Éducation
Contexte
L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. En outre, elle peut améliorer la vie des gens dans des domaines comme la santé, l’engagement civique, et le bonheur. Les études montrent que les personnes instruites vivent plus longtemps, prennent une part plus active dans la vie politique et locale, commettent moins de délits et ont moins recours à l’aide sociale.
Niveau d’éducation
Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Les personnes hautement qualifiées sont moins touchées par le chômage, généralement parce qu’elles sont plus recherchées sur le marché du travail du fait de leur niveau d’études. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, les hommes diplômés de l’enseignement supérieur ont 18 % plus de chances de trouver un emploi et les femmes, 32 % . Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’études atteint.
En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée , ce qui fait du diplôme de fin d’études secondaires le titre minimum pour obtenir un travail dans quasiment tous les pays membres . Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.
En moyenne, 74 % des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires dans les pays de l’OCDE. Ce constat est légèrement plus vrai pour les hommes, 74 % d’entre eux décrochant un tel diplôme, contre 72 % de femmes. Dans 30 pays de l’OCDE ainsi qu’en Russie, 60 % au moins des 25-64 ans achèvent au minimum le deuxième cycle de l’enseignement secondaire. L’inverse vaut dans certains pays : au Mexique, au Portugal et en Turquie, 60 % au moins des 25-64 ans ne sont pas diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Cependant, chez les jeunes dans les pays de l’OCDE (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir d’un pays), 81 % des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires , et les résultats des femmes sont meilleurs que ceux des hommes en la matière.
Les femmes sont désormais plus susceptibles que les hommes de décrocher un diplôme de l’enseignement tertiaire ou de deuxième cycle de l’enseignement secondaire dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE, soit un renversement du modèle historique. En moyenne, 41 % des femmes de 25-34 ans sont au minimum diplômées du deuxième cycle de l’enseignement secondaire, contre 33 % des hommes de la même tranche d’âge .
Années d’éducation
Dans une économie de la connaissance en évolution permanente, l’éducation a pour but d’acquérir des compétences pour toute la vie. Toutefois, combien d’années d’école, d’université et de formation faudra-t-il aux générations futures pour les acquérir ? Si l’on en juge par la proportion des 5-39 ans actuellement inscrits à l’école ou à l’université, la réponse est qu’en moyenne, les populations des pays de l’OCDE peuvent espérer accomplir 17 années d’éducation et formation. Les résultats varient de 14 ans en Turquie à près de 20 ans en Finlande.
Compétences des élèves
S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis, à la fin de leur scolarité obligatoire (généralement vers 15 ans), certaines connaissances et compétences, notamment en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société.
En 2009, le programme PISA a testé les élèves de 65 pays, dont les pays membres de l’OCDE, le Brésil et la Fédération de Russie, sur leurs compétences en compréhension de l’écrit et en mathématiques et sur leur niveau en sciences. Les études montrent que ces compétences constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années de scolarité ou d’enseignement post-scolaire. L’élève moyen dans la zone OCDE a obtenu une note de 497. Les filles distancent les garçons, quoique d’une courte tête, dans tous les pays, sauf au Chili, en Grande-Bretagne et aux États-Unis. En moyenne, elles sont notées 501, contre 492 pour les garçons. Cette différence entre garçons et filles est encore plus prononcée dans la Fédération de Russie et au Brésil, où elle s’établit respectivement à 34 et 28 points.
La Finlande et la Corée arrivent en tête des pays de l’OCDE, avec un score PISA respectif moyen de 543 et 541 points. Viennent ensuite le Japon (529), le Canada (527) et la Nouvelle-Zélande (524). Le pays en fin de palmarès, le Mexique, obtient un score moyen de 420, ce qui signifie que l’écart entre le premier pays de l’OCDE et le dernier est de 123 points. L’écart avec le Brésil est encore plus grand, 142 points séparant le score moyen respectif du Brésil et de la Finlande.
Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. En Islande, Estonie et Finlande, par exemple, les étudiants ont de bons résultats quel que soit leur milieu socio-économique. En Hongrie, Allemagne, Luxembourg et France, par contre, l’écart de performance entre les 20% les plus aisés et les 20% les plus modestes, atteint plus de 125 points, ce qui laisse à penser que le milieu dont sont issus les élèves a un impact sur leurs résultats. En moyenne, 99 points séparent les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes à travers les pays de l’OCDE.
Classement
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Indicateurs
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