Le saviez-vous?

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Énergies renouvelables
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Comment va la vie?

La Finlande obtient de très bons résultats sur les indicateurs du bien-être et figure d’ailleurs parmi les pays les plus performants sur de nombreux critères de l’Indicateur du vivre mieux.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. En Finlande, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 25 739 USD par an, soit plus que la moyenne de 23 047 USD dans les pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ quatre fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis. 

En termes d’emploi, 69 % des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau plus élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 71 % des hommes ont un emploi rémunéré, contre 68 % des femmes. Les actifs en Finlande travaillent 1 684 heures par an, autrement dit moins que dans la plupart des pays de l’OCDE où la moyenne est de 1 776 heures. Environ 4 % des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux moins élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE, avec 6 % d’hommes travaillant de très longues heures contre 2 % pour les femmes.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. En Finlande, 83 % des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit plus que la moyenne de l’OCDE de 74%. Ce constat est un peu plus vrai pour les femmes, 85% d’entre elles décrochant un tel diplôme, contre 81 % des hommes. La Finlande est l’un des pays les plus performants pour ce qui est de la qualité de son système éducatif. Le score moyen pour la compréhension de l’écrit, les mathématiques et les sciences aux derniers tests de PISA, est de 543, soit le score le plus élevé de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 23 points en moyenne, plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance en Finlande est de presque 81 ans, soit un an de plus que la moyenne de l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 84 années contre 77 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 15 microgrammes par mètre cube, un niveau inférieur à ceux enregistrés dans la plupart des pays de l’OCDE (21 microgrammes). La Finlande est également performante dans sa gestion de la qualité de l’eau, 92 % de ses habitants se disant satisfait de la qualité de leur eau, contre 84% en moyenne dans l’OCDE.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance est élevé et le degré de participation des citoyens modéré en Finlande. Dans l’ensemble, 92 % des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 90 % en moyenne dans l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, s’est élevé à 69 % lors des dernières élections, soit un taux moins élevé que la moyenne de l’OCDE de 72%. En Finlande, la participation électorale est de 74 % pour les 20% les plus aisés, contre 61 % pour les 20% les plus modestes. Cette différence est légèrement plus large que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 12 points de pourcentage.

En général, les Finlandais sont plus satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. En Finlande, 82 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est légèrement supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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Finlande dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. En Finlande, les ménages consacrent en moyenne 22 % de leur revenu disponible brut ajusté au logement, ce qui est supérieur à la moyenne de la zone OCDE (21 %).

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. En Finlande, 93 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE. Ce haut niveau de satisfaction subjective reflète les bonnes performances de la Finlande au regard des indicateurs objectifs sur le logement.

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. En Finlande, le logement moyen comprend 1.9 pièces par personne, contre 1.6 pièces par personne en moyenne dans la zone OCDE. S’agissant des équipements de base, on estime que 99.3 % des logements finlandais disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, ce qui est supérieur à la moyenne de la zone OCDE, qui s’établit à 97.8 %.

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. En Finlande, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 25 739 USD par an, plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 23047 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. En Finlande, le patrimoine financier net moyen des ménages est estimé à 22 335 USD, moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 40 516 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. En Finlande, le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20 % de ménages les plus aisés est de 44 992 USD par an, alors que le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20% les plus modestes est de 12 236 USD par an. 

Indicateurs

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. En Finlande, 69 % de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est légèrement supérieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE. En règle générale, les taux d’emploi des plus éduqués sont supérieurs : on estime à 85 % le pourcentage des diplômés de l’enseignement supérieur ayant un emploi rémunéré en Finlande, contre 42 % pour les personnes n’ayant pas atteint le deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Cette différence de 43 points de pourcentage, supérieure à la moyenne de 37 points de pourcentage de l’OCDE, donne à penser que le marché du travail en Finlande est relativement fermé. 

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 68 % à occuper un emploi en Finlande. Ce chiffre est supérieur à la moyenne de 60 % de l’OCDE et relativement proche du taux d’emploi masculin, de 71 %. Cet écart de 3 points de pourcentage entre les genres est beaucoup moins large que la moyenne de 12 points de pourcentage de l’OCDE et indique que la Finlande est parvenue à surmonter les contraintes et obstacles auxquels peuvent être confrontées les femmes dans leur accès au travail. 

Les jeunes finlandais de 15 à 24 ans, en revanche, font face à certaines difficultés, avec un taux de chômage de 18.9%, contre 16.2 % pour la moyenne de l’OCDE.

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 1.8 % en Finlande, un chiffre inférieur à la moyenne de 3.1 % de l’OCDE. Il n’existe guère de différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée. En Finlande, le taux de chômage de longue durée chez les hommes est de 2.2%, contre 1.2% pour les femmes. 

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 36 468 USD par an en Finlande, contre 34 466 USD en moyenne dans l’OCDE. Pour autant, tout le monde ne gagne pas cette somme. Si les 20 % les plus aisés gagnent 45 547 USD par an, les 20 % les plus modestes vivent avec 24 691 USD par an. 

La sécurité de l’emploi constitue un autre facteur essentiel de sa qualité. Les salariés en contrat de travail à durée déterminée ont souvent plus de risques de perdre leur emploi que les salariés en contrat à durée indéterminée. En Finlande, les salariés sous contrat d’au maximum six mois représentent près de 15 % de l’ensemble des salariés, soit un chiffre légèrement plus élevé que la moyenne de l’OCDE-30, égale à 10%. Ce chiffre suggère qu’il conviendrait d’inciter les employeurs finlandais à plus de stabilité dans les contrats de travail. 

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. Ceux qui pratiquent le bénévolat ont tendance à être plus satisfaits de leur existence que les autres. Le temps consacré à des activités bénévoles contribue, en outre, à une société civile robuste. En moyenne, les Finlandais consacrent 4 minutes par jour à des activités bénévoles, ce qui est en accord avec la moyenne dans les pays de l’OCDE. En outre, environ 55 % des Finlandais interrogés déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, ce qui est supérieur à la moyenne de la zone OCDE qui est de 48 %.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. En Finlande, 92 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, alors que la moyenne s’établit à 90 % dans les pays de l’OCDE. La différence entre hommes et femmes est de 4 points de pourcentage, puisque le pourcentage s’établit à 90 % au sein de la population masculine et à 94 % au sein de la population féminine. Si le sexe joue peu sur le réseau social, il existe un lien en Finlande entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction. Environ 84 % des personnes ayant seulement reçu un enseignement primaire  déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre plus de 98 % des des personnes ayant atteint un niveau d’enseignement supérieur.   

Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. Les individus socialement isolés ont du mal à s’insérer en tant qu’acteurs de la société et à combler leurs aspirations personnelles. 

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, 83% des diplômés de l’enseignement supérieur ont un emploi, contre seulement 56% des personnes n’ayant qu’un diplôme de l’enseignement secondaire.  Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.

En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

En Finlande, 83% des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau supérieur à la moyenne de 74 % de l’OCDE. À travers l’OCDE, légèrement plus d’hommes âgés de 25 à 64 ans ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, par rapport aux femmes de la même tranche d’âge. En Finlande, cependant, 85% des femmes ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, contre 81% des hommes. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir de la Finlande), 91% des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre supérieur à la moyenne de 82 % de l’OCDE.

Les finlandais peuvent espérer accomplir près de 19.6 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE de 16.5 années, et le niveau le plus élevé de la zone OCDE. Ce nombre d’années d’études escomptées  reflète les bons résultats de la Finlande dans le niveau d’éducation de ses 25-34 ans.  

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

La Finlande figure parmi les meilleurs pays de l’OCDE pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, l’élève moyen obtenant 543 points. Ce score est supérieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE et fait de la Finlande le pays le plus performant en termes de niveau des étudiants. Les filles dépassent les garçons de 23 points, bien plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. En Finlande, 62 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, bien moins que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 99 points. Ceci semble indiquer que le système scolaire finlandais prodigue un enseignement de qualité, indépendamment du milieu dont sont issus ses élèves.  

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Des enseignants très respectés

La confiance méritée dont bénéficient les enseignants en Finlande traduit le très haut niveau de qualité de leur formation. En Finlande, les enseignants jouissent d’un statut social dont peu de professions peuvent se targuer. Les professeurs d’université font partie des spécialistes les plus écoutés, et le terme de « professeur » est utilisé pour les enseignants des établissements scolaires comme du supérieur. En 2010, on comptait plus de dix candidats pour chacune des 660 places disponibles de formation des enseignants de primaire, faisant ainsi de l’enseignement l’une des professions les plus recherchées du pays.

Conséquence de ce climat compétitif, l’enseignement est désormais une profession très sélective en Finlande, et partout dans le pays, les enseignants sont hautement qualifiés et très bien formés. S’ils ont toujours bénéficié d’un grand respect dans le pays, le fait d’avoir augmenté la sélection à l’entrée et accordé aux enseignants plus d’autonomie en classe et de meilleures conditions de travail que dans d’autres professions a permis de rehausser encore leur statut. Les enseignants ont gagné la confiance des parents et de la société toute entière grâce à leur capacité avérée d’utiliser leur pouvoir d’appréciation professionnelle et leur jugement pour gérer leurs classes et réussir à aider quasiment tous les élèves à obtenir de bons résultats.

Depuis les années 80, le système de responsabilité a été entièrement repensé à partir de la base. Les étudiants qui souhaitent devenir enseignants sont en partie sélectionnés selon leur capacité à transmettre leur foi dans la mission principale de l’école publique en Finlande, qui repose sur de valeurs profondément humanistes, ainsi que sur des préoccupations sociales et économiques. La formation qu’ils reçoivent est conçue pour développer un grand sens de la responsabilité individuelle vis-à-vis de l’étude et du bien-être de tous les élèves dont ils ont la charge. Durant leur carrière, les enseignants doivent cumuler les fonctions de chercheur et de professionnel de terrain. On attend d’eaux, non seulement qu’ils maîtrisent des connaissances en éducation et en développement humain, mais aussi qu’ils rédigent une thèse de recherche pour obtenir leur master.

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. Un environnement sain est source de satisfaction, il améliore le bien-être mental, et permet à chacun de se remettre du stress de la vie quotidienne et de réaliser une activité physique. L’accès aux espaces verts, par exemple, est un aspect essentiel de la qualité de la vie. En Finlande, moins de 4 % des habitants estiment que leur accès aux zones de loisirs ou aux espaces verts    est insuffisant, proportion largement inférieure à la moyenne européenne de 12 %. 

La pollution atmosphérique extérieure constitue un problème environnemental important qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial  à l’horizon 2050. En ville, où cette pollution est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, elle est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections  respiratoires ponctuelles et  maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou  le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées  sont particulièrement vulnérables. 

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. En Finlande, la concentration en PM10 de 14.9 microgrammes par mètre cube est inférieure aux 20.9 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE, ainsi qu’au seuil recommandé de 20 microgrammes par mètre cube établi par l’Organisation mondiale de la santé. 

La qualité de l’air urbain en Finlande est généralement bonne, et les gens vivants dans les villes sont relativement peu exposés à la pollution de l’air par l’ozone et les PM10 selon les normes de l’UE. Toutefois, l’exposition à des particules provenant de la combustion du bois à petite échelle est courante, surtout dans les zones rurales et semi-urbaines où le chauffage urbain n’est pas disponible.

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. En Finlande, 92% de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau. À en juger par ce chiffre, supérieur à la moyenne de 84 % pour l’ensemble de l’OCDE, la Finlande réussit à fournir de l’eau de bonne qualité à ses habitants. 

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Réduire le bruit pour un environnement plus sain

La Finlande s’efforce depuis longtemps de lutter contre le bruit, car elle considère qu’un environnement peu bruyant contribue à des conditions de vie plus saines et plus agréables. Des règles (limitation de vitesse en centre-ville, seuils d’émissions sonores, réglementation sur le décollage et l’atterrissage des avions, etc.) et des investissements (par ex., revêtements de chaussée peu bruyants, écrans antibruit, renouvellement du parc ferroviaire et entretien du réseau ferré) ont été mis en œuvre. En conséquence, le nombre d’habitants vivant dans des zones exposées à des niveaux de bruit de circulation en ville supérieurs à 55 dB en journée est passé de 560 000 en 1998 à 400 000 environ en 2005.

La ville d’Helsinki a également versé 18 millions d’euros à la construction de 16 km d’écrans antibruit entre 2000 et 2007 – des mesures qui bénéficient aux deux tiers environ des habitants exposés au bruit. 

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. 82 % des personnes en Finlande déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, le taux le plus élevé de l’OCDE, où le taux moyen est de 56 %. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation en Finlande était de 69 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est légèrement inférieur à la moyenne OCDE, de 72 %. 

Quoique le droit de vote soit universel dans tous les pays membres de l’OCDE, tous ceux qui en jouissent ne l’exercent pas. L’écart entre le taux de participation électorale des hommes et des femmes est faible dans la plupart des pays membres de l’OCDE. Ceci est vrai en Finlande, où le taux de participation électorale des hommes et des femmes est similaire, avec respectivement 70% et 68%. Si de manière générale, hommes et femmes votent autant, le niveau de revenu peut fortement influencer la participation électorale. En Finlande, la participation électorale est estimée à 74% pour les 20% les plus aisés, contre 61% pour les 20% les plus modestes. Cette différence de 13 points de pourcentage est légèrement supérieure à l’écart moyen au sein de l’OCDE de 12 points de pourcentage.

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques. 

La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. Les gens en Finlande peuvent effectuer une demande d’information par écrit, en ligne ou en personne – ce qui facilite grandement le processus de la législation sur la liberté d’information. Il y a même des dispositions pour l’anonymat et contre les mesures de rétorsion –  des protections importantes que peu de pays de l’OCDE ont adoptées. En conséquence, la Finlande possède l’une des législations sur la liberté d’information les plus accessibles de la zone OCDE.

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. L’espérance de vie à la naissance s’établit à 81 ans en Finlande. L’espérance de vie des femmes est de 84 ans, contre 77 ans pour les hommes, reflétant les moyennes de l’OCDE. Cet écart entre les genres est supérieur proche de la moyenne de 6 années pour l’ensemble de l’OCDE, où l’espérance de vie est de 83 ans pour les femmes et de 77 ans pour les hommes.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs jouent sur l’espérance de vie (niveau de vie, mode de vie, niveau d’instruction et facteurs environnementaux). Le total des dépenses de santé représente 8.9 % du PIB en Finlande, un pourcentage légèrement moins élevé que la moyenne OCDE, de 9,5 %. La Finlande est proche de la moyenne de l’OCDE en termes de dépenses de santé unitaires avec une dépense de 3 251 USD par personne en 2010, contre une moyenne OCDE de 3 268 USD. Entre 2000 et 2008, les dépenses de santé par personne ont augmenté en termes réels en moyenne de 4,3% par an en termes réels, ce qui inférieur à la moyenne OCDE, de 4,7 % par an. Cet accroissement a ralenti à 0.9% en 2010

Partout à travers l’OCDE, la consommation de tabac et la prise de poids excessive restent des facteurs de risque importants pour de nombreuses maladies chroniques. Le taux de tabagisme en Finlande est de 19.0%, soit moins que la moyenne OCDE de 21.1%. Dans de nombreux pays de l’OCDE, une forte proportion de la population est en surpoids ou obèse. Le taux d’obésité en Finlande est de 20.2% soit un taux plus élevé que la moyenne de l’OCDE, qui s’établit à 17.8%. La prévalence croissante de l’obésité laisse présager une augmentation des problèmes de santé de type diabète, maladies cardiovasculaires et asthme et une hausse des dépenses de santé. 

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », 69 % des finlandais répondent “oui”, un pourcentage équivalent à la moyenne de l’OCDE. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 71 % à le faire, contre 66 % des femmes. En Finlande, 70% des hommes ont répondu positivement contre 67% des femmes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste. Environ 55% des 20 % les moins aisés se déclaraient en « bonne » ou en « très bonne » santé, contre 81% des 20 % les plus aisés. 

Indicateurs

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur ou le bien-être subjectif en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles aux données objectives pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les finlandais l’évaluent à 7.4, ce qui est supérieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est également vrai pour la Finlande, où la note est de 7.2 pour les hommes, ce qui n’est que légèrement supérieur à la note de 7.6 donnée par les femmes. En revanche, le niveau d’éducation influe sur le bien-être subjectif. Alors que les finlandais diplômés de l’enseignement primaire ont un niveau de satisfaction de 7.0, ce score atteint 8.0 pour les diplômés de l’enseignement tertiaire.

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi mesuré comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. En Finlande, 82 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce taux est légèrement plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 80%.

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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. En Finlande, 2.4 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux inférieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. L’écart entre hommes et femmes est d’environ 3 points de pourcentage, avec respectivement 3.9% et 0.9%.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides en Finlande est de 2.2 pour 100 000 habitants, soit un taux équivalemment à moyenne de l’OCDE. Le taux d’homicides est de 3.2 pour les hommes, contre 1.2 pour les femmes.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. 

Près de 78 % des personnes interrogées en Finlande déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre supérieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes. Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables.

Indicateurs

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays. 

Les individus consacrent entre un dixième et un cinquième de leur temps à une activité non rémunérée. Les modèles de rôle continuent d’influer sur la répartition des taches domestiques dans la famille : les hommes sont plus susceptibles de consacrer plus d’heures à un travail rémunéré, tandis que les femmes passent plus de temps à des tâches domestiques non rémunérées. En Finlande, les hommes consacrent 154 minutes par jour à cuisiner, faire du ménage et s’occuper des enfants, soit un niveau plus élevé que la moyenne de 131 minutes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. Toutefois, ce temps est bien plus court que les 245 minutes que les femmes finlandaises consacrent, en moyenne, chaque jour aux tâches domestiques. 

Un autre aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les finlandais travaillent 1 684 heures par an, soit moins que  la durée de travail moyenne dans l’OCDE, de 1 776 heures. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. En Finlande, environ 4 % des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux moins élevé que celui de 9 % observé dans l’OCDE. Globalement, les hommes consacrent plus de temps à un travail rémunéré : en Finlande, le pourcentage de salariés travaillant de très longues heures est de 6% chez les hommes, contre 2 % chez les femmes.

En outre, plus une personne travaille, moins elle consacre de temps à d’autres activités, qu’il s’agisse de loisirs ou de temps pour soi. La quantité et la qualité du temps consacré aux loisirs constituent des facteurs importants du bien-être général d’un individu et peuvent procurer des bénéfices supplémentaires en termes de santé physique et mentale. En Finlande, la durée moyenne consacrée à prendre soin de soi (manger, dormir, etc.) et à ses loisirs (voir des amis ou de la famille, passe-temps favoris, jeux, ordinateur, télévision, etc.) représente 68 % de la journée, soit 14.9 heures et légèrement plus que la moyenne de l’OCDE, de 14.9 heures. En Finlande, les hommes comme les femmes consacrent approximativement 15 heures par jour à prendre soin d’eux et à leurs loisirs. 

Des politiques meilleures pour une vie meilleure 

La façon dont les Finlandais parviennent à concilier carrière professionnelle et vie privée fait figure d’exemple pour les autres pays, notamment sur le choix qui est donné aux jeunes parents. Les politiques finlandaises dans ce domaine ont permis de réduire les obstacles à l’emploi en assurant à toutes les familles ayant de jeunes enfants d’avoir accès à une place en crèche subventionnée.

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