Russie

Le saviez-vous?

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Comment va la vie?

Malgré des scores inférieurs à la moyenne sur certains critères de l’Indicateur du vivre mieux, la Russie a enregistré depuis dix ans des progrès en matière de qualité de vie.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. En Russie, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 15 286  USD par an, soit moins que la moyenne de 23 047 dollars des pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ neuf fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis. 

En termes d’emploi, près de 68% des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau légèrement plus élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 72% des hommes ont un emploi rémunéré, contre 64% des femmes.  Les actifs en Russie travaillent 1981 heures par an, autrement dit plus que dans la plupart des pays de l’OCDE où la moyenne est de 1 776 heures. Très peu de salariés travaillent de très longues heures, un taux bien moins élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. En Russie, 91% des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit nettement plus que la moyenne de l’OCDE de 74%. Ce constat est un peu plus vrai pour les femmes que pour les hommes, 93% d’entre elles étant diplômées contre 90% pour les hommes. En ce qui concerne la qualité de son système éducatif, le score moyen aux derniers tests PISA pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 469, score inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 15 points en moyenne, plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance en Russie est de 70 ans, soit dix ans de moins que la moyenne dans l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 76 années contre 64 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 16 microgrammes par mètre cube, un niveau inférieur à ceux enregistrés dans la plupart des pays de l’OCDE de 21 microgrammes. La Russie est en revanche moins performante dans sa gestion de la qualité de l’eau, 49% seulement de ses habitants se disant satisfaits de la qualité de leur eau contre 84% en moyenne dans la zone OCDE.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance et le degré de participation des citoyens sont modérés en Russie. Dans l’ensemble, 87% des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 90 % en moyenne dans l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, était de 65% lors des dernières élections, soit un taux moins élevé que la moyenne de l’OCDE de 72%. La participation électorale est de 70% pour les 20% les plus aisés, contre 66% pour les 20% les plus modestes. Cette faible différence, moins large que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 12 points de pourcentage, témoigne d’une large cohésion sociale autour des institutions démocratiques.

En général, les Russes sont moins satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. 74% des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

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Russie dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. En Russie, les ménages consacrent en moyenne 11 % de leur revenu disponible brut ajusté au logement, ce qui est largement inférieur à la moyenne de la zone OCDE (21 %).

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. En Russie, 62 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE. Ce faible niveau de satisfaction subjective reflète les performances mitigées de la Russie au regard des indicateurs objectifs sur le logement.

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. En Russie, le logement moyen comprend 0.9 pièces par personne, ce qui est inférieur à la moyenne  de 1.6 pièces dans la zone OCDE.

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement. 

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. En Russie, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est estimé à 15 286 USD par an, moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 23047 USD. 

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. En Russie, le patrimoine financier net moyen des ménages est moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 40 516 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. En Russie, le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20 % de ménages les plus aisés est de 37 269 USD par an, alors que le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20% les plus modestes est 4 153 USD par an.

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. Au sein de la Fédération de Russie, près de 68% de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est légèrement supérieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE. 

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 64 % à occuper un emploi en Russie. Si ce chiffre est supérieur à la moyenne de 60 % de l’OCDE, il est en revanche inférieur au taux d’emploi masculin, de 72 %. Cet écart de 8 points de pourcentage entre les genres est néanmoins inférieur à la différence moyenne au sein de l’OCDE de 12 points de pourcentage et indique que la Russie pourrait améliorer encore les possibilités d’emploi des femmes, mais qu’en général, le pays est parvenu à remédier aux contraintes et obstacles qui s’opposent à leur accès au travail.

Les jeunes russes de 15 à 24 ans font face à un taux de chômage de 15.5 %, contre 16.2 % pour la moyenne de l’OCDE. 

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 2.2 % en Russie, un chiffre inférieur à la moyenne de 3.1 % de l’OCDE. Il n’existe guère de différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée. En Russie, le taux de chômage de longue durée chez les hommes est de 2.3 %, contre 2.1% pour les femmes.

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. En moyenne, seulement 32 % des Russes interrogés déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, un chiffre nettement inférieur à la moyenne de la zone OCDE, qui est de 48 %.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. En Russie, 87 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, moins que la moyenne de la zone OCDE qui est de 90 %. Il y a peu de différence entre les hommes et les femmes, puisque le pourcentage s’établit à 87 % au sein de la population masculine et à 88 % au sein de la population féminine. Si le sexe joue peu sur le réseau social, il existe un lien en Russie entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction. Environ 83 % des personnes ayant seulement reçu un enseignement primaire déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 89 % des personnes ayant atteint un niveau d’enseignement supérieur.

Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. Les individus socialement isolés ont du mal à s’insérer en tant qu’acteurs de la société et à combler leurs aspirations personnelles

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, 83% des diplômés de l’enseignement supérieur ont un emploi, contre seulement 56% des personnes n’ayant qu’un diplôme de l’enseignement secondaire.  Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.

En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

Au sein de la Fédération russe, 91% des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau supérieur à la moyenne de 74% de l’OCDE. À travers l’OCDE, légèrement plus d’hommes âgés de 25 à 64 ans ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, par rapport aux femmes de la même tranche d’âge. En Russie, cependant, 93% des femmes ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, contre 90% des hommes. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir de la Russie), 91% des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre également supérieur à la moyenne de 82 % de l’OCDE.

Les russes peuvent espérer accomplir 16.6 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat proche de la moyenne des pays de l’OCDE de 16.5 années. Ce nombre d’années d’études escomptées  reflète les bons résultats de la Russie dans le niveau d’éducation de ses 25-34 ans.  

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

Le score moyen en Russie pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 469, score inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 15 points, bien plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. En Russie, 85 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, moins que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 99 points. Ceci semble indiquer que le système scolaire russe prodigue un enseignement de bonne qualité, indépendamment du milieu dont sont issus ses élèves.  

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. La pollution de l’air est un problème environnemental majeur, qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial  à l’horizon 2050. En ville, où cette pollution est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, elle est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections  respiratoires ponctuelles et  maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou  le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées  sont particulièrement vulnérables. 

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. Au sein de la Fédération de Russie, la concentration en PM10 de 15.6 microgrammes par mètre cube est inférieure aux 20.9 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE, ainsi qu’au seuil recommandé de 20 microgrammes par mètre cube établi par l’Organisation mondiale de la santé. 

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. En Russie, 49 % de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau. À en juger par ce chiffre, largement inférieur à la moyenne de 84 % pour l’ensemble de l’OCDE, la Russie se heurte à certaines difficultés dans l’acheminement d’une eau de qualité jusqu’à ses citoyens. 

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Améliorer les politiques énergétiques et de transport,

La Fédération de Russie affiche l’un des taux de décès prématurés les plus élevés du monde à cause de la pollution de l’air. Entre 2000 et 2007, 170 villes en Russie avaient un taux de pollution de l’air ambiant supérieur aux normes établis. Malgré une amélioration ces dernières années, les chiffres de 2010 montrent que la pollution de l’air est toujours très élevée dans 135 villes russes (grandes villes et villes industrielles). Les principaux polluants sont le dioxyde de soufre (SO2), l’oxyde nitreux (NOX) et des particules émises par des sources stationnaires (centres industriels) ou mobiles (par exemple les transports dans les grandes villes). Les émissions de voitures excèdent celles de l’industrie dans de nombreuses villes russes.

De nombreuses initiatives de réduction de la pollution de l’air sont portées à l’échelle régionale. Sverdlovsk, l’une des régions les plus industrielles de la Russie, est un exemple où d’importants progrès ont été accomplis. En 2000, le nombre d’entreprises dépassant les seuils d’émissions était de 45, mais il est passé à 21 en 2005 puis à seulement 10 en 2011. La réforme du système de règlementation environnementale, lancée par le gouvernement russe, devrait également contribuer à l’amélioration des systèmes de gestion de la qualité de l’air en Russie. 

L’économie russe  est l’une de celles qui consomment le plus d’énergie. La consommation d’énergie étant la cause principale de la pollution de l’air, le fait d’améliorer l’efficacité énergétique devrait avoir de nombreux avantages du point de vue de l’environnement. Ces problématiques sont prises en compte dans la Stratégie Énergétique à l’horizon 2030 du pays.  Par exemple,  la Russie s’est assigné un objectif ambitieux : réduire de 40 % la consommation d’énergie par unité de PIB. Pour ce faire, l’État s’est engagé à consacrer en moyenne plus de 1 % du PIB aux économies d’énergie dans toutes les branches de l’économie sur la période 2011-2020. La modernisation de l’appareil productif qui en résultera pourrait entraîner la création de près de 300 000 emplois nouveaux dans la protection de l’environnement jusqu’en 2020. 

L’instauration d’incitations financières telles que la taxation des émissions de carbone, le plafonnement des rejets de polluants assorti de droits à polluer négociables ou la création d’une fiscalité verte pour influencer le comportement des consommateurs pourrait aider la Fédération de Russie à tenir cet objectif ambitieux.

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. Au sein de la Fédération de Russie, 44% des personnes déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, ce qui est plus élevé que la moyenne OCDE, de 56 %. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation en Fédération de Russie était de 65 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est moins élevé que la moyenne OCDE, de 72 %. 

Quoique le droit de vote soit universel dans tous les pays membres de l’OCDE, tous ceux qui en jouissent ne l’exercent pas. L’écart entre le taux de participation électorale des hommes et des femmes est faible dans la plupart des pays membres de l’OCDE. En Russie, cependant, le taux de participation électorale des femmes est supérieur de près de 8 points de pourcentage à celui des hommes. Le niveau de revenu peut également fortement influencer la participation électorale. En Russie, la participation électorale est estimée à 70% pour les 20% les plus aisés, contre 66% pour les 20% les plus modestes. Cette différence de 4 points de pourcentage est bien inférieure à l’écart moyen au sein de l’OCDE de 12 points de pourcentage et témoigne d’une certaine cohésion sociale autour des institutions démocratiques.

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques. 

La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. Les gens en Russie peuvent effectuer une demande d’information par écrit, en ligne ou en personne – ce qui facilite grandement le processus de la législation sur la liberté d’information. Cependant, aucune disposition n’est prévue pour l’anonymat ou la protection contre les mesures de rétorsion.

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. L’espérance de vie à la naissance est de 70 ans au sein de la Fédération russe, soit 10 ans de moins que la moyenne OCDE, de 80 ans. L’espérance de vie des femmes est de 76 ans, contre 64 ans pour les hommes. Cet écart de 12 années entre les genres est plus marqué que la différence moyenne de l’ensemble de l’OCDE de 6 années.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs jouent sur l’espérance de vie (niveau de vie, mode de vie, niveau d’instruction et facteurs environnementaux). Le total des dépenses de santé représente 5.1% du PIB au sein de la Fédération russe, soit moins que la moyenne des pays de l’OCDE, de 9,5 %. La Fédération russe a seulement dépensé 998 USD par personne pour la santé en 2010, un chiffre inférieur à la moyenne OCDE, de 3 268 USD.

Partout dans l’OCDE, la consommation de tabac et le surpoids figurent en tête des facteurs de risque pour de nombreuses maladies chroniques. La Fédération russe a un taux d’adultes qui fument quotidiennement de 33.8 %, significativement plus que la moyenne OCDE, de 21.1 %. 

Les taux d’obésité ont augmenté au cours des dernières décennies dans tous les pays de l’OCDE. Au sein de la Fédération russe, le taux d’obésité parmi les adultes est de 15.9%, soit moins que la moyenne OCDE de 17.8%. La prévalence croissante de l’obésité laisse présager une augmentation des problèmes de santé (diabète, maladies cardiovasculaires et asthme, par exemple) et un coût de la santé plus élevé à l’avenir.

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », seulement 37% des russes répondent “oui”, ce qui est largement moins que la moyenne OCDE, de 69 %. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 71 % à le faire, contre 66 % des femmes. Au sein de la Fédération russe, 45% des hommes ont répondu positivement contre 33% des femmes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste.

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur ou le bien-être subjectif en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles aux données objectives pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les russes l’évaluent à 5.6, ce qui est inférieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est également vrai pour la Fédération de Russie, où la note est de 5.6 pour les hommes et pour les femmes. En revanche, le niveau d’éducation influe sur le bien-être subjectif. Alors que les russes diplômés de l’enseignement primaire ont un niveau de satisfaction de 5.4, ce score atteint 6.0 pour les diplômés de l’enseignement tertiaire.

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi mesuré comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. En Russie, 74 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce taux est moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 80 %.

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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. En Fédération russe, 2.8 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux inférieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. L’écart entre hommes et femmes est d’environ 1 point de pourcentage, avec respectivement 3.5% et 2.3%.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides en Russie est de 10.2 pour 100 000 habitants, soit bien plus élevé que le taux moyen de l’OCDE, de 2.2. Le taux d’homicides est de 16.6 pour les hommes, contre 4.9 pour les femmes.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. 

Près de 46 % des personnes interrogées en Russie déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre inférieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes. Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables.

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays. 

Un aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les russes travaillent 1 981 heures par an, soit plus que  la durée de travail moyenne dans l’OCDE, de 1 776 heures. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. Au sein de la Fédération russe, seulement 0.2% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux nettement moins élevé que celui de 9 % observé dans l’OCDE. 

 

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