Le saviez-vous?

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Comment va la vie?

La Nouvelle-Zélande obtient d’excellents résultats sur les indicateurs du bien-être et figure d’ailleurs parmi les pays les plus performants sur de nombreux critères de l‘Indicateur Vivre mieux.

S’il ne fait pas le bonheur, l’argent est tout de même important pour obtenir un meilleur niveau de vie. En Nouvelle-Zélande, le revenu moyen est de 18 601 USD par an, soit moins que la moyenne de 22 387 dollars dans les pays de l’OCDE. Mais un écart considérable sépare les plus aisés des plus modestes – les 20% les mieux lotis touchent environ cinq fois le montant perçu par les 20% les moins bien lotis.

En termes d’emploi, 72% des 15-64 ans ont un travail rémunéré, un niveau plus élevé que le taux d’emploi moyen de l’OCDE de 66%. Environ 78% des hommes ont un emploi rémunéré, contre 67% des femmes. Les actifs en Nouvelle-Zélande travaillent 1758 heures par an, légèrement plus que dans la plupart des pays de l’OCDE où la moyenne est de 1749 heures. Plus de 13% des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux plus élevé que celui de 9% observé dans l’OCDE, avec 20% d’hommes travaillant de très longues heures contre 7% pour les femmes.

Pour trouver un emploi, il est essentiel d’avoir fait de bonnes études. En Nouvelle-Zélande, 72% des 25-64 ans sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou équivalent, ce qui se rapproche de la moyenne de l’OCDE de 74%. Ce constat est un peu plus vrai pour les hommes, 74% d’entre eux décrochant un tel diplôme, contre 71% de femmes. La Nouvelle-Zélande est l’un des pays les plus performants pour ce qui est de la qualité de son système éducatif. Le score moyen aux derniers tests PISA pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, est de 524, score supérieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de 15 points en moyenne, plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

En termes de santé, l‘espérance de vie à la naissance en Nouvelle-Zélande est de 81 ans, soit un an de plus que la moyenne de l’OCDE. L’espérance de vie chez les femmes est de 83 années contre 79 années chez les hommes. La concentration de PM10 (fines particules atmosphériques polluantes qui peuvent pénétrer et endommager les poumons) est de 12 microgrammes par mètre cube, un niveau nettement inférieur à la moyenne de l’OCDE. La Nouvelle-Zélande est également performante dans sa gestion de la qualité de l’eau, 88% de ses habitants se disant satisfaits de la qualité de leur eau.

En ce qui concerne la sphère publique, le sentiment d’appartenance et le degré de participation des citoyens sont élevés en Nouvelle-Zélande. Dans l’ensemble, 96% des habitants pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre 91 % en moyenne dans l’OCDE. Le taux de participation électorale, qui traduit la confiance des citoyens à l’égard des autorités ainsi que la participation des citoyens au processus politique, était de 79% lors des dernières élections, soit un taux plus élevé que la moyenne de l’OCDE. La Nouvelle-Zélande est un des rares pays de l’OCDE où la participation électorale est plus élevée pour les 20% les plus modestes que pour les plus aisés, avec un écart de 7%.

En général, les habitants de la Nouvelle-Zélande sont plus satisfaits de leur vie que la plupart des citoyens de l’OCDE. 83% des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce pourcentage est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE, qui s’établit à 80 %.

Thèmes

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Nouvelle-Zélande dans le détail

Logement

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Tendances clés

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers (ou les remboursements d’emprunt pour ceux qui sont propriétaires de leur logement), le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. En Nouvelle-Zélande, les ménages consacrent en moyenne 29 % de leur revenu net disponible au logement, le taux le plus élevé de la zone OCDE, où la moyenne s’établit à 22 %.

Il importe de mesurer le coût du logement, mais aussi d’examiner les conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et l’accès aux équipements de base. En Nouvelle-Zélande, 92 % de la population se dit satisfaite de son logement, contre 87 % en moyenne dans la zone OCDE. Ce haut niveau de satisfaction subjective reflète les bonnes performances de la Nouvelle-Zélande au regard des indicateurs objectifs sur le logement.

Le nombre de pièces d’un logement, rapporté au nombre de personnes qui l’habitent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. En Nouvelle-Zélande, le logement moyen comprend 2.3 pièces par personne, contre 1.6 pièces par personne en moyenne dans la zone OCDE. S’agissant des équipements de base, on estime que la quasi-totalité des logements néo-zélandais disposent d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau, ce qui est supérieur à la moyenne de la zone OCDE, qui s’établit à 97.8 %.

Indicateurs

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Revenu

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Tendances clés

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’obtenir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services. En Nouvelle-Zélande, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages est de 18 601 USD par an, moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 22 387 USD.

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage. En Nouvelle-Zélande, le patrimoine moyen des ménages est moins élevé que la moyenne de l’OCDE, de 36 238 USD. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par ex.), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE.

En dépit d’une hausse générale du niveau de vie dans les pays de l’OCDE au cours des quinze dernières années, celle-ci n’a pas profité à tous les ménages dans les mêmes proportions. En Nouvelle-Zélande, le revenu des 20 % de ménages les plus aisés est de 38 025 USD par an, alors que les 20% les plus modestes vivent avec 7 166 USD par an.

Indicateurs

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Emploi

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Tendances clés

Avoir un emploi procure de nombreux avantages : l’emploi constitue une source de revenu, améliore l’insertion sociale, permet de satisfaire ses propres aspirations, de gagner confiance en soi et de développer ses qualifications et compétences. En Nouvelle-Zélande, plus de 72 % de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. Ce chiffre est bien supérieur à la moyenne de 66 % de l’OCDE. En règle générale, les taux d’emploi des mieux lotis dans la société sont supérieurs à ceux des moins bien lotis : 83 % des 20 % de personnes les plus aisées occupent un emploi rémunéré en Nouvelle-Zélande, contre 62 % pour les 20 % les plus modestes. Cette différence de 21%, inférieure à la moyenne de 35 % de l’OCDE, donne à penser que le marché du travail en Nouvelle-Zélande est relativement ouvert.

Les femmes ont toujours moins de chances que les hommes d’exercer une activité. Elles sont 67 % à occuper un emploi en Nouvelle-Zélande. Si ce chiffre est supérieur à la moyenne de 59 % de l’OCDE, il est en revanche inférieur au taux d’emploi masculin, de 78 %. Cet écart de 11 % entre les genres est légèrement inferieur à la moyenne de l’OCDE et indique que la Nouvelle-Zélande pourrait améliorer encore les possibilités d’emploi des femmes, mais qu’en général, le pays est parvenu à remédier aux contraintes et obstacles qui s’opposent à leur accès au travail.

Les jeunes néo-zélandais de 15 à 24 ans en revanche font face à certaines difficultés, avec un taux de chômage de 17.1%, contre 16.7 % pour la moyenne de l’OCDE.

 

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre, et il peut entraîner une perte de compétence et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 0.6 % en Nouvelle-Zélande, un chiffre largement inférieur à la moyenne de 3,0 % de l’OCDE. Il n’existe guère de différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée. Ceci est vrai en Nouvelle-Zélande, où le taux de chômage de longue durée chez les hommes et les femmes est le même.

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération moyenne est de 31878 USD par an en Nouvelle-Zélande, contre 34 033 USD en moyenne dans l’OCDE. Pour autant, tout le monde ne gagne pas cette somme. Si les 20 % les plus aisés gagnent 59688 USD par an, les 20 % les plus modestes vivent avec 16566 USD par an.

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Liens sociaux

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Tendances clés

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. De plus, aider les autres peut rendre plus heureux. Ceux qui pratiquent le bénévolat ont tendance à être plus satisfaits de leur existence que les autres. Le temps consacré à des activités bénévoles contribue, en outre, à une société civile robuste. En moyenne, les Néo-Zélandais consacrent 13 minutes par jour à des activités bénévoles, le chiffre le plus élevé de la zone OCDE, où la moyenne est de 4 minutes par jour. En outre, près de 64 % des Néo-Zélandais interrogés déclarent être venus en aide à un inconnu au cours du dernier mois, bien plus que la moyenne de la zone OCDE, qui est de 47 %. Ces scores élevés semblent indiquer qu’il existe un sens fort de la collectivité en Nouvelle-Zélande.

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. En Nouvelle-Zélande, 95 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, alors que la moyenne de la zone OCDE est de 91 %. Il y a peu de différence entre les hommes et les femmes, puisque le pourcentage s’établit à 96 % au sein de la population masculine et à 95 % au sein de la population féminine. Il n’y a pas de lien en Nouvelle-Zélande entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction et le revenu. Environ 96 % des 20 % de la population qui occupent le bas de l’échelle déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, contre plus de 94 % des 20 % de la population qui occupent le haut de l’échelle. La Nouvelle-Zélande est l’un des quatre pays où les 20 % de la population qui occupent le bas de l’échelle ont davantage de liens sociaux que les 20 % de la population qui occupent le haut de l’échelle.

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Éducation

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Tendances clés

Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, les hommes diplômés de l’enseignement supérieur ont 18 % plus de chances de trouver un emploi et les femmes, 32 %. Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’éducation atteint.

En outre, après un recul du nombre de travailleurs manuels au cours des dernières décennies, les employeurs privilégient désormais une main-d’œuvre plus qualifiée. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

En Nouvelle-Zélande, 72% des adultes de 25 à 64 ans obtiennent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, soit un niveau légèrement inférieur à la moyenne de 74% de l’OCDE. Ce constat est un peu plus vrai pour les hommes, 74% d’entre eux décrochant un tel diplôme, contre 71% de femmes. Cet écart de 3% est légèrement plus marqué que l’écart moyen de 2 % de l’OCDE. Chez les jeunes (qui sont un meilleur indicateur pour l’avenir de la Nouvelle-Zélande), 79% des 25-34 ans décrochent l’équivalent d’un diplôme de fin d’études secondaires, un chiffre légèrement inférieur à la moyenne de 81 % mais en progrès.

Les Néo-zélandais peuvent espérer accomplir 19 années d’éducation et formation entre 5 et 39 ans, soit un résultat supérieur à la moyenne de 17 années des pays de l’OCDE. Ce nombre élevé d’années d’études escomptées pourrait influencer le futur niveau d’éducation des 25-34 ans.

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis certaines des connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société. En 2009, le programme PISA s’est intéressé aux compétences des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, car les études montrent que celles-ci constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années passées à l’école.

La Nouvelle-Zélande figure parmi les meilleurs pays de l’OCDE pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, l’élève moyen obtenant 524 points. Ce score est supérieur à la moyenne de 497 points de la zone OCDE. Les filles dépassent les garçons de plus de 15 points, plus que les 9 points d’écart moyen de l’OCDE.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. En Nouvelle-Zélande, 119 points séparent en moyenne les 20% les plus aisés des 20% les plus modestes, plus que la différence moyenne au sein de l’OCDE de 99 points. Ceci semble indiquer que les étudiants issus de milieux plus favorisés reçoivent un enseignement de meilleure qualité au sein du système scolaire néo-zélandais.

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Environnement

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Tendances clés

La qualité de notre environnement a une incidence directe sur notre santé et notre bien-être. La pollution de l’air est un problème environnemental majeur, qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit des initiatives nationales et internationales et de la baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver, et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial à l’horizon 2050.

En ville, où cette pollution est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, elle est associée à toute une série de problèmes de santé: d’irritations oculaires mineures aux infections respiratoires ponctuelles et maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Les PM10 – des particules assez fines pour pouvoir pénétrer profondément dans les poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE car elles peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. En Nouvelle-Zélande la concentration en PM10de 11.9 microgrammes par mètre cube est largement inférieure aux 22 microgrammes par mètre cube enregistrés en moyenne dans les pays de l’OCDE.

Les données de surveillance de certaines zones urbaines montrent que les concentrations de PM10 enfreignent fréquemment les normes nationales de qualité de l’air. Ceci est souvent la conséquence de l’utilisation de combustibles solides pour le chauffage domestique. En 2003, Environment Canterbury a lancé un projet d’une valeur de 38 millions NZD appelé Clean Heat qui vise à convertir 26 400 foyers de Christchurch à des formes plus propres de chauffage. Depuis Juin 2005, les systèmes de chauffage de 3000 maisons ont été améliorés, le niveau des aides variant selon le revenu des ménages.

Une mauvaise qualité de l’air intérieur est associée à l’’aggravation des troubles respiratoires et des réactions allergiques, surtout chez les personnes âgées, les jeunes enfants et chez les Maoris. Selon les statistiques officielles pour 1998, en Nouvelle-Zélande, 31 % des foyers utilisent le chauffage par bonbonnes de gaz dans des espaces non ventilés. Les risques sanitaires liés à ce type de chauffage sont répercutés de manière disproportionnée sur les classes socio-économiques les plus pauvres et sur les personnes âgées qui passent le plus clair de leur temps à la maison.

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. En Nouvelle-Zélande, 87 % de la population se dit satisfaite de la qualité de l’eau, légèrement plus que la moyenne pour l’ensemble de l’OCDE, qui se situe à 85 %.

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Engagement civique

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Tendances clés

Une société unie est une société dont les citoyens ont pleinement confiance en leurs institutions et administrations publiques. 67 % des personnes en Nouvelle-Zélande déclarent avoir confiance en leurs institutions publiques, ce qui est plus élevé que la moyenne OCDE, de 56 %. Un taux de participation électorale élevé traduit également la confiance du public à l’égard des autorités ainsi que l’implication des citoyens dans la vie politique. Pour les élections les plus récentes sur lesquelles des données sont disponibles, le taux de participation en Nouvelle-Zélande était de 79 % des personnes enregistrées. Ce chiffre est plus élevé que la moyenne OCDE, de 73 %.

Quoique le droit de vote soit universel dans tous les pays membres de l’OCDE, tous ceux qui en jouissent ne l’exercent pas. Si de manière générale hommes et femmes votent autant, en Nouvelle-Zélande, le taux de participation électorale des hommes est plus élevé de près de 3%. Cet écart sous-tend une différence de perception du fonctionnement des institutions démocratiques. Le niveau de revenu peut également fortement influencer la participation électorale. La Nouvelle-Zélande est l’un des seuls pays de l’OCDE où la participation électorale des 20% les plus modestes est plus élevée que celle des 20% les plus aisés, de 7%. En moyenne, les pays de l’OCDE connaissent une différence de 7% en faveur des 20% les plus élevés.

Il est essentiel de s’assurer que le processus décisionnel des pouvoirs publics n’est pas compromis par des conflits d’intérêt afin de préserver la confiance envers l’État. La transparence est donc capitale pour renforcer la responsabilité des autorités et maintenir la confiance à l’égard des institutions publiques.

La législation sur la liberté d’information donne aux individus la possibilité d’accéder à des informations non divulguées. Pour que ces mesures soient efficaces, le public doit bien connaître ses droits, doit pouvoir présenter ses requêtes facilement et doit être protégé contre les mesures de rétorsion. Les gens en Nouvelle-Zélande peuvent effectuer une demande d’information par écrit, en ligne ou en personne – ce qui facilite grandement le processus de la législation sur la liberté d’information. Cependant, aucune disposition n’est prévue pour l’anonymat ou de protections contre les mesures de rétorsion.

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Santé

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Tendances clés

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. En 2009, l’espérance de vie en Nouvelle-Zélande a atteint 81 ans, soit 1 an de plus que la moyenne OCDE, de 80 ans. L’espérance de vie des femmes est de 83 ans, contre 79 ans pour les hommes. Cet écart de 4 années entre les genres est moins large que la différence moyenne de 6 années de l’ensemble de l’OCDE.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs jouent sur l’espérance de vie (niveau de vie, mode de vie, niveau d’instruction et facteurs environnementaux). Les dépenses de santé représentent 10,3 % du PIB en Nouvelle-Zélande, ce qui est plus que la moyenne OCDE, de 9,0 %. La Nouvelle-Zélande se classe en-dessous de la moyenne OCDE des dépenses de santé par personne, avec des dépenses de 2 683 USD en 2008, par rapport à une moyenne OCDE, de 3 060 USD.

Partout dans l’OCDE, la consommation de tabac et le surpoids figurent en tête des facteurs de risque pour de nombreuses maladies chroniques. Le taux d’obésité parmi les adultes est de 26% en Nouvelle-Zélande. Ce taux est moins élevé qu’aux États-Unis (33,8 % en 2008) et qu’au Mexique (30,0 % en 2006), mais plus élevé que pour tous les autres pays de la zone OCDE, où la moyenne est de 17%. La prévalence croissante de l’obésité laisse présager une augmentation des problèmes de santé (diabète, maladies cardiovasculaires et asthme, par exemple) et un coût de la santé plus élevé à l’avenir.

À la question « Êtes-vous en bonne santé? », 90% des néo-zélandais répondent “oui”, ce qui est beaucoup plus que la moyenne OCDE, de 70 % et le plus haut pourcentage dans l’OCDE. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 72 % à le faire, contre 67 % des femmes. En Nouvelle-Zélande, cependant, il n’y a pas de différences entre hommes et femmes. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste.

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Satisfaction

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Tendances clés

On peut mesurer le bonheur en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de présence d’expériences et de sentiments positifs et d’absence d’expériences et de sentiments négatifs. Bien que subjectifs, ces indicateurs constituent des outils complémentaires utiles pour comparer la qualité de vie d’un pays à l’autre.

L’évaluation de la satisfaction à l’égard de la vie mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Elle rend compte d’une réflexion sur les circonstances et les conditions de vie qui sont importantes pour le bien-être subjectif. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les néo-zélandais l’évaluent à 7.2, ce qui est supérieur à la note moyenne de 6.6 recueillie pour l’ensemble de l’OCDE.

 

En termes de satisfaction à l’égard de la vie, il y a peu de différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est également vrai pour la Nouvelle-Zélande, où la note est de 7.1 pour les hommes, ce qui n’est que légèrement inférieur à la note de 7.2 donnée par les femmes. En revanche, le statut social influe fortement sur le bien-être subjectif. Alors que les 20 % des néo-zélandais qui occupent le bas de l’échelle ont un niveau de satisfaction de 6.7, ce score atteint 7.6 pour les 20 % qui occupent le haut de l’échelle .

Le bonheur, ou bien-être subjectif, est aussi défini comme la présence d’expériences et de sentiments positifs et/ou comme l’absence d’expériences ou de sentiments négatifs. En Nouvelle-Zélande, 83 % des personnes interrogées indiquent vivre plus d’expériences positives au cours d’une journée moyenne (sentiment de repos, fierté d’avoir accompli quelque chose, plaisir, etc.) que d’expériences négatives (douleur, inquiétude, tristesse, ennui, etc.). Ce taux est plus élevé que la moyenne de l’OCDE, de 80%.


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Sécurité

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Tendances clés

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et il dépend amplement du risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Les atteintes à la personne ont généralement reculé au cours des cinq dernières années, dans l’OCDE. En Nouvelle-Zélande, 2.2 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression au cours des 12 derniers mois, un taux inférieur à la moyenne de 4.0% de l’OCDE. L’écart entre hommes et femmes est inférieur à 2 %.

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides en Nouvelle-Zélande est de 1.5 pour 100 000 habitants, soit plus bas que le taux moyen de l’OCDE, de 2.1. Le taux d’homicides est de 1.8 pour les hommes, contre 1.2 pour les femmes.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. Près de 81 % des personnes interrogées en Nouvelle-Zélande déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre supérieur à la moyenne de 67 % de l’OCDE. Si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes . Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables .

Le statut social a également une incidence sur les taux de victimisation et le sentiment de sécurité. Les personnes à plus haut niveau de revenu et d’éducation disent plus souvent se sentir en sécurité et sont moins exposées à la criminalité. Cette différence peut s’expliquer par le fait qu’elles peuvent s’équiper de meilleurs dispositifs de sécurité et sont moins au contact d’activités criminelles, de bandes de jeunes ou de trafiquants de drogues, par exemple. Le taux d’agression en Nouvelle-Zélande pour les 20 % les plus modestes est supérieur de 4.9 % à celui des 20 % les plus aisés.

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Équilibre travail-vie

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Tendances clés

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés, notamment ceux qui ont des enfants. Certains couples voudraient avoir un (des) enfant(s), mais ne pensent pas avoir les moyens de s’arrêter de travailler. D’autres parents sont heureux du nombre d’enfants dans leur foyer, mais souhaiteraient travailler davantage. C’est un problème pour les pouvoirs publics, car si les parents ne parviennent pas à trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, non seulement leur bien-être s’en ressent, mais aussi le développement du pays.

Les individus consacrent entre un dixième et un cinquième de leur temps à une activité non rémunérée. Les modèles de rôle continuent d’influer sur la répartition des taches domestiques dans la famille : les hommes sont plus susceptibles de consacrer plus d’heures à un travail rémunéré, tandis que les femmes passent plus de temps à des tâches domestiques non rémunérées . En Nouvelle-Zélande, les hommes consacrent 158 minutes par jour à cuisiner, faire du ménage et s’occuper des enfants, soit un niveau plus élevé que la moyenne de 131 minutes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. Toutefois, ce temps est bien plus court que les 294 minutes que les femmes néo-zélandaises consacrent, en moyenne, chaque jour aux tâches domestiques.

Un autre aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. En moyenne, les néo-zélandais travaillent 1758 heures par an, soit légèrement plus que la durée de travail moyenne dans l’OCDE, de 1 749 heures. Le pourcentage de salariés travaillant plus de 50 heures par semaine n’est pas très élevé dans les pays de l’OCDE. Mais en Nouvelle-Zélande, près de 13 % des salariés travaillent de très longues heures, soit un taux nettement plus élevé que celui de 9 % observé dans l’OCDE. Globalement, les hommes consacrent plus de temps à un travail rémunéré : en Nouvelle-Zélande, le pourcentage de salariés travaillant de très longues heures atteint 20 % chez les hommes, contre 7 % chez les femmes.

En outre, plus une personne travaille, moins elle consacre de temps à d’autres activités, qu’il s’agisse de loisirs ou de temps pour soi. La quantité et la qualité du temps consacré aux loisirs constituent des facteurs importants du bien-être général d’un individu et peuvent procurer des bénéfices supplémentaires en termes de santé physique et mentale. En Nouvelle-Zélande, la durée moyenne consacrée à prendre soin de soi (manger, dormir, etc.) et à ses loisirs (voir des amis ou de la famille, passe-temps favoris, jeux, ordinateur, télévision, etc.) représente 65 % de la journée, soit 14.9 heures et légèrement plus que la moyenne de l’OCDE, de 14.8 heures. Le fait de consacrer moins d’heures à une activité rémunérée ne signifie pas nécessairement pour les femmes qu’elles ont plus de loisirs. En Nouvelle-Zélande, les hommes comme les femmes consacrent approximativement 15 heures par jour à prendre soin d’eux et à leurs loisirs.

Des politiques meilleures pour une vie meilleure

Un taux de fécondité et un taux d’emploi des femmes élevés, mais des difficultés pour les parents isolés 

La Nouvelle-Zélande connaît une hausse constante du taux d’emploi des femmes, qui s’établit actuellement à 67 %, bien au dessus de la moyenne de l’OCDE de 57 %. La progression de l’emploi féminin s’accompagne également d’une augmentation des salaires, d’où un écart salarial entre hommes et femmes de 8 %, au troisième rang des écarts les plus faibles dans les pays membres et qui correspond à la moitié de l’écart moyen dans l’OCDE. Le taux de fécondité augmente aussi depuis dix ans et dépasse désormais largement la moyenne de l’OCDE de 1,74 enfant par femme. Les niveaux élevés du taux de fécondité et du taux d’emploi féminin donnent à penser qu’en Nouvelle-Zélande, les parents arrivent dans l’ensemble à concilier carrière et vie de famille. Cependant, les Maori et les groupes ethniques du Pacifique enregistrent des taux de fécondité élevés et des taux d’emploi des femmes bien plus bas.

Bien que les dépenses globales par enfant aient diminué entre 2003 et 2007, une hausse bienvenue des dépenses destinées aux jeunes enfants et aux services de garde est intervenue. Cette augmentation des dépenses pour les enfants âgés de 0 à 5 ans a été l’une des plus importantes de la zone OCDE.

Dans l’ensemble, les résultats des enfants en Nouvelle-Zélande sont contrastés : le taux de pauvreté des enfants, 12.2 %, est proche de la moyenne de l’OCDE (12.7 %), la mortalité infantile a reculé et la proportion d’enfants ayant un poids insuffisant à la naissance a également diminué. Les notes des élèves aux tests du PISA à l’écrit se placent au quatrième rang des pays membres, mais la part des enfants plus âgés qui sont déscolarisés et inactifs est plus élevée (9.3 %) que la moyenne de l’OCDE de 8.0 %.

Une série de mesures efficaces, notamment des pratiques flexibles en entreprise et des services d’accueil et d’éducation des jeunes enfants peu onéreux, aide les familles néo-zélandaises à concilier travail et vie privée. Les mères utilisent couramment le temps partiel lorsque leurs enfants sont en bas âge, avant de revenir à plein temps lorsqu’ils entrent à l’école.

Indicateurs

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