Le saviez-vous?

Population
196.5
mil.
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5.1
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Énergies renouvelables
45.8
%

Comment va la vie?

Le Brésil a fait des progrès ces dernières années en ce qui concerne l’amélioration de la qualité de vie de ces citoyens ; en général les brésiliens sont plus satisfaits de leurs vies que la moyenne de l’OCDE, même si le pays se trouve en dessous de la moyenne dans plusieurs rubriques de l’Indicateur du vivre mieux.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. Au Brésil, le revenu moyen est inférieur à la moyenne de 22 387 USD par an de l’OCDE.

En termes d’emploi, plus de 68 % des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau proche du taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 80% des hommes ont un emploi rémunéré, contre 56% des femmes. Au Brésil environ 12% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux plus élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE, avec 15% d’hommes travaillant de très longues heures contre 9% pour les femmes.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. Au Brésil 41 % des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, soit moins que la moyenne de l’OCDE de 74%. Ce constat est un peu plus vrai pour les femmes, 43% d’entre elles décrochant un tel diplôme, contre 39 % des hommes. Parmi les jeunes, un meilleur indicateur pour l’avenir, 53 % des 25-34 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, également moins de la moyenne de l’OCDE mais un signe de progrès. Le score moyen au Brésil pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 401, score inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 4 points en moyenne, moins que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance au Brésil est de 73 ans, soit sept ans de moins que la moyenne de l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 77 années contre 70 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 21 microgrammes par mètre cube, proche des 22 microgrammes enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE. Le Brésil est également performant dans sa gestion de la qualité de l’eau, 84 % de ses habitants se disant satisfaits de la qualité de leur eau, un niveau équivalent à la moyenne des pays de l’OCDE.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance et le degré de participation des citoyens sont élevés au Brésil. Dans l’ensemble, 91 % des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, un taux similaire à la moyenne de l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, s’est élevé à 83 % lors des dernières élections, soit un taux plus élevé que la moyenne de l’OCDE qui s’établit a 73 %. Au Brésil la participation électorale est de 83 % pour les 20% les plus aisés, contre 89 % pour les 20% les plus modestes. Cette différence, moins large que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 7%, témoigne d’une certaine cohésion sociale autour des institutions démocratiques.

En général, les habitants de Brésil sont plus satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. Au Brésil, 82 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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Brésil dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. Au Brésil, les ménages consacrent en moyenne 22 % de leur revenu net disponible au logement, ce qui est égal à la moyenne de la zone OCDE (22 %).

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. Au Brésil, 82 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE. Ce niveau de satisfaction subjective reflète les performances mitigées du Brésil au regard des indicateurs objectifs sur le logement.

 

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. S’agissant des équipements de base, on estime que 93.3 % des logements brésiliens disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, ce qui est inférieur à la moyenne de la zone OCDE (97.8 %).

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. Au Brésil, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est moins élevé que la moyenne de l’OCDE de 22 387 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. Au Brésil, le patrimoine moyen des ménages est moins élevé que la moyenne de l’OCDE de 36 238 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. Au Brésil, près de 68 % de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est légèrement supérieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE. En règle générale, les taux d’emploi des mieux lotis dans la société sont supérieurs à ceux des moins bien lotis : 86 % des 20 % de personnes les plus aisées occupent un emploi rémunéré au Brésil, contre 63 % pour les 20 % les plus modestes. Cette différence de 23%, inférieure à la moyenne de 35 % de l’OCDE, donne à penser que le marché du travail au Brésil est relativement ouvert.

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 56 % à occuper un emploi au Brésil. Ce chiffre est inférieur à la moyenne de 59 % de l’OCDE et largement inférieur au taux d’emploi masculin, de 80 %. Cet écart de 24 % entre les genres est plus élevé que la moyenne de 13% de l’OCDE et indique que les opportunités de travail pour les femmes pourraient être améliorées.

La sécurité de l’emploi constitue un autre facteur essentiel de sa qualité. Les salariés en contrat de travail à durée déterminée ont souvent plus de risques de perdre leur emploi que les salariés en contrat à durée indéterminée. Au Brésil, les salariés sous contrat d’au maximum six mois représentent près de 14 % de l’ensemble des salariés, soit un chiffre plus élevé que la moyenne de l’OCDE-30, égale à 10%. Ce chiffre suggère qu’il conviendrait d’inciter les employeurs brésiliens à plus de stabilité dans les contrats de travail.

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. Ceux qui pratiquent le bénévolat ont tendance à être plus satisfaits de leur existence que les autres. Le temps consacré à des activités bénévoles contribue, en outre, à une société civile robuste. Au Brésil, près de 53 % des personnes interrogées déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, un chiffre supérieur à la moyenne relevée dans les pays de l’OCDE, qui s’établit à 47 %

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. Au Brésil, 91 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, un niveau égal à la moyenne des pays de l’OCDE. Il y a une légère différence entre les hommes et les femmes, puisque le pourcentage s’établit à 92 % au sein de la population masculine et à 89 % au sein de la population féminine. Si le sexe joue peu sur le réseau social, il existe un lien au Brésil entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction et le revenu. Environ 86 % des 20 % de la population qui occupent le bas de l’échelle déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre plus de 91 % des 20 % de la population qui occupent le haut de l’échelle.

Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. Les individus socialement isolés ont du mal à s’insérer en tant qu’acteurs de la société et à combler leurs aspirations personnelles.

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, les hommes diplômés de l’enseignement supérieur ont 18 % plus de chances de trouver un emploi et les femmes, 32 % . Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.

En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

Au Brésil, 41 % des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau inférieur à la moyenne de 74 % de l’OCDE. A travers l’OCDE, légèrement plus d’hommes âgés de 25 à 64 ans ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, par rapport aux femmes de la même tranche d’âge. Au Brésil, cependant, 43% des femmes ont l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, contre 39% des hommes. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir du Brésil), 53 % des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre également inférieur à la moyenne de 81 % de l’OCDE mais en progrès.

Les brésiliens peuvent espérer accomplir 16 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE de 17 années mais tout de même élevé. Ce nombre d’années d’études escomptées pourrait influencer le futur niveau d’éducation des 25-34 ans.

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

Le score moyen au Brésil pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 401, score inférieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 4 points, moins que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. Au Brésil, 91 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, moins que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 99 points. Ceci semble indiquer que le système scolaire brésilien prodigue un enseignement de qualité, indépendamment du milieu dont sont issus ses élèves.

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. La pollution atmosphérique extérieure constitue un problème environnemental important qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial à l’horizon 2050.

En ville, où cette pollution est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, elle est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections respiratoires ponctuelles et maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. Au Brésil, la concentration en PM10 de 20.8 microgrammes par mètre cube est légèrement inférieure aux 22 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE.

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. Au Brésil, 83 % de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau. Ce chiffre est légèrement inférieur à la moyenne pour l’ensemble de l’OCDE, qui se situe à 85 %.

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. 44 % des personnes au Brésil déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, ce qui est moins élevé que la moyenne OCDE, de 56 %. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation au Brésil était de 83 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est plus élevé que la moyenne OCDE, de 73 %.

Si de manière générale, hommes et femmes votent autant, le niveau de revenu peut fortement influencer la participation électorale. Au Brésil, la différence entre le taux de participation des 20% les plus aisés et celui des 20% les plus modestes est de 3% seulement, soit moins que les 7% d’écart moyen de l’OCDE. Ceci témoigne d’une certaine cohésion sociale autour des institutions démocratiques.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Mobiliser citoyens, entreprises et société civile

Les pouvoirs publics brésiliens estiment qu’impliquer les citoyens dans la prise de décision les rend coresponsables de l’élaboration des politiques. C’est ainsi qu’a été engagé un débat social indispensable sur les politiques publiques et les services publics. Entre 2003 et 2009, le gouvernement fédéral a organisé 60 conférences nationales et internationales sur de multiples domaines de l’action publique, auxquelles quatre millions de citoyens et d’acteurs des secteurs public et associatif ont participé, rapprochant ainsi la société de l’offre de services publics.

 

Le Conseil de développement économique et social est un autre exemple des efforts de l’État pour faire participer les citoyens à l’élaboration des politiques publiques. Institué en 2003, il réunit pouvoirs publics et citoyens autour de problématiques relatives au développement. Des travailleurs, des entreprises et des mouvements sociaux ainsi que des spécialistes y participent.

De plus, un réseau national pour l’amélioration de la gestion publique et l’allégement des formalités administratives participe activement au débat sur les réformes. Il comprend des fonctionnaires, des entreprises, des ONG, des universitaires, des étudiants et de simples citoyens.

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. En 2008, l’espérance de vie à la naissance s’établissait à 73 ans au Brésil, soit bien moins que l’espérance de vie moyenne au sein de l’OCDE de 80 ans. L’espérance de vie des femmes est de 77 ans, contre 70 ans pour les hommes. Cet écart de 7 années entre les genres avoisine l’écart moyen de l’OCDE, où en moyenne l’espérance de vie est de 83 ans pour les femmes et de 77 ans pour les hommes.

 

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les brésiliens l’évaluent à 6.8, ce qui est légèrement supérieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est également vrai pour le Brésil, où la note est de 6.7 pour les hommes, ce qui n’est que légèrement inférieur à la note de 6.9 donnée par les femmes. En revanche, le statut social influe fortement sur le bien-être subjectif. Alors que les 20 % de brésiliens qui occupent le bas de l’échelle ont un niveau de satisfaction de 6.6, ce score atteint 7.5 pour les 20 % qui occupent le haut de l’échelle .

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi défini comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. Au Brésil, 82 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Améliorer les conditions de vie des plus pauvres

La lutte contre l’extrême pauvreté est depuis longtemps une priorité de l’État. Le programme de transferts sociaux en espèces Bolsa Família s’est révélé très efficace en utilisant les allocations pour pousser les plus pauvres à faire valoir leurs droits à la gratuité de l’enseignement et de la santé. Il combine quatre priorités essentielles : assiduité à l’école, nutrition maternelle, travail des enfants et subventions au gaz domestique pour la cuisine. En abordant des questions relatives à la santé, aux revenus, à l’enseignement et aux conditions sociales, ce programme concourt directement à rendre plus satisfaisante la vie des plus pauvres. La perception des allocations familiales versées chaque mois est subordonnée à la scolarisation des enfants, à des visites chez le médecin et à un examen de santé pour les femmes enceintes.

Au total, on considère généralement que ce programme a efficacement fait reculer la pauvreté et rehaussé l’assiduité à l’école. Les éléments dont on dispose donnent aussi à penser que la Bolsa Família infléchit les dépenses des ménages pauvres en direction de l’alimentation, des livres et fournitures scolaires et de l’habillement des enfants.

Ce programme, qui s’adresse aux personnes pauvres et très pauvres, a réussi à atténuer la pauvreté pour un coût budgétaire relativement faible. C’est pourquoi l’OCDE recommande d’élargir le champ d’application de la Bolsa Família et d’accroître les prestations offertes.

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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. Au Brésil, 9.4 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux supérieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. Le taux d’agression des femmes est environ supérieur de 2 % à celui des hommes.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides au Brésil est de 22.7 pour 100 000 habitants, soit bien plus élevé que le taux moyen de l’OCDE, de 2.1. En comparaison, l’écart hommes-femmes est important puisque le taux d’homicides est de 41.9 pour les hommes, contre 4.0 pour les femmes.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. Seules 40 % des personnes interrogées au Brésil déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre inférieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes . Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables .

Le statut social a également une incidence sur les taux de victimisation et le sentiment de sécurité. Les personnes à plus haut niveau de revenu et d’éducation disent plus souvent se sentir en sécurité et sont moins exposées à la criminalité. Cette différence peut s’expliquer par le fait qu’elles peuvent s’équiper de meilleurs dispositifs de sécurité et sont moins au contact d’activités criminelles, de bandes de jeunes ou de trafiquants de drogues, par exemple. Cependant, le taux d’agression au Brésil pour les 20 % les plus aisés est supérieur de 0.1 % à celui des 20 % les plus modestes.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Prévention de la violence juvénile

Le taux d’homicides du Brésil, bien qu’il ait décliné ces dernières années, demeure l’un des plus élevés du monde (près de 23 pour 100 000 habitants). La violence est essentiellement le fait des jeunes et, depuis une quinzaine d’années, la violence, en particulier à main armée, est devenue un véritable fléau pour la société.

Les autorités et des organisations du secteur privé et de la société civile ont lancé des initiatives pour lutter contre la violence armée dans les grandes villes en visant certaines catégories de population à risque. À titre d’illustration, le programme PRONASCI concourt à la fois à la stabilité et au bien-être de la société par des processus innovants tels que l’incitation aux citoyens à déclarer les crimes. Dans le cadre de ce programme, des unités spéciales de la police (UPP) sont dépêchées dans les secteurs sensibles pour reprendre le contrôle de favelas dont se sont emparés narcotrafiquants et milices privées. L’UPP déploie ensuite des unités de la police de proximité pour améliorer la qualité du service rendu par la police et la perception qu’en a la population. Cette démarche a entraîné une baisse spectaculaire du nombre d’actes de violence et une augmentation de la valeur des biens immobiliers.

Malgré ces résultats encourageants, il importe d’assurer un suivi attentif de ces interventions et de les évaluer dans leur totalité.

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays.

Un autre aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. Au Brésil, environ 12 % des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux plus élevé que celui de 9 % observé dans l’OCDE.

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