chiffre suggère qu’il conviendrait d’inciter les employeurs coréens à plus de stabilité dans les contrats de travail.

 

Indicateurs

Activez la fonction Javascript pour visualiser nos graphiques interactifs.

Liens sociaux

ouvrir

Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. Ceux qui pratiquent le bénévolat ont tendance à être plus satisfaits de leur existence que les autres. Le temps consacré à des activités bénévoles contribue, en outre, à une société civile robuste. En moyenne, les Coréens consacrent 1 minute par jour à des activités bénévoles, alors que la moyenne de la zone OCDE s’établit à 4 minutes par jour. En outre, près de 42 % des Coréens interrogés déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, un chiffre inférieur à la moyenne de la zone OCDE, qui est de 47 %.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. En Corée, 81 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, l’un des taux les plus bas de la zone OCDE, où la moyenne s’établit à 91 %. Il y a une certaine différence entre les hommes et les femmes, puisque le pourcentage s’établit à 77 % au sein de la population masculine et à 84 % au sein de la population féminine. Il existe également un lien clair en Corée entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction et le revenu. Environ 60 % des 20 % de la population qui occupent le bas de l’échelle déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre plus de 87 % des 20 % de la population qui occupent le haut de l’échelle.

Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. Les individus socialement isolés ont du mal à s’insérer en tant qu’acteurs de la société et à combler leurs aspirations personnelles. Près de 8 % des personnes interrogées en Corée signalent ne fréquenter que « rarement » ou « jamais » des amis, des collègues ou d’autres personnes en société, un pourcentage proche de la moyenne de la zone OCDE, qui est de 7 %.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Des solutions innovantes pour le maintien à domicile des personnes âgées

S’occuper des personnes âgées est un défi quotidien pour les familles comme pour la collectivité. S’il est réconfortant de passer ses vieux jours chez soi, près des siens, ce choix peut se révéler onéreux et exigeant lorsque les besoins de soins s’accroissent. C’est pourquoi il importe que les pouvoirs publics se servent de la politique du logement pour favoriser les innovations dans les domaines de la conception et de l’équipement de logements mieux adaptés au maintien à domicile des personnes âgées.

Avec l’Ubiquitous Health House ou uHouse, la Corée a conçu un système novateur pour favoriser les logements multigénérationnels. Le système uHouse assure en ligne le suivi des activités quotidiennes et de la condition physique des patients. Il permet aux familles comme aux personnes âgées de préserver leur intimité et leur indépendance tout en facilitant les soins. Ce type de logement modulaire et temporaire, conçu pour éviter une hospitalisation, peut être particulièrement utile dans les zones rurales et pour les patients grabataires.

La population de la Corée est à un stade de vieillissement avancé et l’on prévoit que ce pays sera l’un de ceux où le nombre de personnes âgées, et donc celui des personnes susceptibles de recevoir des soins, augmentera le plus fortement. Il est donc nécessaire de développer ce genre de solution reposant sur l’initiative privée et la famille, et cela répond aux souhaits exprimés par la population : plus de 80 % des personnes interrogées déclarent vouloir vivre près de ou avec leurs parents une fois que ces derniers seront dépendants et auront besoin d’une assistance régulière.

Indicateurs

Activez la fonction Javascript pour visualiser nos graphiques interactifs.

Éducation

ouvrir

Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, les hommes diplômés de l’enseignement supérieur ont 18 % plus de chances de trouver un emploi et les femmes, 32 %. Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.

En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

En Corée, 80% des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau supérieur à la moyenne de 74 % de l’OCDE. Ce constat est un peu plus vrai pour les hommes, 84% d’entre eux décrochant un tel diplôme, contre 75% de femmes. Cet écart de 9% est plus marqué que l’écart moyen de 2 % de l’OCDE, et donne à penser que l’on pourrait renforcer la participation des femmes à l’enseignement supérieur. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir de la Corée), 98% des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre largement supérieur à la moyenne de 81 %.

Les coréens peuvent espérer accomplir 17 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat équivalent à la moyenne des pays de l’OCDE. Ce nombre d’années d’études escomptées reflète les bons résultats de la Corée dans le niveau d’éducation de ses 25-34 ans.

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

La Corée figure parmi les meilleurs pays de l’OCDE pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, l’élève moyen obtenant 541 points. Ce score est supérieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 9 points, un écart conforme à la moyenne de l’OCDE.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. En Corée, 82 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, moins que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 99 points. Ceci semble indiquer que le système scolaire coréen prodigue un enseignement de bonne qualité, indépendamment du milieu dont sont issus ses élèves.

Indicateurs

Activez la fonction Javascript pour visualiser nos graphiques interactifs.

Environnement

ouvrir

Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. La pollution de l’air est un problème environnemental majeur, qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial à l’horizon 2050.

En ville, où cette pollution est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, elle est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections respiratoires ponctuelles et maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. En Corée, la concentration en PM10 de 30.8 microgrammes par mètre cube est supérieure aux 22 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE.

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. En Corée, 82% de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau. À en juger par ce chiffre, inférieur à la moyenne de 85 % pour l’ensemble de l’OCDE, la Corée se heurte à certaines difficultés dans l’acheminement d’une eau de qualité jusqu’à ses citoyens.

Indicateurs

Activez la fonction Javascript pour visualiser nos graphiques interactifs.

Engagement civique

ouvrir

Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. Seulement 41 % des personnes en Corée déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, un des taux les moins élevés de l’OCDE, où le taux moyen est de 56 %. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation en Corée était de 63 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est moins élevé que la moyenne OCDE, de 73 %.

Quoique le droit de vote soit universel dans tous les pays membres de l’OCDE, tous ceux qui en jouissent ne l’exercent pas. Si de manière générale hommes et femmes votent autant, en Corée, le taux de participation électorale des hommes est plus élevé de près de 3%. Cet écart sous-tend une différence de perception du fonctionnement des institutions démocratiques. Le niveau de revenu peut également fortement influencer la participation électorale. En Corée, la participation électorale est de 91% pour les 20% les plus aisés, contre seulement 57% pour les 20% les plus modestes. Cette différence de 32%, largement plus élevée que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 7%, témoigne de certaines lacunes dans la mobilisation des classes les moins favorisées.

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques.

 

La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. Les gens en Corée peuvent effectuer une demande d’information par écrit, en ligne ou en personne – ce qui facilite grandement le processus de la législation sur la liberté d’information. Cependant, aucune disposition n’est prévue pour l’anonymat ou de protections contre les mesures de rétorsion.

Indicateurs

Activez la fonction Javascript pour visualiser nos graphiques interactifs.

Santé

ouvrir

Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. Parmi les pays de l’OCDE, la Corée a enregistré la croissance la plus importante de l’espérance de vie, entre 1960 et 2008, avec une augmentation de la longévité de 28 ans, comblant ainsi rapidement l’écart avec la moyenne OCDE. En 1960, l’espérance de vie en Corée était 16 ans en-dessous de la moyenne OCDE. En 2010, elle avait atteint à 81 ans, soit 1 ans de plus que la moyenne OCDE de 80 ans. L’espérance de vie des femmes est de 84 ans, contre 77 ans pour les hommes. Cet écart de 7 années entre les genres est légèrement plus élevé que la différence moyenne de l’ensemble de l’OCDE de 6%.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs jouent sur l’espérance de vie (niveau de vie, mode de vie, niveau d’instruction et facteurs environnementaux). Le total des dépenses de santé représente 6,9 % du PIB en Corée, le troisième taux le plus bas des pays de l’OCDE où la moyenne est de 9,6 %. Les dépenses de santé ont tendance à augmenter avec les revenus et, en général, les pays de l’OCDE avec les PIB par habitant les plus élevés dépensent aussi plus pour la santé. Il n’est donc pas surprenant que la Corée se classe aussi en dessous de la moyenne de l’OCDE des dépenses de santé par personne, avec des dépenses de 1 801 USD en 2008, par rapport à une moyenne OCDE, de 3 060 USD.

Partout à travers l’OCDE, la consommation de tabac et la prise de poids excessive restent des facteurs de risque importants pour de nombreuses maladies chroniques. On observe encore en Corée un très grand différentiel homme/femme pour les taux de tabagisme: 44,7 % des homes déclarent fumer quotidiennement en Corée en 2008, ce qui est le taux le plus élevé de l’OCDE derrière la Grèce, alors que seulement 7,2 % des femmes déclarent fumer quotidiennement, le taux le plus bas de l’OCDE.

Le taux d’obésité en Corée est parmi les moins élevés de l’OCDE, mais il a augmenté de manière constante. Environ 4 % de la population adulte est obèse en Corée, et environ 30 % est en surpoids (obésité comprise). De plus, de grandes disparités socio-économiques existent pour les femmes en Corée. Les femmes avec un faible niveau d’études sont cinq fois plus susceptibles d’être en surpoids que les femmes instruites. La tendance chez les hommes est beaucoup moins tranchée. L’OCDE prévoit une augmentation de 5 % des personnes en surpoids au cours des 10 prochaines années. La prévalence croissante de l’obésité laisse présager une augmentation des problèmes de santé de type diabète, maladies cardiovasculaires et asthme et une hausse des dépenses de santé.

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », 38% des coréens répondent “oui”, contre un pourcentage moyen de 70 % dans l’ensemble de l’OCDE. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 72 % à le faire, contre 67 % des femmes. En Corée, 42% des hommes ont répondu positivement contre 34% des femmes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste. En 2010, environ 34% des 20 % les moins aisés se déclaraient en « bonne » ou en « très bonne » santé, contre 42% des 20 % les plus aisés.

Indicateurs

Activez la fonction Javascript pour visualiser nos graphiques interactifs.

Satisfaction

ouvrir

Tendances clés

On peut mesurer le bonheur en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les coréens l’évaluent à 6.9, ce qui est supérieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. En Corée, en revanche, les femmes sont plus heureuses que les hommes, donnant une note de7.3 contre 6.3 pour ces derniers. Le statut social influe également sur le bien-être subjectif. Alors que les 20 % des coréens qui occupent le bas de l’échelle ont un niveau de satisfaction de 6.0, ce score atteint 7.8 pour les 20 % qui occupent le haut de l’échelle .

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi défini comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. En Corée, 83 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce taux est moins élevé que la moyenne de l’OCDE de 80 %.

 


Indicateurs

Activez la fonction Javascript pour visualiser nos graphiques interactifs.

Sécurité

ouvrir

Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. En Corée, 2.1 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux inférieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. L’écart entre hommes et femmes est infime, à 0.3%.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides en Corée est de 2.8 pour 100 000 habitants, soit plus élevé que le taux moyen de l’OCDE, de 2.1. L’écart est négligeable entre les taux d’homicides pour les hommes et pour les femmes.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. Près de 75 % des personnes interrogées en Corée déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre supérieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes . Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables .

Le statut social a également une incidence sur les taux de victimisation et le sentiment de sécurité. Les personnes à plus haut niveau de revenu et d’éducation disent plus souvent se sentir en sécurité et sont moins exposées à la criminalité. Cette différence peut s’expliquer par le fait qu’elles peuvent s’équiper de meilleurs dispositifs de sécurité et sont moins au contact d’activités criminelles, de bandes de jeunes ou de trafiquants de drogues, par exemple. Le taux d’agression en Corée pour les 20 % les plus modestes est supérieur de 2.9 % à celui des 20 % les plus aisés.

Indicateurs

Activez la fonction Javascript pour visualiser nos graphiques interactifs.

Équilibre travail-vie

ouvrir

Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays.

Les individus consacrent entre un dixième et un cinquième de leur temps à une activité non rémunérée. Les modèles de rôle continuent d’influer sur la répartition des taches domestiques dans la famille : les hommes sont plus susceptibles de consacrer plus d’heures à un travail rémunéré, tandis que les femmes passent plus de temps à des tâches domestiques non rémunérées . En Corée, les hommes consacrent 45 minutes par jour à cuisiner, faire du ménage et s’occuper des enfants, soit l’un des niveaux les plus bas dans les pays de l’OCDE. De plus, il ne s’agit que d’un cinquième des 227 minutes que les femmes coréennes consacrent, en moyenne, chaque jour aux tâches domestiques.

Un autre aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les coréens travaillent 2 196 heures par an, soit le taux le plus élevé de la zone OCDE, où la moyenne avoisine les 1 749 heures.

En outre, plus une personne travaille, moins elle consacre de temps à d’autres activités, qu’il s’agisse de loisirs ou de temps pour soi. La quantité et la qualité du temps consacré aux loisirs constituent des facteurs importants du bien-être général d’un individu et peuvent procurer des bénéfices supplémentaires en termes de santé physique et mentale. En Corée, la durée moyenne consacrée à prendre soin de soi (manger, dormir, etc.) et à ses loisirs (voir des amis ou de la famille, passe-temps favoris, jeux, ordinateur, télévision, etc.) représente 65 % de la journée, soit 14.6 heures et légèrement moins que la moyenne de l’OCDE, de 14.8 heures. Le fait de consacrer moins d’heures à une activité rémunérée ne signifie pas nécessairement pour les femmes qu’elles ont plus de loisirs. En Corée, les hommes comme les femmes consacrent approximativement 14 heures par jour à prendre soin d’eux et à leurs loisirs.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Trop peu de naissances et un taux d’activité des femmes trop faible

Avec 1,15 enfant par femme en 2009, le taux de fécondité en Corée a été le plus faible de l’OCDE. Ce recul s’explique en grande partie par le fait que les femmes mariées ont moins d’enfants – les familles de trois enfants ou plus sont devenues rares en Corée – et par le nombre grandissant de femmes célibataires. En résumé, les Coréennes qui sont mieux formées, ont un emploi et vivent en ville sont susceptibles de repousser le moment où elles vont se marier.

Outre le taux de fécondité, le taux d’emploi des femmes, 52.2 %, était également bas en 2009, bien en dessous de la moyenne de l’OCDE (59.6 %). La Corée est confrontée à une double difficulté : favoriser l’emploi féminin et augmenter le taux de fécondité. Les pratiques en entreprise (des horaires de travail lourds, se retrouver après le travail, peu de congés) compliquent la vie de famille. Après avoir fait des études coûteuses, les jeunes Coréens sont nombreux à vouloir d’abord trouver un emploi régulier avant d’avoir des enfants. Toutefois, lorsque les femmes qui ont quitté leur emploi pour s’occuper de leurs enfants souhaitent reprendre une activité, elles se retrouvent souvent dans des emplois non réguliers, souvent mal payés, à temps partiel et temporaires. Ainsi, si elles le peuvent, les mères préfèrent rester à la maison que d’accepter un emploi peu motivant. Il en résulte trop peu de naissances et un taux d’activité des femmes trop faible, alors que la Corée a besoin que plus de femmes travaillent pour compenser le vieillissement de sa population en âge de travailler.

Les femmes étant désormais plus diplômées que les hommes, et la population active devant diminuer, l’économie coréenne doit faire un meilleur usage de ses investissements dans le capital humain, afin d’alimenter la croissance. Toutefois, la Corée est le pays membre qui dépense le moins pour les prestations familiales (moins de 1 % du PIB). Le pays doit encore développer son système de garde d’enfants afin d’aider les parents à assumer le coût des jeunes enfants. En outre, les pères devraient en faire plus à la maison pour que plus de femmes puissent travailler. En résumé, les horaires de travail devraient être plus souples, les possibilités de travail à temps partiel devraient être plus nombreuses et la rémunération au mérite devrait être étendue afin d’aider les Coréens à mieux concilier travail et vie privée.

Indicateurs

Activez la fonction Javascript pour visualiser nos graphiques interactifs.